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Normandie

Itinéraires conseillés

La Seine-Maritime

Rouen

  • La cathédrale, dont la façade fut peinte par Monet
  • Le musée des Beaux Arts, surtout la section des impressionnistes
  • Le Gros-Horloge, l'architecture médiévale, les maisons à colombages et les ruelles étroites de la vieille ville
  • L'abbaye de Jumièges

Le Havre

  • Le musée Mairaux (musée des Beaux-Arts). À noter : la série d'esquisses peintes d'Eugène Boudin, la collection des peintres impressionnistes et fauves de la donation Senn-Foulds et la section consacrée à Raoul Dufy
  • La Maison de l'Armateur, l'un des rares témoins du Havre du XVIIIe siècle

Dieppe

  • L'église Saint-Jacques et le mur du Trésor
  • Le château-musée et le musée des Ivoires
  • Le Château de Miromesnil, à Tourville-sur-Arques

L'Eure

  • La fondation Claude-Monet à Giverny

Les Andelys

  • Le Château-Gaillard
  • Les villages de Lyons-la-Forêt, Lisors, Bernay et Cormeilles
  • Le musée d'Évreux

Le pays d'Ouche

  • Le château de Beaumesnil
  • L'abbaye et les maisons à colombages au Bec-Hellouin

Le Calvados

Caen

  • Le Mémorial de Caen
  • Le musée des Beaux-Arts
  • L'abbaye aux hommes, édifiée à la mémoire de Guillaume le Conquérant
  • L'abbaye aux Dames, édifiée à la mémoire de son épouse, la Reine Mathilde
  • Le château de Crèvecoeur-en-Auge

Deauville et Trouville

  • Les palaces Royal-Barrière et Normandy Barrière
  • La villa Strassburger, en style alsaco-normand
  • Le pittoresque port de Trouville

Honfleur

  • Le musée Eugène-Boudin et à côté, l'église Sainte-Catherine.
  • Les maisons Satie, consacré au musicien Erik Satie

Bayeux

  • La tapisserie de Bayeux ou la fameuse « "Tapisserie de la reine Mathilde », représentant la conquête de l'Angleterre par les normands

La Manche

  • Le Mont-Saint-Michel
  • La fonderie des cloches Cornille-Harvard à Villedieu-les-Poêles

Granville

  • Le jardin Christian-Dior

L'Orne

  • Le château de Carrouges
  • Les parc naturels régionaux, le parc Normandie-Maine et le parc du Perche
  • La route du Camembert

Causes et effets d’une guerre

Comment commencer un circuit sur les plages du Débarquement sans passer d’abord par Caen ? Le Mémorial de Caen s’est imposé comme le passage obligé du souvenir et de l’histoire de 1918 à nos jours. Ce musée pour la paix, inauguré en 1988, est conçu comme un centre culturel, un forum d’échanges, une banque de données et un monument dédié à une seule et unique question " Comment empêcher les guerres ? ". Sobriété, clarté du propos, intelligence de la mise en scène, sélection rigoureuse des documents font du mémorial un musée original et passionnant dont la visite s’avère extrêmement enrichissante avant d’aller voir in situ.

Il se visite en deux grandes parties : d’une part, tout ce qui se rapporte à la Seconde Guerre mondiale et, d’autre part, tout ce qui touche à l’après-guerre. Il se termine par l’évocation des nouvelles voies pour la paix.

Des plages historiques

Puis il faut partir sur le terrain, sur les plages du Débarquement de la côte de Nacre. Une côte qui porte bien son nom : des étendues de sable clair dont tout le monde connaît les images, ponctuées de-ci, de-là, par d’impressionnantes falaises de craie. Des plages de rêve, dans un décor sauvage que l’occupant tenta de noyer sous le béton. Ces plages furent le théâtre de combats sans merci pour la libération de l’Europe, de moments d’héroïsme dignes des récits médiévaux, comme la prise de la pointe du Hoc, d'exploits techniques incroyables, comme la construction du port artificiel d’Arromanches et de moments de vie inoubliables pour les populations normandes apportant le champagne aux libérateurs.

Les plages immenses de la côte de Nacre, plus de 60 ans après, ont conservé leurs cicatrices : cratères de bombes, blocs de béton armé, abris souterrains. Quelques canons sont encore là comme les chars qu’on a sortis de l’eau. Mais le plus parlant, ce sont, bien sûr, ces dizaines de milliers de tombes des victimes des deux camps que l’on contemple dans les différents cimetières et qui nous rappellent l’essentiel : des êtres humains, ni plus ni moins innocents que d’autres, ont perdu la vie ici même, parce qu’une poignée d’illuminés avait décidé de conquérir le monde. À Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword, vous allez parcourir l’Histoire.

Des dents de dinosaure

À Bénouville, on découvre Pegasus Bridge, un des ponts mythiques du 6 juin avec le fameux Café Gondrée, qui fut la première maison libérée ce jour-là. Un endroit mythique qui connaît une sacrée ambiance à chaque anniversaire du D-Day. À Ouistreham, une visite au musée du Mur de l’Atlantique s’impose, dans une impressionnante tour-blockhaus sur cinq niveaux. On découvre quelques-uns des pièges raffinés que Rommel avait mis en place pour empêcher le Débarquement : les "dents de dinosaure" pour stopper les tanks ou les "asperges de Rommel" qui dissuadaient les planeurs de se poser sur les plages.

Omaha Beach

Sur ce parcours, dormir à Bayeux à l’hôtel d’Argouges est bien agréable : 21, rue Saint-Patrice. Tél. : 02-31-92-88-86. Un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle en plein centre-ville et le petit-déjeuner dans le jardin fait partie de ces petits plaisirs qu’on ne se refuse pas. Vous pourrez ainsi profiter pleinement de la plus grande BD du monde. La fameuse tapisserie de la reine Mathilde, longue de 70 m et haute de 50 m, est une incroyable fresque relatant la conquête de l’Angleterre par Guillaume de Normandie. Sur les lieux d’Omaha Beach où les Américains connurent les pires conditions de débarquement, attendez-vous à un choc lorsque vous pénètrerez dans le cimetière de Colleville-sur-Mer. Le plus grand, le plus émouvant et le plus connu des cimetières du Débarquement : une vaste étendue de 70 ha, achevée en 1956 et où reposent près de 10 000 soldats américains. Impressionnant et savez-vous d’ailleurs que vous êtes en territoire américain sur le sol français ?

Un cimetière allemand

La pointe du Hoc est aussi un des lieux mythiques du Débarquement. Imaginez une falaise abrupte, atteignant 35 m de hauteur, constamment battue par les vents. Les Allemands y avaient construit une batterie de canons. Les Rangers mirent plus de deux jours pour parvenir à déloger les soldats ennemis et sur les 225 soldats qui débarquèrent, il n’en resta que 90 valides. Un inutile morceau de gloire, car la batterie était vide, toutes les pièces de l’artillerie avaient été déménagées ailleurs à l’insu des courageux Rangers.

Difficile de ne pas finir par le cimetière militaire allemand de la Cambe. Près de 21 300 soldats allemands reposent ici sous des croisillons de basalte. Et ce lieu rappelle que même si les Allemands étaient les ennemis, ils n’étaient pas tous d’abjects nazis, mais des citoyens combattant pour leur pays sans pour autant être toujours en accord avec ses choix politiques, et qu’il s’agit, à cet égard, d’entretenir la mémoire de combattants, alliés ou ennemis.

Petit bonus, si vous voulez manger sympa, allez donc à Port-en-Bessin. Le Bistrot d’à côté : 12, rue Lefournier. Tél. : 02-31-51-79-12. Derrière la façade bleue, se cache une bien belle maison, où on déguste la cuisine d’un chef qui joue dans un registre très marin, plein de saveurs iodées. Fermé les mardis et mercredis hors vacances scolaires.





 



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