Activités et loisirs Nord-Pas-de-Calais

Colombophilie et animaux à plumes

Aujourd’hui, l’élevage du pigeon est surtout affaire de personnes à la retraite : les coulonneux. Mais on parlera peu chez eux d’architecture colombière, le pigeonnier étant le plus souvent un appentis ou une dépendance modeste, aménagé avec tendresse au fond du jardin.
En revanche, par le passé, il y avait toute une architecture du pigeonnier. Avec d’abord, les pigeonniers militaires à portée de fusil des casernes (on touche à l’origine des régiments de transmissions). Les militaires s’étaient vite aperçus que les pigeons volaient plus vite et plus haut que les facteurs.

Mais les plus beaux pigeonniers sont des pigeonniers civils et datent du temps de la Révolution. De cette période existent encore, çà et là, des pigeonniers monumentaux (œuvres d’art reconnues), aujourd’hui peu souvent utilisés à leurs fins premières et qui attendent souvent leurs fins dernières, squattés par des pigeons sédentaires qui ont voyagé à peu près aussi loin que ceux de la place du Châtelet, à Paris.
Le Tout le monde aime les pigeons dans la région, sauf peut-être ceux qui cultivent des petits pois et qui voient là un prédateur redoutable de la légumineuse.

Un concours de pigeons voyageurs, jeu fort pacifique, apparu ici au lendemain de la guerre de 1870, rapporté des batailles par les mineurs et les ouvriers du textile qui avaient participé aux combats. Dérives ludiques, donc, d’un fondamental besoin militaire : la communication. Les pigeons sont élevés, sélectionnés et préparés à la course. On lâche les oiseaux depuis loin, jusqu'à 800 ou 1 000 km. Le premier pigeon arrivé (constaté) à la maison gagne le prix, parfois important.

On citera en passant le concours de pinsons. C'est à celui qui alignera dans le moins de temps le plus de trilles (émission sonore résultant d’un battement rapide de deux notes voisines).
Pour la petite histoire, les pinsons sont souvent rendus aveugles, car on dit que ce n’est que privés de la vue qu’ils accrochent les plus belles tonalités.

Les jeux de lancer

- Le jeu de bouchons : il s’agit d’abattre des bouchons (aujourd’hui en bois) avec des palets de métal. Grande adresse requise. Essayez de tirer à la pétanque avec des boules plates. Une variante consiste à mettre des pièces de monnaie sur le bouchon. Le plus adroit empoche la cagnotte.

- La bourle : de grosses « boules » de bois aplaties, qui ressemblent un peu à des roues et qu'on lance sur une piste incurvée. C'est un peu comme la pétanque, en moins simple.

- Le jeu de javelot : c'est le jeu de fléchettes en plus grand. Le javelot est l’ancien dard en acier des armées antiques. Il mesure 30 cm et pèse plusieurs centaines de grammes. La cible est le billon, fait de bois et de paille, qu’il faut toucher au centre. Pour corser le tout, on y ajoute parfois des oiseaux de bois, gros comme des pouces, qu’il faut faire tomber.

- Le jeu de billon :  il s'agit de balancer un rond de bois de 4 kg et de 1 à 9 m, le plus près possible du but, en l'occurrence un poteau. Le spectateur évitera de traverser entre le discobole et le totem.

- Parmi les jeux de lancer, on citera encore la crosse (ancêtre du golf) et les quilles (ancêtres du bowling).
Petite astuce : soyez bien attentif lorsque vous entrez dans un estaminet. Les vieux jeux en bois reviennent à la mode, il en traîne toujours un dans un coin, vraie bonne solution pour occuper les petits (et les plus grands) entre deux plats !

Les jeux de tir

Quatre mille personnes continuent de tirer régulièrement à l’arc et à l’arbalète à travers toute la région. La tradition remonte aux temps où, pour avoir des troupes aguerries face aux archers anglais, les seuls jeux autorisés le dimanche étaient ceux de guerre. Jouer aux dés ou aux cartes était puni d’amende.

- Le tir à la perche : en haut de la perche se trouve le papegai, du nom d’un petit oiseau gros comme un roitelet. Le meilleur archer est sacré « roy » pour une année, une coutume qui remonte au Moyen Âge.

- Le tir à l’arbalète : pratique encore plus ancienne que le tir à la perche. À voir absolument, pour la beauté des instruments et l’adresse exceptionnelle des tireurs. Ils vous feraient bouler un lièvre à la course.

Les combats de coqs

À l’origine, on trouve souvent deux réalités qui ont marqué le pays : la guerre et la solidarité.
D’abord la guerre. Le combat de coqs en est tout le symbole, celui de l’embryon archaïque de la guerre : le duel avec témoins prenant fait et cause, et règles établies. Une première loi les interdit tout à fait en 1963, votée sur le projet proposé par un certain M. Lecocq, député-maire de Tourcoing. Ça ne s’invente pas !
Mais la fédération des coqueleux se bat bec et ongles et obtient, par une loi de 1964, des dérogations pour les localités où cette pratique était coutumière.

Aujourd’hui, si les préfets ont le pouvoir de les interdire, les municipalités sont impuissantes lorsque les combats se tiennent dans des endroits privés. Seuls les paris d’argent sont répréhensibles. Ainsi, on peut encore voir l'organisateur d'un combat de coqs monter un gallodrome, ring aux proportions des guerriers emplumés.
Les ergots (lames) attachés à l'une de leurs pattes sont souvent remplacés par des dards d'acier. L'affaire commence, ne se terminant que  par la mort de l'un des protagonistes.

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