Routes
Le réseau est assez bien développé, hormis dans la région saharienne.
Routes goudronnées
Pour les routes goudronnées, le goudron est dans l'ensemble assez correct, même si sur certains tronçons, il n'est pas au mieux de sa forme. Les 80 km entre Kouré et Dosso ainsi que les 110 km entre Birni-N'Konni et Maradi sont sûrement les pires.
- Niamey-Dosso-Birni-N'Konni-Tahoua-Agadez-Arlit (1 175 km).
- Niamey-Tillabery - Ayorou.
- Niamey-frontière béninoise (236 km jusqu'à Gaya).
- Niamey-frontière burkinabè.
- Niamey-Birni-N'Konni - Maradi - Zinder - Diffa - N'Guigmi (1 490 km).
- Niamey-Say.
- Niamey-Baleyara-Filingué.
La route reliant Agadez à Zinder est goudronnée aux deux tiers et, sur
la partie centrale, la piste de sable est épuisante. Peu d'habitants,
végétation et paysages assez monotones. Le 4x4 est obligatoire ; si
vous n'en possédez pas, il vous faudra passer par Tahoua, Birni-N'Konni
et Maradi.
Pistes
Tous les autres axes de circulation sont des pistes. On en trouve 3 sortes.
- Les pistes stabilisées en latérite, utilisables parfois par les voitures de tourisme (se renseigner auprès des autorités ou des taxis-brousse).
- Les pistes permanentes, balisées ou non, sont en général bien tracées par la circulation et nécessitent un véhicule 4x4.
- Les pistes à traticabilité aléatoire, pas toujours bien tracées, exigent un bon 4x4 et un guide pour la partie saharienne.
Dans le reste du pays, si l'on part sans guide, il est conseillé de confirmer dès que possible sa direction.
Quelques conseils
- Ne jamais conduire la nuit, sauf en cas de force majeure.
- Quand vous croisez un véhicule, mettez votre clignotant du côté gauche pour signaler votre présence.
- Quand vous doublez un taxi-brousse à l'arrêt, faites attentiion aux nombreux passagers qui en descendent de manière parfois surprenante.
- Quand vous voyez un troupeau ou un animal au bord de la route, klaxonnez assez tôt, afin de ne pas vous faire surprendre par la direction choisie de l'animal.
- Attention : pour accéder à une piste au Niger, en zone désertique,
il est obligatoire d'avoir un guide. Il est d'ailleurs conseillé
de « réserver » son guide à l'avance. Prendre beaucoup de précautions en choisissant
un guide. Exiger de le voir avant de partir, se mettre d'accord sur les conditions
de voyage et le trajet exact.
- En voiture, les contrôles de police sont beaucoup moins
nombreux qu'il y a quelques années. La règle : être patient.
- Ne jamais négliger ses provisions d'eau, car on
peut parfois faire plus de 100 km sans rencontrer un point d'eau !
L'autocar
La Société nationale de transports nigériens (SNTN) est située
à Niamey sur la corniche Yantala (à droite devant le palais des congrès en descendant
l'avenue François-Mitterrand). Elle propose quelques lignes d'autocars desservant les grands axes du pays.
Il est recommandé de réserver plusieurs jours à l'avance. L'enregistrement
des bagages se fait en général dans la demi-journée précédant
le départ ou très tôt le matin pour les départs dans
la matinée du lundi.
Attention, les bus partent réellement à
l'heure ! Il est impératif de se présenter assez tôt pour
ne pas rater le départ.
Il existe d'autres compagnies moins connues (Aïr Transport, El Hadji Garba Maissage...) qui ont des dessertes plus limitées. Même si leurs bus sont un peu moins ponctuels et pas toujours aussi confortables, elles restent une très bonne solution.
Voici les principales lignes intérieures :
- Niamey-Agadez-Arlit et Arlit-Agadez-Niamey : tous les jours. Passe
par Dosso, Dogondoutchi, Birni-N'Konni et Tahoua.
- Niamey-Zinder et Zinder-Niamey : tous les jours, avec plusieurs compagnies. Passe par Dosso, Dogondoutchi, Birni-N'Konni et Maradi.
- Niamey-Maradati : tous les jours.
- Zinder-N'Guigmi : le lundi matin.
- N'Guigmi-Zinder : le mercredi.
Le taxi-brousse
En général moins rapide que le bus, il constitue le principal moyen de communication. Les ancestrales
camionnettes Peugeot 404 et 504 ont été remplacées par des minibus de marque japonaise, un peu plus confortables, mais toujours aussi bondés.
Sur certaines longues distances, ce sont des berlines break qui assurent les liaisons ; elles sont un peu plus rapides et un peu plus chères. Dans les zones où la piste est difficile, vous trouverez des 4x4 pick-up. La fréquence est fonction de la demande et du chargement ; ils ne partent que quand ils sont pleins. Il est donc bien plus facile de se déplacer les jours de marché.
Le camion
C'est le seul moyen de transport sur certains parcours. On voyage sur les
marchandises. Particulièrement éprouvant quand 50 personnes d'y entassent. Quant à la vitesse, compter une moyenne horaire assez faible, avec des pointes à 60 km/h.
L'avion
Les aéroports de Niamey et d'Agadez accueillent les vols internationaux.
- Air France avec un vol hebdomadaire direct depuis Paris.
- Royal Air Maroc qui assure une liaison par semaine depuis Casablanca, avec
possibilité de connexion sur l'Europe.
- Air Algérie offre 2 vols hebdomadaires, l'un sur Niamey, l'autre
sur Agadez. Dans les 2 cas, obligation de passer une nuit en territoire algérien
si vous continuez sur l'Europe.
- En saison, Point-Afrique relie Paris à Niamey et Agadez, avec escale à Marseille.
- Vers les capitales africaines voisines comme Ouagadougou, compter
une liaison hebdomadaire avec Niamey, le plus souvent par Air Burkina
et Air Sénégal International.
Il n'y a pas de service permanent
de vols intérieurs, il vous faudra affréter un avion. Vous pouvez
vous renseigner à Niamey auprès de Nigeravia.