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Santé et sécurité Niger

Vaccinations

Les vaccinations conseillées en France

- Tétanos, poliomyélite, diphtérie, BCG, ROR, coqueluche, Haemophilus b.
Les trois premières, conseillées chez l'adulte, deviennent extrêmement souhaitables lorsque l'on voyage, et le rappel est une priorité avant le départ.
- Méningite à Haemophilus influenzae b, ROR, coqueluche : tous les enfants de moins de 3 ans voyageant en Afrique doivent impérativement être vaccinés contre ces maladies.

La fièvre jaune

La vaccination contre la fièvre jaune, maladie mortelle que l’on attrape sans s’en apercevoir, transmise par les moustiques, est un passage obligatoire avant de partir en Afrique intertropicale. Avec la vaccination contre la fièvre jaune, on ne discute pas. Elle est indispensable dès l’âge de 6 ou 9 mois, même lorsqu’elle n’est pas administrativement exigée. Elle protège à 100 % pendant au moins 10 ans.
Bien noter les poins suivants.
- Cette vaccination ne peut se faire que dans les centres de vaccination habilités (il y en a plus d’une centaine en France).
- La protection est conférée seulement 10 jours après l'injection (sauf en cas de rappel : protection immédiate). Il est donc nécessaire de s’y prendre à l’avance.

Le choléra

La prévention du choléra repose avant tout sur les précautions alimentaires. Mais pour ses séjours en zones épidémiques, le ministère de la Santé recommande d’adjoindre le vaccin Dukoral, disponible en France depuis 2005 (s’y prendre plus de 15 jours à l’avance). À noter en 2005-2006 une gigantesque épidémie de choléra en Afrique de l’Ouest, le Sénégal en étant l’épicentre.

La typhoïde

Vaccin très bien toléré (Typhim Vi), qui n’a rien à voir avec son ancêtre TAB. À faire chez l’adulte et l’enfant de plus de deux ans. Protection de 3 ans au moins dès le 15e jour après l’injection. On ne peut que trop le recommander aux voyageurs se rendant en Afrique Noire.
À signaler, la sortie d’un vaccin combiné hépatite A + typhoïde dans une seule seringue (Tyavax).

L'hépatite A

Cette maladie fréquente, dite « alimentaire » ou « des mains sales », n'est généralement pas grave. Elle peut cependant être très gênante. Il vous en coûtera environ 33 € pour le vaccin. Une injection protège 2 ou 3 semaines plus tard. La protection sera de plus de 10 ans.

L'hépatite B

L'hépatite B est une maladie de la « promiscuité ». Elle peut aboutir à la cirrhose ou au cancer du foie. Dès que l'on doit approcher des gens de près, mieux vaut être protégé. D'autant que la vaccination est totalement anodine.
Attention : les 2 premières injections, assurant une protection maximum, se font sur un mois plein (ensuite, rappel tous les 6 à 12 mois, permettant sans doute une immunité à vie). Encore une bonne raison pour préparer son voyage bien à l'avance.

La méningite à méningocoque

La vaccination n’est vraiment recommandée qu’aux enfants, adolescents et jeunes adultes si la méningite sévit régulièrement de manière épidémique, en particulier en saison sèche. Pour l'adulte de moins de 30-35 ans, recommandable en zone d'endémie à certains moments de l'année. Il s'agit d'une vaccination de toute façon sans aucun risque ni effet secondaire, et facilement associable à toutes les autres. Durée de protection : 3 ans.

La rage

La rage est omniprésente dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest. C'est pourquoi il est fortement recommandé de se faire vacciner de manière préventive à :
- toute personne qui sera en contact avec des animaux de manière obligatoire (vétérinaires, biologistes, écologistes, agronomes...), ainsi que tout animal domestique ;
- tout voyageur qui, une fois contaminé, ne pourra atteindre en 48 h un centre apte à le traiter avec des sérums et vaccins de qualité internationale dans les heures qui suivent. Avis aux routards, trekkers, aventuriers, fanatiques de la nature, coopérants... et surtout à leurs enfants.

En conclusion

Il faut s'y prendre suffisamment tôt ! Les vaccins ne se faisant pas tous en une seule fois, il est conseillé d'effectuer une consultation de voyage au moins 4 semaines avant le départ.

Avant de partir

Consultations de voyages tropicaux

Il est fortement conseillé d'aller voir un médecin. Des consultations de voyage se tiennent à votre disposition dans de nombreux hôpitaux : en général, il y a au moins un service de maladies infectieuses et tropicales dans chaque CHU.

Ne pas oublier…

- D’aller chez le dentiste. Attention aux dents creuses ou mal obturées.
- Votre carnet international de vaccinations (surtout pour la fièvre jaune).
- Les coordonnées de votre médecin ou du centre de médecine tropicale que vous avez consulté avant le départ.
- De souscrire à une compagnie d'assistance internationale. Aujourd’hui, les tarifs sont modérés, et si vous tombez malade ou que vous êtes hospitalisé à l’étranger, vous serez bien content qu’on s’occupe de vous mettre dans le premier avion… et qu’on vous paie le billet.

Ce qu'il faut prévoir

- De quoi faire face aux petits bobos (pince à épiler, compresses, sparadrap, antiseptique cutané...).
- Des seringues et des aiguilles.
- Une crème de protection solaire indice maximum et une crème de protection des lèvres.
- Des chaussures de marche fermées.
- Un désinfectant des eaux de boisson (Hydroclonazone, Micropur® DCCNa). Laissez agire 1 h avant consommation.
- Répulsif anti-moustiques (type Repel Insect).
- Une moustiquaire imprégnée d'insecticide.

Dans votre trousse à pharmacie, munissez-vous de :
- vos médicaments contre le paludisme ;
- vos médicaments contre les diarrhées banales ;
- un ralentisseur intestinal (type Imodium®), ou, mieux, un antisécrétoire (Tiorfan®) ;
- un désinfectant intestinal (type Ercéfuryl®) ;
- un antibiotique à large spectre (type Ciflox® ou Oflocet®) ;
- un pansement gastrique (type Smecta®) ;
- un anti-vomitif (type Primpéran®) ;
- un antispasmodique (type Spasfon Lyoc®) ;
- un antiallergique (type Aerius®) ;
- un antibiotique actif sur diverses infections, en particulier intestinales (type Oflocet®).

Une fois sur place, comment éviter d'être malade ?

Attention : aucune personne n'est à l'abri d'un problème sanitaire. Il va falloir avoir du bon sens, faire ce qu'il faut en se gardant de trop en faire. Nous ne retiendrons donc que ce qui est à la fois souhaitable et possible.

Le paludisme (la malaria)

Le paludisme est la première maladie parasitaire mondiale : sans doute environ 2 millions de morts par an, dont la majeure partie en Afrique. Il est présent à travers toute l'Afrique Noire, et d'autant plus qu'il fait chaud, humide, et que les populations sont pauvres.
Actuellement, il n'existe aucun médicament capable de conférer une protection absolue contre le paludisme. C'est pourquoi il importe tout d'abord de diminuer le risque de contracter le parasite en diminuant le nombre de piqûres de moustiques (moustiquaire, répulsifs anti-moustiques, et vêtements recouvrant un maximum le corps).

Utiliser les médicaments antipaludiques à bon escient

Souvent les voyageurs (et leur médecin) pêchent par excès, faute d'une connaissance précise de la répartition du paludisme. Après s'être précisément renseigné et être certain que l'on sera exposé au risque, il y a actuellement le choix entre plusieurs schémas préventifs.
- Association Nivaquine-Paludrine : à commencer la veille du départ, pendant toute la durée du séjour et les 4 semaines qui suivent le retour. Depuis juin 1996, cette association est disponible sous la forme d'un seul comprimé de Savarine : plus simple, plus facile à prendre.
- Lariam : nombreuses contre-indications et limitations d’emploi ; attention, effets secondaires fréquents.
- Depuis 2001, il existe un nouveau médicament, la Malarone. Inconvénient : le prix est totalement libre et parfois très élevé. Avantage : il suffit de poursuivre le traitement pendant seulement 7 jours après le retour.
- L’armée française, et de plus en plus de civils, utilisent la Doxycycline, antibiotique très efficace contre le paludisme. Prendre un comprimé la veille du départ, pendant toute la durée du séjour et durant les 4 semaines suivant le retour. Très bon marché.
- Il existe enfin un autre médicament, l'Halfan, qui s'utilise différemment : on le garde avec soi et on ne le prend que pour traiter en urgence un accès palustre certain ou supposé (fièvre). Attention ! Avant de le prescrire, le médecin doit s’assurer que le voyageur est indemne de certains troubles cardiaques très précis ; l’Halfan est interdit si l’on a pris du Lariam au cours du dernier mois ; l'autotraitement ne doit être effectué que lorsqu'il s'avère impossible de consulter rapidement (24 h) un médecin ; en aucun cas le traitement ne sera effectué pendant la première semaine passé en zone palustre car, avant 7 jours, il ne peut s’agit d’un paludisme ; l’autotraitement est également interdit au retour dans son pays.

L'alimentation

- Les crudités posent un réel problème, pouvant être souillées par ce que nous appellerons pudiquement « l'engrais humain ». On peut donc attraper avec elles toutes les maladies de l'eau souillée. Soit on prépare soi-même la salade, en la lavant bien avec une eau propre ; soit on cuit le légume ou le fruit.
- Les viandes ne posent pas trop de problème. Il suffit de s'assurer qu'elles ne sont pas trop faisandées et surtout qu’elles sont bien cuites. L'idéal est un ragoût. Sur le plan sanitaire, c’est le mouton qui pose le moins de problème, et le porc qui en pose le plus.
- Pas de problème non plus pour les poissons de mer et d'eau douce, lorsqu’ils sont frais bien entendu.
- Les produits laitiers peuvent comporter un risque. Quel dommage de s'abstenir d'une calebasse de lait d'une vache sahélienne : c'est délicieux ! On peut en effet attraper tout un tas de méchantes maladies avec le lait. Mais on en trouve pasteurisé dans les supérettes des villes importantes. Même remarque pour les glaces, sauf si l’on est sûr qu’elles proviennent d’une industrie bien contrôlée.
- Un point qui est peut-être le plus important : avant toute manipulation d’aliment, SE LAVER LES MAINS au savon de Marseille, se couper les ongles court.
- Enfin, quoi qu’il en soit, n’écoutez pas les voyageurs du dimanche qui, craignant l’alimentation locale, commencent à ingurgiter des antiseptiques intestinaux dès leur descente de l’avion. Ceux-là ne tarderont pas à être malades. La prise de ces médicaments à titre préventif ne fait que fragiliser la flore intestinale naturelle qui, affaiblie, laisse le champ libre aux bactéries pathogènes.

Les boissons

- Essayez de consommer des boissons « industrielles » : eaux dites de source, limonades, boissons aux fruits ou au cola. Veillez à ce que ces eaux vous arrivent non décapsulées.
- Thé et café : pas de problème.
- Ne pas hésiter à faire faire des orgies de fruits frais pressés devant vous (oranges, citrons, limes...).
- Enfin, si vous êtes coincé en brousse, prenez l'eau que vous trouvez, mais ne la buvez qu'après action du comprimé antiseptique, environ 2 h (Hydroclonazone, Micropur® DCCNa ). Vous pouvez aussi la porter à ébullition ou la filtrer vous-même avec les filtres microbiens portables adéquats (type Katadyn).
- Ne pas oublier que, si une boisson peut être stérile, le verre ne l'est pas : rincez-le ! Pensez aussi aux glaçons, qui ne sont sûrement pas faits avec une eau stérilisée.
- Quoi qu'il en soit, il faut boire beaucoup, plusieurs litres par jour, sinon il y a risque de déshydratation et de colique néphrétique. S'il fait vraiment très chaud et très sec (désert), sur-salez votre alimentation, ou, au besoin, avalez régulièrement quelques pilules de sel.
- Consommer de l'eau en bouteille capsulée.

Hygiène générale

- Pas trop de douches (pas plus de deux par jour).
- Lavage des mains et des pieds : aussi souvent qu'on veut.
- Les pieds : s'ils doivent être protégés par des chaussures fermées, celles-ci ne doivent être faites d'aucun matériau synthétique (risques de mycose). Même remarque pour les chaussettes.

Les baignades

- Pas de baignade en eau douce stagnante : risque de bilharziose et autres parasitoses. En revanche, on peut se baigner au milieu d'un fleuve à grand débit car les parasites et leurs vecteurs ne prolifèrent qu'en eau calme. Au pire, pas de panique : dès la sortie, s’essuyer vigoureusement et surtout ne pas se laisser sécher. Et aujourd'hui, la bilharziose se soigne très bien.
- En mer, il n'y a quasiment pas de risque infectieux.

Les animaux

Les contacts avec tous les animaux sont à éviter, aussi sympathiques puissent-ils paraître. Qu'il s'agisse des chiens, des singes, des oiseaux ou de tout autre animal, longue est la liste des maladies qu'ils peuvent transmettre à l'homme. On portera une attention toute particulière aux enfants, naturellement attirés par les animaux.

La sexualité

On respecte les règles : contre le paludisme, la moustiquaire ; contre le sida, les préservatifs.

À ce propos, rappelons quelques notions importantes.

Le virus du sida (VIH) se transmet :
- par les relations sexuelles, et d'autant plus lorsque le nombre de partenaires est élevé ;
- par tout ce qui concerne le sang. Il faut refuser toute piqûre effectuée avec un matériel dont la stérilité n'est pas parfaitement établie (d’où l’intérêt d’avoir dans sa trousse ses propres seringues et aiguilles). Attention aussi aux tatoueurs, perceurs d'oreilles, barbiers...

Une fois revenu en Europe

N'oubliez pas de signaler au médecin que vous consultez de quel pays vous revenez : cela peut être vital. Continuez impérativement votre traitement contre le paludisme. Mais a priori, vous n'avez aucune raison d'aller consulter un médecin à votre retour.

Sécurité

Longtemps, les zones Nord et Est du pays (frontières avec l'Algérie, la Libye et le Tchad) ont été instables et interdites aux touristes individuels, notamment en raison des braquages de véhicules (surtout des coûteux 4x4). Le ministère des Affaires étrangères continue de déconseiller formellement les frontières du Niger avec l'Algérie et la Libye, ainsi que toute circulation au nord de Bilma, et même au nord d'Agadez.
Il déconseille par ailleurs la zone située à une latitude entre celle de Tahoua et celle d'Agadez, sauf en cas d'impératif professionnel.
Pour plus d'informations, consulter le site Internet du ministère des Affaires étrangères.

Les trajets nocturnes en dehors des agglomérations sont à éviter.
Des affrontements entre bandes armées et militaires nigériens, ainsi que des actions de coupeurs de route ont lieu épisodiquement dans la région du massif de l'Aïr.

Les voyageurs doivent systématiquement signaler leur itinéraire aux autorités locales ou au consulat de France à Niamey, et attendre leur autorisation, ou s'assurer que leur agence de voyage a déposé une feuille de route auprès de la direction du tourisme. En bref, il faut toujours se renseigner sur place avant le départ, et se faire enregistrer au consulat avant d'entreprendre toute « expédition » dans le pays.



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