L'anarchie la plus complète règne dans la circulation. Il n'existe pas de code de la route ! Piétons et 2-roues sont à la merci des chauffards, mot synonyme de chauffeurs au Népal. C'est la loi du plus fort, camions et bus notamment !
Il faut éviter absolument de rouler la nuit. Les véhicules sont en majorité dépourvus de signalisation (feux de stop, clignotants, quand ce ne sont pas tout simplement les phares !). De même, on évitera de trop circuler en période de mousson.
Une info qui peut avoir son importance : la loi népalaise exige du chauffeur qui a provoqué un accident d'indemniser sa victime. Si celle-ci est décédée, le montant est fixé à 57 500 Rps (autour de 515 €). Si elle n'est « que » blessée, sa prise en charge doit être assurée jusqu'à son rétablissement complet.
Le bus
Voyager en bus ne revient pas cher et permet de plonger dans le quotidien des Népalais. Pour les destinations touristiques, il existe des Tourist Bus, bien pratiques car plus rapides. Sinon, ce sont des bus locaux, et dans ce cas, mieux vaut ne pas être pressé : les arrêts sont fréquents et il n'est pas rare de devoir patienter un certain temps pour, par exemple, charger des sacs de riz ou des chèvres...
Choisir de préférence les bus des compagnies Green Line ou Sajha, dits Blue Buses, plus rapides et plus confortables (mais on ne peut pas mettre les bagages sur le toit). La durée du voyage est fonction des aléas de la route : crevaisons, surchauffe du moteur, inondations, éboulements... Éviter de voyager de nuit.
Location de voitures
Attention, on roule à gauche au Népal (enfin, en théorie !). En dehors de la vallée de Kathmandou, de nombreuses routes n'ont pas été asphaltées.
On peut louer des voitures privées avec chauffeur (compter environ 2 000 Rps la journée, soit 18 €) dans toutes les agences et auprès des hôtels de Kathmandu. Les prix à la demi-journée ou à la journée sont fixés par l'association Nata, reconnue par le gouvernement.
Dans la capitale, la voiture est fortement déconseillée, car coûteuse et exaspérante à cause des bouchons. Mieux vaut louer un taxi, en négociant un forfait à la journée, souvent très bon marché. Demander à ce que le compteur soit mis. Pas besoin de laisser un pourboire.
Fin 2008, une digue de la rivière Saptakhosi (au sud-ouest du Népal) a lâché, provoquant des inondations. À l'automne 2009, la circulation peut encore être sporadiement perturbée sur l'axe est-ouest du pays.
Le vélo
Il faut être très prudent. Même si de nombreux Népalais et résidents étrangers l'ont adopté depuis longtemps, le vélo est plutôt déconseillé dans Kathmandu et sur les grandes routes comme celles de Patan ou Bhaktapur. Et attention à la pollution qui envahit toute la vallée. Le port d'un masque est vivement conseillé.
La moto
La conduite de la moto est réservée uniquement à ceux qui savent la manier. Il faut sans arrêt anticiper et avoir les yeux à 360 degrés. Vous devrez être vigilant à tout ce qui bouge : enfants, animaux, etc. Le Népal n'est vraiment pas un pays pour faire de la vitesse.
Permis de conduire du pays d'origine quelquefois demandé, ainsi que passeport, billet d'avion ou recommandation de votre hôtel. Pas d'assurance ! On loue à l'heure ou à la journée. Port du casque obligatoire pour le conducteur seulement.