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![]() Culture MozambiquePeinture La peinture mozambicaine s’est largement inspirée de l’histoire mouvementée
du pays et a de fait contribué à l’émergence d’une identité nationale pendant
la période coloniale. Sculpture Les Makondes, peuple qui vit à l’extrême nord du pays, à la frontière entre
la Tanzanie et le Mozambique, se sont rendus mondialement célèbres par leurs
sculptures. Traditionnellement, la sculpture était liée au culte des ancêtres :
les Makondes fabriquaient des masques en bois, les Mapico, utilisés lors des
rites d’initiation masculines. Plus récemment, de jeunes sculpteurs ont renouvelé le genre en récupérant des armes de la guerre civile pour en faire des objets d’art. Beaucoup ont été exposés dans de nombreuses capitales mondiales. Musique Le Mozambique rime particulièrement bien avec musique. Elle est présente partout, et à tous les âges de la vie, accompagnant l’enfant sur le dos de sa mère, ou les morts lors des funérailles. Elle est traditionnellement une manière d’exprimer les sentiments ou d’accompagner les grands événements et se mêle aux danses ou aux chants. Les instruments de musique traditionnels sont les instruments à vent (comme
le chigovia, fabriqué à partir d’un fruit arrondi, ou le mpundu,
une trompette faite à partir de corne d’antilope), les instruments à corde (le
bendi, composé d’un tambour de bois creusé recouvert de peau d’animal,
ou le chipendane, composé d’un arc, d’un fil de fer et d’un archet),
les hochets (par exemple le chiquitsi, un hochet fait de roseaux) et
les xylophones (comme le makwilo, composé de deux troncs de bois sur
lesquels sont assemblées des tablettes). Danse Comme la musique, la danse est omniprésente au Mozambique et fait partie intégrante de la vie quotidienne. Et comme la plupart des arts, elle a longtemps servi à dénoncer le colonialisme, les chorégraphies se moquant à l’époque des comportements coloniaux. Aujourd’hui, de nombreuses compagnies se sont développées dans les grandes villes. Parmi les danses réputées dans le pays, le mapico, la danse traditionnelle des Makondes, s’effectue pendant les rites d’initiation. Le danseur qui porte le masque du mapico (le lipico), caché aux femmes jusqu’au jour de la cérémonie, se retrouve en état de transe au son des tam-tams. Littérature La littérature mozambicaine a, au début du XXe siècle, consacré
des thèmes nationalistes, sous la plume, notamment, des poètes Rui de Noronha
et Noemia de Sousa. Puis à partir des années 1950, José Craveirinha, né
à Maputo et considéré comme le père de la littérature mozambicaine, publie ses
premiers poèmes en portugais, appelant à la résistance et s’engageant aux côtés
du Frelimo, ce qui lui vaut d’être emprisonné de 1965 à 1969. Artiste
engagé, il a été, de 1982 à 1987, le premier président de l’Association
des écrivains mozambicains. Artisanat L’artisanat mozambicain se confond parfois avec l’art, notamment lorsqu’il s’agit des sculptures en bois makondes, que l’on trouve surtout à Maputo, Nampula et Pemba. Mais d’autres objets d’artisanat existent : dans le Sud, en particulier dans les provinces de Gaza et Maputo, on trouve ainsi les pshikelekedanas, des figurines, animaux stylisés (hippopotames, crocodiles, oiseaux, éléphants) ou petits ustensiles, taillés dans un bois léger au canif. Les batiks sont aussi répandus, comme les capulanas, ces tissus colorés que les femmes nouent autour de leur taille. À Pemba, les travaux d’orfèvrerie des artisans locaux, faits à partir de métal recueilli de pièces de monnaie sont exceptionnels. Les techniques utilisées sont transmises de génération en génération. |
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