Spécialités culinaires
Dans le Languedoc, les plats sentent bon la garrigue et les légumes rouges,
et les desserts ont la délicatesse des nuages.
Poissons
La cuisine locale à base notamment de poissons et de fruits de mer est très bien représentée dans - et surtout autour de - Montpellier. On retrouve sur tout le littoral la bourride, voire la bouillabaisse, et d'autres plats méditerranéens. Sans oublier quelques recettes spécifiques comme la tielle sétoise, certainement d'origine italienne.
On retrouve, autour du bassin de Thau et tout au long du littoral, beaucoup de recettes particulières, colorées, comme la macaronade, la rouille de sèche, de supions... Encornets et moules farcies sont un vrai régal. Aux beaux jours, on ne se lasse pas des brasucades, des grillades de poissons, des plateaux de fruits de mer.
Viandes et légumes
Le ragoût d'escoubilles (en occitan, les « restes ») se fait encore dans les vieilles familles et chez quelques restaurateurs et traiteurs. On rassemble les restes de saucisse, de viande et quelques carottes, une branche de céleri, quelques olives vertes et champignons secs, et on accompagne de ragoût de pommes de terre.
Le petit pâté de Pézenas ou de Béziers se sert plutôt à l'apéritif. C'est un petit cylindre de pâte fourré d'une préparation sucrée-salée à base de cédrat confit, de rognons d'agneau, à réchauffer légèrement et à accompagner d'un blanc sec.
Les cagarolettes sont des escargots de Pise. On les prépare avec une vinairette relevée et on les déguste autour d'un pastis.
L'oignon (ou la cèbe) de Lézignan se mange cru, avec des tomates ou d'autres crudités. On peut aussi le cuisiner farci.
Le pois chiche de Carlencas, plus petit que ses cousins, est dit plus tendre. On le prépare le plus souvent avec de l'ail pilé et une huile d'olive du pays. On mange ce plat le Vendredi saint avant la traditionnelle morue.
Le navet de Pardailhan est un navet très doux avec lequel on prépare des ragoûts d'accompagnement.
L'Hérault produit de l'huile d'olives et des olives dont une, plus spécifique : la lucque. Sa forme est oblongue, sa couleur d'un vert tendre.
Fromages
Le pélardon est l'un des plus courants et des plus typiques, si le producteur a reçu l'AOC, sinon on se contentera de fromageons de chèvre.
Douceurs sucrées
Pas vraiment de recettes typiques. Les plus classiques, pour lesquelles on a sauvegardé la tradition, sont les très anciennes oreillettes que l'on mange pour le Mardi gras. Testez aussi le blanc-manger, un entremets à base d'amandes et de lait. Pour la route, achetez quelques grisettes de Montpellier, des boules de réglisse, de miel et d'anéthol... fabriquées par Breguiboul.
Les vins proches de Montpellier
- AOC Coteaux du Languedoc - Grés de Montpellier : après
avoir réussi le pari de la qualité, les coteaux du Languedoc ont entrepris
la hiérarchisation de leur vignoble, selon un principe qui a fait ses preuves
dans à peu près toutes les grandes régions viticoles. À la base, les coteaux
du Languedoc, vaste dénominateur commun créé en 1985, comme auparavant,
le saint chinian ou les faugères classés en AOC depuis 1982.
Au sommet, les douze crus historiques de l'appellation, sorte de dénominations
« villages » vouées à devenir à terme, appellations communales (Saint-Georges,
Saint-Drézéry, Saint- Saturnin...).
Entre base et sommet, une nouveauté :
sept grands sous-ensembles climatiques, « Grés de Montpellier » est
une de ces zones sous-régionales, reconnue depuis mars 2003 au Journal Officiel.
La région définie pour les « Grés de Montpellier » correspond à une
zone climatique homogène s'étendant de l'est de la moyenne vallée de l'Hérault
(Saint-Pargoire, Causse d'Aumelas) au Vidourle, sa limite nord étant le pic
Saint-Loup, au climat différent. Ce secteur, qui englobe 43 communes (dont 22
de l'agglomération pour une superficie de 3 200 ha), est caractérisé
par un climat sous influence maritime, bénéficiant en particulier des vents
marins humides au mois d'août (qui favorisent un certain type de maturité), et
d'un bon ensoleillement.
Les types de sol sont des calcaires durs ou détritiques,
galets roulés marno-calcaires, à dominante calcaire. Le rendement de base des
vins rouges est fixé à 45 hectolitres à l'hectare, le titre d'alcool supérieur
à 12°. Trois cépages sont principalement utilisés : grenache,
mouvèdre et syrah.
Les « Grés » ne peuvent être livrés
à la consommation qu'après une durée d'élevage qui prend fin au plus tôt le 1er juin de l'année suivant celle de la récolte. Mise en place depuis
l'été 2003, une toute nouvelle « Route des Vignes et du Patrimoine
de Montpellier Agglomération » permet de découvrir cette nouvelle appellation.
Sols de galets et influence marine donnent des vins de caractère marqués par
des arômes épicés et grillés (rouges ou rosés).
- Cru Pic Saint-Loup : situé au nord de Montpellier, cette
nouvelle appellation reconnue depuis 1995 a hélas fait monter les prix
de 30 % (en regard de l'AOC Coteaux du Languedoc) qui restent pourtant
raisonnables (de 8 à 15 € à la propriété).
Merlot, syrah, cabernet
et cinsault donnent des vins rouges aux couleurs intenses, riches en
alcool, à la matière dense et tannique, avec au départ un nez puissant de garrigue
pouvant évoluer vers des fruits rouges et des épices. Larges et longs en bouche,
ils peuvent avoir une capacité de garde de l'ordre de 5 ans. Chardonnay,
sauvignon et viognier produisent des vins blancs de couleur lumineuse,
jaune pâle nuancé de vert, avec un nez fleurs blanches et une bouche délicate
et ample.
- Au pied des contreforts du Larzac, Montpeyroux (les évêques
de Montpellier avaient établi leur résidence d'été dans la région dès le XIVe siècle
et cultivaient déjà la vigne) et Saint-Saturnin, sur des terroirs
aux sols peu acides, produisent des rouges charpentés aux arômes de garrigue,
d'épices et de fruits cuits.
- Situé juste au-dessus de l'étang de Thau, le vignoble de Picpoul de
Pinet fournit un vin blanc fruité anisé qui se marie avec poissons et
coquillages, le cépage est du piquepoul à 100 %.