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Carte d’identité Monténégro

- Statut : république indépendante depuis le 3 juin 2006.
- Superficie : 13 812 km².
- Population : 661 000 habitants (estimation 2011).
- Densité : 45 hab./km².
- Capitale : Podgorica (ex-Titograd), est la capitale administrative et, de loin, la principale ville du pays. Cetinje, l’ancienne capitale du royaume, a partiellement retrouvé son statut culturel et politique depuis l’installation du nouveau président.
- Régime : démocratie parlementaire ; « démocratie sociale et écologique », selon les termes mêmes de la récente constitution.
- Chef de l’État : Filip Vujanović (élu en juin 2006, réélu en avril 2008). Il s’est fait le chantre du divorce « de velours » avec la Serbie.
- Président du gouvernement : Milo Đukanović (depuis février 2008).
- Monnaie : l’euro, adopté unilatéralement depuis 2002, sans accord formel avec l’Union européenne. Le pays ne fait donc pas partie de la zone euro, ni de l'Union européenne, et n’émet pas ses pièces.
- Ethnies : la principale composante ethnique est officiellement constituée par les Monténégrins (environ 43 %), suivis des Serbes (32 %) - la répartition entre les deux variant cependant largement selon les époques en fonction de l’attachement des uns à l’indépendance et des autres au fédéralisme. La minorité musulmane se définit principalement en trois catégories selon l’appartenance ethnique ou le degré d’islamisation : « Bosniaques » (8 %), Albanais (5 %) et « Musulmans » (4 %) proprement dits, qui refusent l’assimilation aux Bosniaques. Croates et Roms complètent le tableau. Les Serbes sont majoritaires au Nord, les Musulmans nombreux dans la même région (le Sandjak), ainsi qu’à l’approche du Kosovo et de l’Albanie (près d’Ulcinj et du lac de Skadar).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : les bouches de Kotor (1979) ; le parc national de Durmitor (1980).

Économie

Industrialisé sous l’ère titiste, le Monténégro a souffert de l’éclatement du bloc de l’Est et de la Yougoslavie, perdant dans les années 1990 une part importante de ses partenaires économiques et de ses ressources touristiques.
En 1993, les sanctions imposées par les Nations unies dans le sillage de la guerre au Kosovo ont mené les deux tiers de la population monténégrine sous le seuil de pauvreté. Le relief et les conflits armés ont entraîné un retard de développement des infrastructures.
Après l’accession au pouvoir de Milo Đukanović en 1997, le Monténégro commença à se séparer politiquement et économiquement de la Serbie, qui était alors un partenaire économique majeur. Le Monténégro a adopté l'euro en 2002. Cette décision a été prise unilatéralement, sans que le pays n'appartienne à l'Union européenne. Les privatisations se sont accentuées, particulièrement dans le domaine des grandes fonderies d’aluminium, permettant l’enrichissement de certains.
Le quotidien reste pourtant difficile pour une grande part de la population. Le chômage est endémique (environ 15 %). L'économie souterraine a permis à certains de trouver des moyens de subsistance ou de s'enrichir un peu.
Le tourisme renaissant dessine une alternative pour les années à venir ; le Monténégro enregistre en effet une très forte croissance touristique.



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