- Statut : république indépendante depuis le 3 juin 2006.
- Superficie : 13 812 km², soit un tout petit peu plus que la région Île-de-France. Le pays est divisé en 21 opstini (municipalités).
- Population : 678 000 habitants (estimation 2008).
- Densité : 50 hab./km².
- Capitale : Podgorica (ex-Titograd), est la capitale
administrative et, de loin, la principale ville du pays (152 000
habitants). Cetinje, l’ancienne capitale du royaume, a partiellement
retrouvé son statut culturel et politique depuis l’installation du
nouveau président.
- Régime : démocratie parlementaire ; « démocratie sociale et écologique », selon les termes mêmes de la récente constitution.
- Chef de l’État : Filip Vujanović, élu pour un quinquennat renouvelable en novembre 2002, avant même l’accession à l’indépendance du Monténégro. Il s’est fait le chantre du divorce « de velours » avec la Serbie.
Il a été réélu en avril 2008.
- Premier ministre : Milo Đukanović (depuis février 2008).
- Monnaie : l’euro, utilisé unilatéralement depuis 2002, sans accord formel avec l’Union européenne. Le pays n’émet donc pas ses propres pièces.
- Ethnies : la principale composante ethnique est
officiellement constituée par les Monténégrins (environ 43 %), suivis
des Serbes (32 %) - la répartition entre les deux variant cependant
largement selon les époques en fonction de l’attachement des uns à
l’indépendance et des autres au fédéralisme. La minorité musulmane se
définit principalement en trois catégories selon l’appartenance
ethnique ou le degré d’islamisation : « Bosniaques » (8 %), Albanais (5
%) et « Musulmans » (4 %) proprement dits, qui refusent l’assimilation
aux Bosniaques. Croates et Roms complètent le tableau. Les Serbes sont
majoritaires au Nord, les Musulmans nombreux dans la même région (le
Sandjak), ainsi qu’à l’approche du Kosovo et de l’Albanie (près
d’Ulcinj et du lac de Skadar).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco :les bouches de Kotor, le parc national de Durmitor.
Économie
Industrialisé sous l’ère titiste, le Monténégro a souffert de l’éclatement du bloc de l’Est et de la Yougoslavie, perdant dans les années 1990 une part importante de ses partenaires économiques et de ses ressources touristiques.
En 1993, les sanctions imposées par les Nations unies, dans le sillage de la guerre au Kosovo, ont mené les deux tiers de la population monténégrine sous le seuil de pauvreté. L’inflation atteignit 3 000 000 % en janvier 1994 ! Le relief et les conflits armés ont entraîné un retard de développement des infrastructures.
Après l’accession au pouvoir de Milo Đukanović en 1997, le Monténégro commença à se séparer économiquement et politiquement de la Serbie, qui était alors un partenaire économique majeur. Le Monténégro a ainsi adopté comme monnaie le mark en 1999, puis l’euro en 2002. Cette dernière décision a été prise unilatéralement, alors que le pays n'appartenait même pas à l'Union européenne. Les privatisations se sont accentuées, particulièrement dans le domaine des grandes fonderies d’aluminium, permettant l’enrichissement de certains.
Le quotidien d’une grande part de la population reste pourtant problématique. Le chômage est endémique (environ 15 %) et un tiers des Monténégrins ne gagne pas plus de 1 € par jour. L'économie souterraine a néanmoins permis à certain de trouver des moyens de subsistance ou de s'enrichir un peu. Le tourisme renaissant dessine une alternative pour les années à venir ; le Monténégro enregistre l'une des croissances touristiques les plus fortes du monde.