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![]() Midi-PyrénéesLa terre et les hommesPaysages et ressources Une vieille montagne, au nord, chahutée par une jeune, au sud. Les rivières
qui en dégringolent se rejoignent pour fertiliser le bassin central, qui les
conduit doucement vers l'océan. À la merci d'influences diverses, la région
se fragmente en une infinité de pays, dont l'homme a exploité les particularismes au cours des siècles. Les vallées pyrénéennes, orientées
nord-sud, elles constituent un monde à part qui escalade abruptement
la barrière, entre des forêts sombres et des prés à brebis, vers quelque cirque
ruisselant de cascades au milieu d'inaccessibles éperons. Autant de sources, de rus, de rivières qui ne tarderont pas à se rejoindre pour aller fertiliser toute une région avant de poursuivre leur course vers l'océan. « L'eau-toroute » du Roi-Soleil Le plus grandiose monument du Midi se trouve-t-il à Toulouse, à Sète, à Carcassonne
ou à Béziers ? Réponse : partout ! Imaginez 240 km d'une route liquide sous
un frais tunnel de platanes, paressant parmi les vergers et les vignes, traversant
des cités 3 étoiles, enjambant les fleuves d'un jet d'aqueduc et se haussant
du col par des accolades d'écluses (jusqu'à 8 à la fois) aux ovales gracieux...
SOS ours Le sujet délicat, hyper-sensible, qui ravit les uns et fâche les autres. La population d'ours n'a fait que régresser durant les siècles précédents, à cause principalement de la chasse et des empoisonnements. Plus de 150 ours étaient présents dans les Pyrénées au début du XXe siècle. On en dénombrait plus de 70 dans les années 1950 et seulement 5 ou 6 en 1995 ! La population est remontée à une quizaine d'individus fin 2005, après le premier lâchers de 3 spéciments en 1996-1997. En 2006, 5 autres ours prélevés en Slovénie ont été relâchés. Vos chances d'en apercevoir
sont minces, car l'ours a généralement peur de l'homme. Si vous en croisez un, ne vous en approchez pas et observez-le de loin. Le Parc national des Pyrénées Voici quelques infos, en vrac : créé en 1967. Environ 100 km de long. Superficie de 457 km², dont la plus grande partie est située dans les Hautes-Pyrénées. Quatre vallées pour le département (Aure, Luz-Gavarnie, Cauterets et Arrens, qui forment la Bigorre) et deux autres dans les Pyrénées-Atlantiques (Ossau et Aspe, dans le Béarn). Marqué tout du long par des balises rouge et blanc avec une tête d'isard, on
y trouve des animaux devenus rares en France, notamment le gypaète barbu, endémique
des Pyrénées, le percnoptère d'Égypte, l'aigle royal. Mais aussi le desman,
ou rat-trompette à cause de la forme de son museau (il est endémique mais presque
impossible à photographier !) ; et puis des animaux en plus grand nombre, mais
tout aussi intéressants, pour ne pas dire passionnants, comme le vautour fauve
(les plus nombreux, près de 150 couples), le grand tétras (coq sauvage difficile
à photographier car nocturne, sauf pendant la saison des amours en mai), les
isards (près de 5 000, cousins pyrénéens du chamois, n'en déplaise à la rigueur
scientifique !) et d'innombrables colonies de marmottes. Sans oublier, à une
échelle plus microscopique, les euproctes, ces espèces de tritons. Et on en
passe ! Possibilité de superbes balades et randonnées dans ce pays de
montagnes, et d'eau. En effet, que d'eau,
que d'eau, que d'eau ! Des lacs par centaines et des « gaves » (rivières ou torrents)
sans doute par milliers, où l'on pêche encore la truite et l'écrevisse sauvages
et où l'on pratique toujours la pêche à la mouche.
Enfin, réglementation obligatoire à respecter pour les randonneurs : pas de
feu, ne pas cueillir les fleurs, ne pas laisser d'ordures, pas de chien, pas
de chasse, pas de VTT, ne pas déranger les animaux (surtout en période de pariade,
nidification, mise bas), etc. Seul le bivouac de nuit avec petite tente est
toléré à au moins 1h de marche de tout accès motorisé et de 19h à 9h. |
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