Fêtes et jours fériés
En plus des jours fériés classiques de la métropole, les Mahorais bénéficient
des fêtes musulmanes (Aïd-el-fitr, Aïd-el-kebir… les dates varient
chaque année en fonction de la Lune et ne sont pas forcément chômées, cela dépend
de l’employeur).
L’été est traditionnellement une période de fête à Mayotte avec les fastueux
« grands mariages », coutume de l’archipel des Comores qui donne lieu
à des échanges généralisés et ostentatoires entre clans ainsi qu’à de grandes
fêtes.
Médecine traditionnelle
On l’a vu avec l’épidémie de chikungunya, nombreux sont les Mahorais qui se
soignent seuls. En brousse, comme en ville, les fundis n’hésitent pas
à prodiguer leurs conseils. À l’aide d’incantations, de prières ou encore de
mélanges de plantes (recettes secrètes !), ils guérissent de nombreux maux.
On peut aussi les consulter à l’approche d’un événement important de sa vie.
Parfois, ils donnent un petit coup de pouce au destin, comme pour le baccalauréat,
par exemple.
Religions et croyances
L’islam pratiqué à Mayotte est tolérant. La polygamie y est interdite depuis 2003.
Chez les femmes, le foulard se porte surtout par coquetterie.
Mais lorsque l’appel à la prière résonne dans les villages, on s’aperçoit que
la religion tient une place très importante dans la vie des Mahorais (c’est
d’ailleurs le territoire français qui compte le plus de mosquées par habitant).
Les périodes de fêtes ou de ramadan bouleversent et paralysent complètement
la vie de tous les jours. Le vendredi, journée de grande prière, l’activité
fonctionne déjà au ralenti…
Dès son plus jeune âge, la vie du petit Mahorais va tourner autour de la religion.
Il est circoncis et suit tôt le matin les cours de l’école coranique, avant
de partir pour l’école laïque.
Comme leurs voisins africains, certains Mahorais croient en l’existence d’esprits
(djins). Ces derniers sont mauvais et mieux vaut éviter de traîner près
de chez eux (dans les cimetières, autour du lac Dziani…).
Savoir-vivre
Les Mahorais sont accueillants
et lient facilement contact avec les étrangers, surtout les enfants. À « Jeje
bweni ? » (« Comment vas-tu ? », adressé à une femme),
répondez « N’djema mounié ! » (« Ça va ! », adressé
à un homme). Cela dit, on vous abordera surtout en français.
Tenues traditionnelles
La tenue traditionnelle mahoraise fait certes partie du folklore
de l’île, mais elle est portée tous les jours (par les femmes uniquement).
Modernisé, l’habit se compose de sous-vêtements (un haut à manches courtes ou
longues) et du salouva. Celui-ci est en deux morceaux,
de même motif : l’un sert de robe, il se noue au-dessus de la poitrine,
l’autre se porte sur la tête ou sur l’épaule, c’est le kishali.
Ce foulard a plus une connotation culturelle que religieuse. Les jeunes filles
le portent souvent avec des tenues très… occidentales !
Les hommes s’habillent désormais à l’occidentale, sauf pour aller à la mosquée :
ils revêtent alors le kofia (chapeau) et le kandzu
(grande robe).
Les femmes se font très régulièrement des masques de beauté, m’sindzano,
qu’elles portent toute la journée. Épais et de couleur claire, ce masque est
d’abord esthétique, mais il protège aussi du soleil et purifie la peau. Sa pâte
est obtenue à partir de bois de santal.