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Mayotte

Culture

Musique et danse

Les deux sont presque indissociables sur l’île. La musique traditionnelle marque les étapes de la vie des Mahorais. À chaque rythme, sa danse.

- Le shigoma : réservé aux hommes. Les danseurs forment un cercle au milieu duquel des tambours rythment la danse.
- Le murengué : danse de combat réservée aux hommes, semblable à la capoeira. Après s’être pavanés devant l’assistance, les combattants (toujours en duel) se lancent dans une lutte à mains nues.
- Les m’biwis : ce sont des petits bâtons de bambou frappés l’un contre l’autre. Ces sont les femmes qui en jouent, en groupe. Elles dansent et chantent en même temps. Les m’biwis accompagnent de nombreuses cérémonies. À chaque arrivée d’avion à Pamandzi, un groupe de femmes accueille ainsi chaleureusement les voyageurs.
- Le m’godro : très populaire à Mayotte. Se danse partout et à tous les âges. De nombreux chanteurs mahorais (Mikidache, M’toro Chamou, Babadi…) manient ce rythme, allié à des textes plus modernes.

Si les Mahorais sont très attachés à ces musiques traditionnelles, ils n’en restent pas moins sensibles à tous les tubes du moment. Le rap a la cote, tout comme le zouk. La nouvelle chanson française, en revanche, peine à séduire les Mahorais.

Fête traditionnelle : le Tam tam zébu. Corrida à la mahoraise, dans les rues des villages.

Littérature

Outre les récits historiques sur l’archipel, on citera quelques auteurs mahorais contemporains, dont les œuvres rayonnent dans tout l’océan Indien : Nassur Attoumani, Nassuf Djailani, Abdou Baco (poèmes, nouvelles) ou encore Alain Kamal Martial (auteur et metteur en scène très connu sur l’île).

Cinéma

Un seul cinéma à Mayotte. À Mamoudzou, dans une salle qui sert aussi d’auditorium pour les conférences. Trois films grand public par mois, avec deux à trois mois de décalage par rapport à la métropole (5 € l’entrée, plein tarif). Les amateurs se consoleront avec les loueurs de vidéos.

Peinture

La peinture n’est pas très développée. Quelques expositions, par-ci par-là, dans les restaurants, les salons de coiffure, ou bien au Conseil général. Souvent les artistes sont métropolitains. Mais de jeunes femmes mahoraises s’y mettent désormais.

Médias

Presse

Les accros à l’info seront bien déçus à Mayotte ! Les journaux nationaux (Libération, Le Monde, L’Équipe…) arrivent sur l’île avec près de dix jours de retard. À la radio, vous pourrez néanmoins capter les stations nationales, comme France Inter ou internationales, comme RFI.
L’information locale n’est pas très développée non plus. Aucun quotidien papier. Seulement trois hebdos locaux, plus ou moins indépendants (Mawana, Mayotte Hebdo, Le Mahorais). Fondé par des journalistes déçus de la presse à Mayotte, le journal Kashkazi couvre librement l’information des Comores, sans tabou, et fait quelquefois des vagues. Nouvellement mensuel.
Ces journaux ont également une vitrine sur le Web (voir notre rubrique « liens utiles »). D’autres feuilles d’informations quotidiennes sont disponibles uniquement sur Internet, par abonnement (Flash Info, Les Nouvelles de Mayotte).

Télévision

Une seule chaîne locale : Télé Mayotte, sur RFO. Journal en français et en shimaoré midi et soir. Possibilité de réceptionner par satellite.

Radio

Radio Mayotte (RFO) diffuse des journaux dans les deux langues matin, midi et soir. Il existe une poignée d’autres radios locales avec des flashes d’information (Ylang FM, Kwesi FM…).

Artisanat

On trouve à Mayotte de nombreux objets artisanaux, mais bien peu sont fabriqués sur l’île. Ils proviennent en grande majorité de Madagascar, d’Inde ou de la Réunion. De vraiment local, on trouvera des confitures, des épices, des essences de vanille ou d’ylang-ylang, des noix de coco ou des fruits de baobab sculptés ou encore des paniers. Si vous descendez dans le Sud, vous rapporterez certainement de Sada son fameux chapeau. Pour accueillir un proche à sa descente de l’avion, n’oubliez pas le collier de fleurs fraîches.
L’île compte aussi quelques orfèvres renommés qui fabriquent des parures en or, destinées aux mariages. Colliers, bagues, bracelets, les familles se ruinent souvent pour offrir ces bijoux, ressortis ensuite à chaque grande occasion.





 



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