- Statut : collectivité française d'outre-mer.
- Superficie : 374 km², répartis entre Grande-Terre
(356 km²), Petite-Terre (18 km²) et une trentaine d’îlots non habités.
- Population : 186 000 habitants (estimation 2007).
- Capitale : Mamoudzou.
- Régime : collectivité départementale de la République française.
En raison de l’importance de l’islam, Mayotte a adapté son système législatif.
À côté du droit pénal français, les « cadis » (chefs religieux) peuvent
exercer des fonctions civiles et religieuses. Cependant, l’île étant en marche
vers le droit commun, ces particularités vont en partie disparaître. C’est notamment
le cas de la polygamie, interdite pour les nouveaux mariages depuis 2003.
- Président du conseil général : Ahmed Attoumani Douchina (en poste depuis mars 2008).
- Monnaie : l’euro.
- Langues : le français est la langue officielle, mais sur l’île,
on parle surtout le shimaoré (« parlé mahorais ») ou le shibushi.
- Religion : 95 % de musulmans, environ 4 % de
catholiques et 1 % de protestants.
- Peuples et ethnies : bienvenue en Afrique ! Les Mahorais
de souche, 95 % des habitants de ce petit territoire français, sont d’origine
bantoue. On compte aussi plusieurs familles indiennes, souvent venues s’installer
sur l’île pour faire du commerce, mais aussi des Malgaches et quelques Réunionnais. Les M’zoungous (ou Wazoungous) représentent à peine 2 % de la population
à Mayotte. Ce sont des métropolitains, la plupart en poste sur l’île pour généralement
deux à quatre ans : enseignants, militaires ou personnels de santé.
- Démographie : la population mahoraise est jeune (plus de
la moitié a moins de vingt ans) et croît à toute vitesse… Elle progresse de
4 % chaque année, notamment grâce à un fort taux de fécondité (4,7 en 2002),
mais aussi en raison d’une importante immigration illégale. On estime que les
clandestins représentent 30 % de la population de l’île.
- Espérance de vie : 61 ans (estimation 2005).
- Alphabétisation : beaucoup d’adultes ne parlent pas le
français et ne savent pas lire. L’enseignement des plus jeunes se fait théoriquement
en français, mais l’apprentissage de la langue est difficile dans des villages
où l’on préfère parler sa langue maternelle (le shimaoré ou le shibushi), et
où le français reste associé aux Blancs et à l’élite. De plus, beaucoup de petits
Mahorais doivent attendre l’âge de cinq ans avant d’être scolarisés, à cause
du manque de place dans les écoles. En revanche, ils sont nombreux à fréquenter
très tôt l’école coranique.
Économie
Dans l’archipel, Mayotte fait figure d’eldorado. La croissance y avoisine les 9% mais l'économie reste fragile. Les activités de pêche, d’agriculture
et d’élevage (manioc, coco, banane, girofle, vanille, zébu) sont encore familiales et traditionnelles. Mayotte exporte l’ylang-ylang et la vanille qui ont autrefois fait sa
réputation, mais aussi l'aquaculture. Cependant, l'île survit grâce aux aides de la France.
Le tourisme pèse chaque année un peu plus dans la balance commerciale (40 000 visiteurs
qui ont dépensé 14,5 millions d’euros sur l’île en 2005). En raison
de structures peu développées et d’un billet d’avion plutôt cher, le tourisme
reste cependant presque majoritairement familial (on vient rendre visite à un
proche), ou régional (des Réunionnais en quête de dépaysement par exemple).
En 2003, le PIB par habitant de Mayotte était dix fois inférieur à celui
de la métropole. Le chômage
frôle les 30 %.