- Statut : cette ancienne collectivité française d'outre-mer est devenue en mars 2011 un département d'outre-mer.
- Superficie : 374 km², répartis entre Grande-Terre
(363 km²), Petite-Terre (11 km²) et une trentaine d’îlots non habités.
- Population : 186 000 habitants (estimation 2007).
- Densité : 496 hab./km².
- Préfecture : Mamoudzou.
- Président du conseil général : Daniel Zaïdani (depuis mars 2011).
- Monnaie : l’euro.
- Langues : le français est la langue officielle, mais dans les faits, les Mahorais parlent surtout le shimaoré (« parlé mahorais ») ou le shibushi.
- Religion : 95 % de musulmans, environ 4 % de
catholiques et 1 % de protestants.
- Peuples et ethnies : bienvenue en Afrique ! Les Mahorais
de souche, 95 % des habitants de ce petit territoire français, sont d’origine
bantoue. On compte aussi plusieurs familles indiennes, souvent venues s’installer
sur l’île pour faire du commerce, mais aussi des Malgaches et quelques Réunionnais. Les M’zoungous (ou Wazoungous) représentent à peine 2 % de la population
à Mayotte. Ce sont des métropolitains, la plupart en poste sur l’île pour généralement
deux à quatre ans : enseignants, militaires ou personnels de santé.
- Démographie : la population mahoraise est jeune (plus de
la moitié a moins de vingt ans) et croît à toute vitesse… Elle progresse de
4 % chaque année, notamment grâce à un fort taux de fécondité (4,7 en 2002),
mais aussi en raison d’une importante immigration illégale. On estime que les
clandestins représentent 30 % de la population de l’île.
- Espérance de vie : 61 ans (estimation 2005).
- Alphabétisation : beaucoup d’adultes ne parlent pas le
français et ne savent pas lire. L’enseignement des plus jeunes se fait théoriquement
en français, mais l’apprentissage de la langue est difficile dans des villages
où l’on préfère parler sa langue maternelle (le shimaoré ou le shibushi), et
où le français reste associé aux Blancs et à l’élite. De plus, beaucoup de petits
Mahorais doivent attendre l’âge de cinq ans avant d’être scolarisés, à cause
du manque de place dans les écoles. En revanche, ils sont nombreux à fréquenter
très tôt l’école coranique.
- Taux de chômage : 20 à 30 %.
Économie
Dans l’archipel, Mayotte fait figure d’eldorado. La croissance y avoisine les 10 %. Cependant, le taux chômage est élevé, l'économie reste fragile et l'île survit grâce aux aides Paris. Les activités de pêche, d’agriculture
et d’élevage sont encore familiales et traditionnelles, et il s'agit d'une agriculture essentiellement vivrière. Mayotte exporte l’ylang-ylang et la vanille qui ont autrefois fait sa
réputation, mais aussi l'aquaculture.
Le secteur tertiaire est majoritaire : il occupe près de la moitié des Mahorais.
Le tourisme pèse chaque année un peu plus dans la balance commerciale, mais, en raison
de structures peu développées et d’un billet d’avion plutôt cher, le tourisme
reste majoritairement familial (on vient rendre visite à un
proche) ou régional (Réunionnais par exemple).