La désorganisation du réseau des transports en commun pousse de nombreux Martiniquais à acheter des voitures : récente du réseau Mozaïk dans l’agglomération foyalaise, des chauffeurs de taxis collectifs qui obtiennent des autorisations selon le bon vouloir des maires, etc.
Les embouteillages
Le bateau est le meilleur moyen de rallier Fort-de-France quand on vit dans le Sud, au départ des Trois-Îlets. Mais il est regrettable qu'aucun moyen semblable ne permette pour l’heure de rallier Sainte-Anne ou Le Marin, sachant que, le matin ou en fin d’après-midi, 2 à 3 longues heures sont nécessaires pour parcourir seulement... une quarantaine de kilomètres !
Pourtant, bien qu'ayant depuis longtemps atteint le seuil critique, la situation est encore bien tolérée en apparence par une grande partie de la population.
Location de voitures
C'est bien sûr la meilleure solution si vous ne voulez pas perdre tout votre temps à tendre l'index (et non le pouce) ou à attendre un hypothétique taxi.
Attention, en haute saison il est recommandé de réserver longtemps à l'avance.
Il n'est pas exagéré de signaler l'extrême prudence et le sens de l'anticipation dont il faut faire preuve lorsqu'on est au volant. S'ajoutent aux automobilistes en cause d'autres usagers, les vélos étant faiblement signalés : catadioptres manquants ou éclairage déficient.
La conduite nocturne se révèle particulièrement dangereuse. De même, les fins de mois sont à redouter, la paie favorisant un abus de consommation d'alcool. Mais, plus que l'alcool, c'est la vitesse qui reste la principale cause de mortalité. D'où la multiplication des contrôles et l'installation de radars.
Location de motos
Très peu développée. On ne vous conseille pas cette formule, à moins que vous ne soyez un as du deux-roues.
Taxis collectifs « T.C. »
En fait, c'est (hélas) le seul véritable transport en commun de l'île, une fois sorti de l'agglomération foyalaise.
Ils passent dans tous les villages sans exception, mais l'organisation en étoile ne rend pas le système très performant. Tous les T.C. partent de Fort-de-France ou convergent vers Fort-de-France, ce qui n'arrange pas les affaires de ceux qui voudraient faire le tour de l'île.
Pas d'horaires, les T.C. partent quand ils sont pleins. Alors l'attente peut durer très longtemps... Et si vous montez dans le T.C. de Grand-Rivière (extrême nord de l'île) pour descendre avant (à Sainte-Marie, par exemple), on vous fera payer le tarif maximal.
Ils fonctionnent peu, sinon pas du tout le week-end. Pas d'arrêts matérialisés, dans la campagne, excepté quelques abris ici et là, de plus en plus nombreux tout de même, notamment aux entrées et sorties de villages. Ils sont souvent pleins. Si c'est le cas, ils ne s'arrêtent pas. À Fort-de-France, où ils sont regroupés près du malecón (la jetée), très nombreux départs pour toutes les directions.
Les pouvoirs publics ont pris conscience des problèmes, et des négociations en vue d'une réorganisation du système des T.C. ont débuté à Fort-de-France. Affaire (toujours) à suivre qui aura des répercussions non seulement sur le transport terrestre mais aussi sur les navettes maritimes, qui pourraient se développer plus, si les chauffeurs de taxis n'y étaient autant opposés...
Bateaux-navettes
Plusieurs compagnies relient en principe la baie de Fort-de-France aux Trois-Îlets (bourg, Pointe-du-Bout, Anse Mitan, Anse à l'Âne) mais la situation n'a rien de réjouissant : dépôt de bilan des uns, bateaux des autres qui tombent en panne, horaires plus que fluctuants...
La crise repousse un peu plus l'avènement de la navette annoncée pour relier Sainte-Anne à Fort-de-France via Le Marin, mais remet aussi en cause celle devant relier la capitale à Saint-Pierre.
Utilisez-les au maximum, quand elles existent, pour vous rendre dans la capitale.
Auto-stop
Corollaire obligé du taxi collectif. En attendant celui-ci, nombre de Martiniquais pointent l'index. Après 18 h, c'est ça ou rentrer à pied. Si vous êtes en voiture, n'hésitez pas à prendre les stoppeurs. Prudence tout de même : les soirs de week-end, pas mal d'entre eux sont légèrement éméchés.