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![]() Culture MartiniqueHabitat créoleLes habitationsUne habitation, dans les anciennes colonies, est le nom que l'on donne aussi bien au patrimoine bâti que non bâti : une exploitation agricole, d'abord, regroupée autour de la maison de l'habitant principal, le maître des esclaves. Structurée selon un système d'autarcie parfaite, elle répondait tout autant aux nécessités des grandes familles locales qu'aux besoins de la métropole. La case antillaiseDans les bourgs anciens et dans les campagnes, on peut voir, au travers de l'évolution de la case antillaise, l'adaptation aux nouvelles façons de vivre. Case à deux pièces agrandie d'une terrasse, puis de deux, auxquelles on ajoute au fur et à mesure d'autres pièces. Si la plupart des Antillaises ont aujourd'hui une cuisine dans leur maison, à la campagne elles ont gardé l'habitude d'une cuisine extérieure. Musique et danse créolesDes enfants se déchaînent sous la véranda d'une case. Bidons, casseroles, balustrades, tout ce qu'ils trouvent est percuté en rythme. Et aucun passant ne se plaint du fracas. Tandis que chez les colons on dansait le menuet et le quadrille, chez les esclaves
on attachait plus d'importance au son du tambour et des percussions pour accompagner
les danses rituelles : Le gwo-ka fut le premier moyen d'expression et de communication des esclaves débarqués aux Antilles au XVIIIe siècle. C'est un tambour fabriqué à partir d'un quart de tonneau qui servait à transporter les salaisons. Transformé en « tam-tam », il devint ensuite le témoin vital de tous les actes importants de la vie quotidienne : naissance, travail, révoltes, veillées mortuaires... Symbole de chants incantatoires et de danses rituelles, son rythme reste très prisé - avec quelques variantes - en Haïti, à Cuba, au Brésil et aux îles Vierges. Mais les danses à orchestre, plus gaies et plus profanes, tiennent le haut du pavé : valse, mazurka, polka (souvenirs des colons). Tonique et lascive, la biguine est même devenue le sport national des Antilles françaises. Le zouk, surtout, fait le régal des radios. Le zouk-love, un zouk langoureux et moite se danse « collé-serré ». Malgré un retour aux racines - le gwo-ka -, l'influence des Grandes Antilles (salsa, reggae) domine la création musicale. Malavoi, la Compagnie créole, Difé : dans l'Hexagone, la nouvelle musique antillaise est montée en puissance. Un groupe comme Kassav (zouk) peut se permettre de remplir le Zénith et de jouer les stars en Afrique. Tant mieux ! MédiasPresseFirance-Antilles est l'unique quotidien de l'île. Créé en 1943, il reprend l'actualité martiniquaise et internationale. Vous y trouverez un tas d'infos sur les manifestations culturelles de l'île (théâtre, concerts, ciné, fêtes traditionnelles...). RadiosElles assurent un réel service local et reflètent l'ambiance musicale et politique des îles. TélévisionSi vous préférez le petit écran au grand théâtre de la vie martiniquaise (certains jours de pluie, pourquoi pas !), vous aurez le choix entre ATV - Antilles Télévision - et Canal-Antilles (deux chaînes de télévision privée), ou Tempo et Télé Martinique, qui appartiennent à RFO. On en parle sur le forum Martinique |
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