La plupart des grands axes du Mali sont en bon état et, hormis à
proximité de Bamako, pas très encombrés. Les pratiques
de certains policiers restent encore douteuses aux abords de quelques villes
importantes entre Bamako et Douentza au point que de plus en plus de chauffeurs
de taxis n’hésitent plus à contourner les postes de contrôle
à travers la brousse.
La situation n'est guère plus réjouissante à la frontière sénégalo-malienne et aux abords de Kayes ainsi qu'à Koutiala, vers la frontière burkinabée. Prétextant un contrôle des papiers du véhicule, certains policiers trouverons toujours une bonne raison de vous extorquer de l'argent. Et si l'on vous signale que vous auriez dû faire viser votre passeport au commissariat de Mopti (notamment au Pays dogon), sachez que vous n'avez pas à le faire, c'est illégal !
Le chemin de fer
Le chemin de fer a été repris en main par la compagnie privée Trans Rail. Il semble néanmoins qu'à l'avenir, le transport des marchandises soit privilégié par rapport à celui des voyageurs.
- Bamako-Kita-Kayes : 4 départs par semaine. Compter entre
7 000 et 19 000 F.CFA (10,70 à 29 €) pour Bamako-Kayes, selon que vous voyagez de jour ou de nuit, en 1e classe, 2de classe ou en couchette.
- Bamako-Dakar : une fois par semaine. Départ aléatoire : vérifez bien le jour et l'heure auprès des Chemins de
fer du Mali (tél. : 222-63-96 ou 222-59-67). Compter autour de 35 000 F.CFA (53,40 €) en 1e classe, et près de 54 000 F.CFA (82,40 €) pour une couchette en 1e. Durée approximative : 3 jours et 2 nuits, parfois jusqu'à 3 jours...
On peut, mini de son carnet de passage en douane, faire embarquer sa voiture sur le train à Bamako, mais il faut réserver la place sur la plate-forme souvent une semaine à l'avance. Attention à la frontière Mali-Sénégal : une note officielle décrète que tout véhicule arrivant du Mali par chemin de fer est sujet à une taxe de débarquement très chère.
L'autobus et le taxi-brousse
Les liaisons sont assurées par des sociétés privées
: Somatra, Gana du Nord, Bani, Binké, Bittar,
Diarra Transport, Diéma Voyages, etc. En
général, elles sont ponctuelles et leurs tarifs homogènes.
Bani, Bittar et Binké figurent parmi les meilleures.
Les taxis-brousse (des Peugeot 504), quant à eux, sont peu à peu
remplacés par des minibus. Prix équivalent à celui du bus,
mais départ une fois que le quota de passagers est atteint.
Pour ces deux moyens de transport, un supplément pour les bagages, parfois abusif, est demandé. Négocier ferme !
Les bâchés
De plus en plus concurrencés par les autocars (parfois climatisés !), plus confortables, les
bâchés sont en voie de disparition. On en trouve encore entre Djenné
et Mopti, Mopti et Sangha et dans la région de Douentza. Ils prennent
légalement 17 passagers à l'arrière de la camionnette (en
réalité, 23) ; les 2 passagers de l'avant paient le prix du taxi-brousse,
c'est-à-dire plus cher.
Le bateau
Intéressant pour découvrir le pays et rejoindre la région
de Tombouctou facilement, mais les pistes au-dessus de Mopti sont impraticables en saison des pluies.
- La Comanav (Compagnie malienne de navigation), représentée
à Bamako, Koulikoro, Mopti, Tombouctou, Gao, est la seule qui organise
le voyage en bateau vers le nord au départ de Koulikoro. Le Niger est
navigable pendant la saison des pluies (approximativement de fin juillet à
mi-novembre).
- Des bateaux réguliers font la liaison (60 km en aval
de Bamako) entre Koulikoro et Gao en s'arrêtant à tous les villages
importants. Le meilleur itinéraire est celui où l'on trouve des
vestiges des plus prestigieux empires africains, c'est-à-dire entre Ségou
et Tombouctou.
Les différents tronçons ouvrent à des dates différentes suivant la pluviosité, donc la navigabilité.
On trouve 4 classes sur les bateaux (des cabines pour 2 aux cabines de 7 à 8 lits). On peut aussi voyager sur le pont, particulièrement bondé. Sur certains bateaux, même les classes supérieures manquent d'hygiène. Bien se renseigner auparavant sur l'état de ces bateaux.
Pour savoir où se trouvent
les bateaux et à quel moment ils seront aux escales, il faut se renseigner
auprès de la Comanav (tél. : 226-20-94 ou 95 à Koulikoro).
Si l’on est un groupe d’amis, on peut s’adresser à
une agence et louer une pirogue avec pilote et cuisinier. Les petites embarcations sont cependant dangereuses juste avant l'arrivée
des pluies.
L'avion
Liaisons intérieures entre Bamako et Tombouctou, Kayes, Mopti, Gao et
Nioro-du-Sahel avec les compagnies CAM et MAE.
- CAM (Compagnie aérienne du Mali) : Immeuble Tomota, avenue Chaick Zayed (siège à Bamako). Tél. : 222-24-24 ou 222-26-26. Fax : 222-71-11. Internet : www.camaero.com.
- MAE Mali Air Express : avenue de la Nation, près de la place de l'OMVS (siège à Bamako). Tél. : 223-14-65. Fax : 223-14-66.