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Carte d’identité Malaisie

- Superficie : 330 434 km² (avec Sabah et Sarawak).
- Capitale : Kuala Lumpur.
- Régime : monarchie fédérale constitutionnelle (9 sultanats héréditaires et 4 États non monarchiques).
- Roi : Mizan Zainal Abidin Sultan Mahmud Al-Muktafi Billah Shah (jusqu'en 2011, élu tous les 5 ans).
- Chef du gouvernement : Najib Tun Razak (depuis 2009).
- Population : 27 millions d'habitants.
- Espérance de vie : 71 ans (homme) et 76 ans (femme).
- Indice de fécondité : 2,4 %.
- Religions : musulmans (60,4 % ; religion officielle), bouddhistes (19,2 %), chrétiens (9,1 %), hindouïstes (6,3 %), autres (5 %).
- Densité : 82 hab./km².
- Monnaie : le ringgit (Rm).
- Langues : malais, chinois, anglais, tamoul.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : le parc du Kinabalu ; le parc national du Gunung Mulu ; Melaka et George Town, villes historiques du détroit de Malacca.

Économie

La Malaisie est aujourd'hui un pays classé dans les NPI (nouveau pays industrialisé). Le développement semi-industriel lui a permis d'atteindre un des revenus moyens par habitant les plus élevés d'Asie du Sud-Est. Revers de la médaille, tous les Malais ne profitent pas de cette richesse.
Particulièrement bien dotée en ressources naturelles, la Malaisie a longtemps caracolé en tête des marchés mondiaux pour le caoutchouc et l'étain.
Aujourd'hui, la production de pétrole, qui dépasse les besoins de la consommation intérieure du pays, et les produits électroniques représentent plus de 50 % des exportations.
La Malaisie a connu un développement sans précédent. Le pari insensé de l'ex-Premier ministre, le Dr Mahathir, de lancer au pays le défi de la Wawasan dua pulu dua pulu (« Vision 2020 ») au tournant du XXe siècle, visant à entrer dans le peloton de tête des premières puissances industrielles aux alentours de l'an 2020, était même peut-être en passe de réussir... Formidable pari sur l'avenir pour les uns, idée mégalomaniaque pour les autres.
Le pays a attiré d'importants investissements étrangers qui ont joué un rôle majeur dans la transformation de l'économie. Celle-ci repose désormais sur les domaines du commerce, de l'industrie de pointe et du tourisme.
La Malaisie est bien connue pour son ouverture au commerce international.

Droits de l'homme

En dépit des promesses de son nouveau Premier ministre Seri Najib Tun Razak, qui avait appelé de ses vœux à élever le niveau des libertés, la Malaisie n'a pas véritablement progressé en ce sens ces derniers temps.
Les débuts étaient pourtant prometteurs, avec la levée de l'interdiction de deux journaux d'opposition, la libération d'opposants enfermés dans le cadre de l'Internal Security Act (ISA) et la promesse d'une révision de cette loi.
Mais un an plus tard, l'ISA restreint toujours les libertés d'expression et de réunion. Au nom de la lutte antiterroriste, des « suspects » peuvent être placés en détention, sans jugement, et pour une durée indéterminée. Après la répression sévère d'une manifestation en août 2009, un assouplissement de la loi a néanmoins été décidé, qui devrait autoriser la tenue de rassemblements dans des endroits très déterminés.
La loi malaisienne ne fait par ailleurs aucune différence entre les réfugiés et les migrants illégaux, et ces derniers font régulièrement l'objet d'expulsions. Des preuves de collusions entre l'armée et des groupes de trafiquants exploitant les réfugiés birmans à la frontière thaïe ont été rapportées.
L'ambiguïté des relations entre un État qui prône la liberté religieuse, mais qui a adopté la Sharia, n'en finit pas également de poser des questions insolubles. Des peines de bastonnades ont ainsi été appliquées pour des raisons d'atteinte à la morale en 2009.
Enfin, Anwar Ibrahim, opposant politique au régime, a été de nouveau jugé pour « sodomie » en mars 2010, dans ce qui s'est avéré une fois de plus n'être qu'un procès politique déguisé.  



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