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![]() Un peu d’histoire LyonLe temps des Romains : Congate et Lugdunum Contrairement à l'histoire qu'ils écrivirent, les Romains ne furent pas les fondateurs de Lyon. Bien avant eux et outre l'occupation préhistorique du site, plusieurs tribus de Celtes gaulois, et notamment les Ségusiaves, avaient édifié des villages autour du quartier de Vaise (sur la Saône, au nord de Fourvière). Rendons à César... Après être passé par Lyon lors de sa chasse au Vercingétorix, , le grand Jules manda Munatius Plantus afin de créer sur le site une colonie destinée au repos des vétérans de la légion romaine. Nous voilà donc en 43 av. J.-C., fondation officielle de Lugdunum (littéralement « Colline du dieu Lug », dieu chargé du soleil, de la lumière, des arts et des métiers). Dieu sauve Lyon Ballottée entre les éphémères royaumes du haut Moyen Âge, Lyon passa de mains
en mains. Grands bénéficiaires de cette incertitude, les évêques d'une France
fraîchement catholique, à la suite du baptême de Clovis (498), s'appuyèrent
sur leurs martyrs pour installer durablement leur pouvoir sur Lyon. Foires, marchands et artisans Au début du XVe siècle, Charles VII fit à Lyon un cadeau de prix : deux, puis bientôt quatre foires franches annuelles. L'aubaine de la libre circulation des marchandises attira des commerçants de toute l'Europe. Soie, livre, argent et religions Parmi les nombreuses marchandises qui transitaient par les foires lyonnaises,
ce fut la soie, dont François Ier favorisa le tissage à Lyon, qui
apporta la richesse à la ville. La quantité des échanges commerciaux et l'habileté
des commerçants florentins suscitèrent le développement d'une prospère
activité bancaire, dont Lyon s'enorgueillit toujours. XVIIe et XVIIIe siècles : pestes et révoltes, science et révolution Au XVIIe siècle, Lyon connut bien des malheurs. Les lourds impôts
collectés afin de satisfaire les besoins du pouvoir royal ébranlèrent l'économie
locale et provoquèrent quelques émeutes. S'ajoutèrent des crues meurtrières
et de nouvelles épidémies de peste, et la ville s'étiola. Le temps des Canuts, le temps des bâtisseurs Napoléon, en exigeant que les soieries et velours de l'Empire fussent fabriqués
à Lyon, relança l'économie lyonnaise. Le métier de Jacquard fit la fortune des
soyeux, mais le malheur des Canuts, laissés-pour-compte du progrès, restait
entier. Ils se révoltèrent (notamment en 1831, 1834 et 1848) en jetant les bases
de grands progrès sociaux : société mutualiste, épicerie coopérative, caisse
de secours mutuel, caisse de retraite, et le premier journal ouvrier, L'Écho
de la fabrique, qui, en 1833, titrait « Prolétaires de tout état, unissez-vous
». Révolution industrielle : ça tourne Pendant des siècles, les tisseurs lyonnais transformèrent, tels des alchimistes,
la soie en or. Leur crépuscule permit aux vrais chimistes de prendre le relais.
Dès la fin du XVIIIe siècle, des fabriques de vitriol, de soude,
d'acide, de colorants, de gélatine, de tout un tas de produits aussi chimiques
que polluants et indispensables au progrès, fleurissent sur la rive gauche du
Rhône. Herriot, une vie lyonnaise 50 ans de règne municipal, 2 guerres, une carrière politique nationale : rien ne pouvait arrêter Édouard Herriot (1872-1957), militant radical (centre gauche), célèbre autant pour sa diction que pour sa moustache et sa pipe. Cet orateur bougon et habile avait le sens du raccourci (« La politique, c'est comme l'andouillette : ça doit sentir un peu la merde mais pas trop »). Pradel, bétonneur devant l'Éternel Après la mort d'Édouard Herriot, en 1957, un de ses conseillers municipaux,
Louis Pradel, est élu - très provisoirement pense-t-on - au siège du maire. Le Lyon d'aujourd'hui Francisque Collomb succéda à Pradel en 1977, sans laisser de trace mémorable
dans le cœur et la ville des Lyonnais, hormis le lancement du quartier scientifique
de Gerland et la réhabilitation de la halle Tony-Garnier. Les projets pour l'avenir Gérard Collomb a décidé de poursuivre les chantiers engagés par la mairie précédente. Les aménagements de la rive gauche des berges du Rhône ont été inaugurés en 2007 , de nouveaux espaces entièrement dédiés aux piétons, vélos et rollers ont vu le jour... Les grands projets - Lyon Confluence : un projet d'aménagement de la pointe sud de la presqu'île, tant en termes d'emplois, de logements que de loisirs. Un projet de longue haleine mais aussi de grande envergure ! Depuis fin 2005, le tramway dessert l'ensemble du quartier grâce au prolongement de la ligne 1 jusqu'à Montrochet. On attend une grande place publique avec un bassin, des activités nautiques et le musée des Confluences, dédié aux sciences et à la société. Son ouverture est prévue en 2010. Le pôle de loisirs se composera d'un cinéma de 14 salles, d'un multiplexe culturel et de toute une gamme d'activités ludico-sportives, ainsi que d'inévitables commerces. |
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