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Louisiane

Santé et sécurité

Santé

La sécurité sanitaire est excellente aux États-Unis mais extrêmement chère. Pas de consultation médicale à moins de 100 $. Pour les médicaments, multiplier par deux au moins les prix français. D'où l'importance de souscrire, avant le départ, une assurance voyage intégrale avec assistance-rapatriement.

Les médicaments et consultations

Prévoir dans ses bagages une bonne pharmacie de base, avec éventuellement un antibiotique à large spectre prescrit par son généraliste. Sur place, si vous souffrez de petits bobos courants ou facilement identifiables, on peut pratiquer en premier lieu l'automédication. De nombreux médicaments sont vendus en libre-service dans les drugstores. Évidemment, si cela vous semble grave ou s'il s'agit d'enfants, un avis médical s'impose.

Les maladies

Attention aux tiques dans les zones boisées : leurs piqûres transmettent la maladie de Lyme. Pour éviter les piqûres, prévoir un répulsif spécial et bien se couvrir la tête, les bras, les jambes et les pieds. Examinez-vous régulièrement pour limiter les risques de transmission.
Compte tenu de l'ampleur de la virose à West Nile, transmise par les piqûres de moustiques, on recommande une prévention de type « tropical » : répulsifs cutanés à 50 % de DEET, imprégnation des vêtements, voire moustiquaires imprégnées. Et même si tous les moustiques ne sont pas vecteurs de maladies, ils gâchent parfois un peu le voyage !

Les vaccins

Aucun vaccin n'est exigé sur le sol américain, mais, comme partout, soyez à jour de vos vaccinations « universelles » : tétanos, polio, diphtérie et hépatite B.
Le vaccin préventif contre la rage est recommandé pour tout séjour prolongé en zone rurale ou au contact avec des animaux.

La Nouvelle-Orléans, ville dangeureuse ?

Avant Katrina, plus de la moitié de la population était d'origine afro-américaine venus comme main-d'œuvre pour les champs de canne. Nous sommes dans un État du Sud, et si l'esclavage a été aboli depuis longtemps, la discrimination raciale ne l'a été officiellement que récemment. On est frappé par la pauvreté et l'omniprésence de laissés-pour-compte.
Ainsi la ville a longtemps souffert d'un haut niveau de criminalité. Pourtant, comme à New York, la tendance s'est inversée depuis les années 1990. Le départ d'une bonne partie de la population pauvre après Katrina a soudainement fait chuter la courbe de criminalité. En 2007, la Nouvelle-Orléans n'a jamais été une ville aussi sûre, même si les autorités constatent le retour progressif de petits gangs locaux.

Quelques conseils de prudence, fondés sur le bon sens, devraient suffire à éviter les problèmes.
- Ne pas se promener seul(e) dans certains quartiers à pied sans savoir précisément où vous allez, à part dans le Vieux Carré où il y a du monde partout dans la journée.
- Si vous devez vous déplacer le soir dans des secteurs à l'écart du Vieux Carré, faites-le en voiture ou en taxi, pas à pied.
- Même dans le Vieux Carré, faites toujours attention à vos affaires. Comme à Paris, il y a de très fins pickpockets dont la dextérité n'a d'égale que l'audace.
- De jour comme de nuit, évitez les quartiers à risques, notamment le nord de Canal Street et de North Rampart Street (c'est la limite supérieure du Vieux Carré). Veillez à rester près d'un groupe dans le cimetière Saint-Louis : juste derrière, il y a une grande cité très pauvre.
- N'achetez jamais de drogue, c'est un coup à se faire agresser ou arrêter par la police qui ne plaisante absolument pas avec ces choses-là. Les policiers de la vlle ont particulièrement une réputation de durs.

La Nouvelle-Orléans après le passage de l'ouragan Katrina

Le corps des ingénieurs a tenté de réparer les nombreuses brèches et de bloquer les entrées des canaux. Malgré cela, on sait que les nouvelles digues ne résisteraient pas non plus à un ouragan de puissance comparable à celle de Katrina.
La plupart des particuliers ont été indemnisés pour la perte de leur maison, mais les assureurs laissent traîner les dossiers concernant les infrastructures publiques et commerciales. Les crédits débloqués par l'administration fédérale ne sont attribués qu'au compte-gouttes.
e Vieux Carré a miraculeusement été épargné par les inondations, et les dégâts y sont finalement limités. La cathédrale Saint-Louis a tenu bon, les vieilles artères historiques et les clubs de jazz ont rapidement rouvert. Quant aux nombreux musées de la ville, la plupart n'ont été que peu endommagés et ils sont tous ouverts au public.
uelques mois à peine après l'ouragan dévastateur, toutes les infrastructures touristiques étaient de nouveau en place pour accueillir les visiteurs. Le vrai problème est actuellement le manque de personnel. En effet, près de la moitié de la population a refait sa vie ailleurs ou est encore en attente d'un éventuel retour, en particulier la population noire.
ême si la ville a perdu beaucoup de ses habitants, on a assisté, tout au long de l'année 2006, à l'arrivée massive de travailleurs mexicains et guatémaltèques venus remplacer la population noire qui n'est pas revenue. La ville est donc en passe de vivre une importante mutation sociale.
Malgré l'ampleur de la tragédie, la vie a repris son cours à La Nouvelle-Orléans.





 



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