En Louisiane, les traditions sont empreintes d'une certaine joie de vivre, on y mange bien, on y danse beaucoup. À la moindre occasion, les Cajuns sortent les trois instruments traditionnels : le violon, l'accordéon et la guitare. Les mélodies rappellent celles d'une bourrée bretonne à laquelle se mélangent des rythmes noirs américains.
Vous aurez peut-être la chance de tomber sur l'un des nombreux festivals : le plus important se déroule à l'occasion des récoltes. Autre événement intéressant, la « grande boucherie », durant laquelle on tue le cochon, on mange le boudin, les gratons et on danse.
La musique a une grande importance dans la vie des Cajuns. Ici, le « fais-dodo » est roi. À l'origine, plusieurs familles se réunissaient le samedi soir et mettaient leurs enfants dans de grands lits. « Fais dodo, pendant que tes parents dansent toute la nuit », leur disaient-ils...
Aujourd'hui, cette tradition est toujours bien vivante, même si l'on n'amène plus les enfants au « fais-dodo ». Chaque samedi soir, les groupes cajuns jouent comme des fous et les danseurs se déchaînent. Ce qui surprend le plus, c'est l'âge des danseurs, de 40 à... 90 ans.
La pratique du voodoo était chose courante au sein de la population noire en Louisiane, spécialement dans la seconde partie du XIXe siècle. Il s'agissait d'un culte animiste que les esclaves avaient apporté depuis la côte ouest de l'Afrique.
Les adeptes du vaudou croient en des forces de la nature et toutes sortes de divinités cachées dans un monde surnaturel et dont il faut s'attirer la bienveillance. Le meilleur moyen, c'est encore de leur demander directement. D'où les cultes et les pratiques dont l'objectif est d'entrer en contact avec ce monde surnaturel.
Importés dans le Nouveau Monde en même temps que les esclaves africains, les rituels vaudous eurent vite fait d'être accusés par la « bien-pensance » catholique de satanisme, de sorcellerie, voire de cannibalisme.
Contraints d'adopter la religion catholique, les esclaves continuèrent bien sûr de pratiquer leur culte dans la clandestinité. Le trait d'union qui en résulta devint le voodoo, renforcé par l'arrivée, dès les années 1810, d'une population haïtienne fortement imprégnée par ces croyances et rituels.
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