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![]() LondresUn peu d'histoireFondation et domination romaine En 55 avant J.-C., Jules César débarque en Angleterre, et apporte la bonne
parole romaine. Il ordonne la création d’un port nommé Londinium sur la rive
nord de l’estuaire de la Tamise. Il semble que ce nom soit un dérivé du breton
Llyn-Din (« Fort du lac »), du nom du village de pêcheurs qui s’y
trouvait à l’origine. Nouvelle naissance Londres conserve ses activités commerciales à la chute de l’Empire romain,
mais elle ne tarde pas à subir de plein fouet les invasions des peuples nordiques
qui détruisent une grande partie de l’ancienne ville romaine. Il faut attendre
796 pour assister à un renouveau. Les Anglo-Saxons occupent en effet le pays
et font de Londres, pour la première fois, une résidence royale. La cité médiévale À partir du XIe siècle, Londres se couvre de maisons, d’églises et de monastères
totalement en bois, dans le plus pur style normand. C’est une période faste
pour la ville, qui développe considérablement son commerce maritime et qui connaît
une forte croissance démographique. En 1215, par la Magna Carta, le roi Jean
sans Terre reconnaît aux corporations londoniennes le droit de procéder à l'élection
d'un lord-maire. La City acquiert ainsi une certaine indépendance politique.
Troubles et malheurs Cette glorieuse période va néanmoins s’achever brutalement. En 1649, une série de troubles dans tout le royaume provoque un mécontentement grandissant. Ces évènements poussent les Londoniens à faire la révolution et à décapiter Charles Ier à Whitehall. Cromwell lui succède, mais il ne parvient pas à mettre fin aux troubles. Pour aggraver la situation, en 1665, 100 000 Londoniens décèdent de la Grande Peste. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, l’année d’après, le Grand Incendie de 1666 détruit pendant 4 jours les 4/5 de la ville : 13 000 maisons, toutes en bois, et 90 églises, dont la cathédrale Saint-Paul, sont réduites en cendres. La troisième naissance Une nouvelle fois, Londres va renaître de ses cendres. À la suite du Grand Incendie, Christopher Wren lance la reconstruction de la ville dans un style qui lui est très personnel. Cette renaissance est favorisée par l’avènement de Marie II Stuart, après la seconde révolution anglaise. Les quartiers bourgeois de Marylebone, Chelsea, Greenwich et Kensington accueillent les résidences des « gentlemen ». Des ponts sont jetés par-dessus la Tamise pour permettre le développement de la rive droite. De nombreuses améliorations sont à noter dans les infrastructures : eau courante, tout-à-l’égout, éclairage public à gaz, développement des premiers transports en commun (fluviaux essentiellement), etc. L’ère victorienne et la Révolution industrielle Le couronnement de Victoria en 1837 comme reine de Grande-Bretagne et d’Irlande,
puis surtout en 1876 comme Impératrice des Indes, marque le début de l'« ère
victorienne », période où la puissance et l'impérialisme britanniques sont
à leur apogée. Londres se modernise, s’agrandit grâce à un formidable exode
rural européen (Irlandais et Juifs d’Europe Orientale essentiellement), et devient
le centre de l’économie mondiale. En un siècle, la population est multipliée
par six et l’agglomération compte ainsi plus de six millions d’habitants à l’aube
du XXe siècle. Les conflits mondiaux L’ère victorienne ne s’achève pas à la mort de la reine Victoria en 1901 mais
au déclenchement de la Première Guerre mondiale. La capitale britannique est
très peu touchée par le conflit, avec seulement 31 raids et moins de trois mille
victimes, mais elle subit par la suite une grave récession. Elisabeth II et la reconstruction En 1952, Élisabeth II devient reine d'Angleterre et souveraine de l'Empire
britannique. Elle va s’engager à remettre la ville sur les rails de la modernité.
Car c’est une ville bien différente qui renaît à la suite de la guerre. Les
docks ont été tellement touchés que Londres doit abandonner l’idée de leur reconstruction
et donc délaisser son activité maritime. Une grande déconcentration est opérée
du centre vers la périphérie, créant une immense zone d’influence de près de
cent kilomètres de diamètre : c’est la naissance du Grand Londres. Dernières nouvelles En 1979, Margaret Thatcher est nommée Premier ministre et engage la ville dans
une course au libéralisme : poste, transports, etc. Mais en 1990, 300 000 personnes
se retrouvent à Trafalgar Square pour protester contre sa politique, notamment
contre la poll-tax (impôt sur la communauté). Résultat : Maggie démissionne
et l'impôt est réformé. 1992 voit l’élection surprenante de John Major. C’est
la quatrième victoire d'affilée pour les conservateurs. La même année est marquée
par l’arrivée du problème irlandais dans le débat politique avec deux premières
bombes de l'IRA qui explosent dans le centre de Londres. |
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