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Traditions Lituanie

Fêtes et jours fériés

La renaissance nationale lituanienne a été marquée par un retour vers les racines terriennes et païennes du pays. L’artisanat, le folklore, le chant et la musique occupent aujourd’hui encore une grande place dans le cœur des Lituaniens. Dans chaque région, troupes de danse, chorales, centres culturels entretiennent chacun des parcelles de ce passé sublimé qui lie le peuple à sa terre. 25 ensembles folkloriques sont rattachés à l’université de Vilnius ! De nombreux festivals sur ce thème émaillent le calendrier.

Fêtes et traditions

Nombre de fêtes et traditions lituaniennes, déjà célébrées aux temps païens avant d'être christianisées, se rattachent au cycle des saisons et au travail de la terre.
- Dans tout le pays, et surtout en Žemaitija, enfants et adultes déguisés en animaux déambulent dans les rues des villages pour Mardi Gras (Užgavėnės). Minuit passé, une effigie de l'hiver incarné, baptisée Morė, est brûlée dans la joie collective.
- La Saint-Casimir (Kaziukas), le 4 mars, honore avec faste l'unique saint du pays. À Vilnius, une grande foire artisanale a lieu ; tous s'y procurent les verbos, palmes faites d'herbes, de plantes séchées et d'enveloppes de maïs que l'on sortira pour la procession du dimanche des Rameaux.
- Vient Pâques (Velykos), où l'on se baignait dans une rivière avant l'aube en signe de purification avant d'entreprendre le grand nettoyage de printemps. Sympas, les Lituaniens jetaient la poussière chez le voisin en espérant qu'elle y reste toute l'année... Le Vendredi saint, tout s'arrêtait de peur qu'elle ne s'infiltre jusque dans les yeux du Christ ! Le samedi, après la messe, on peint encore les œufs, puis les enfants les cherchent dans le jardin.
- Enfin voilà la Saint-Jean (Rasų ou Joninės), qui marque le solstice d'été. Comme dans les autres pays baltes, les citadins se retrouvent à la campagne pour entretenir jusqu'à l'aurore le grand brasier dans lequel se consument symboliquement leurs soucis passés. Des couronnes de fleurs sont abandonnées aux flots, et la mythique fleur de fougère, une fois encore, est cherchée en vain...
- Dernier grand rendez-vous de l'année, Noël est célébré d'une manière assez similaire à la nôtre, avec un grand repas de réveillon (Kucios)... sans viande au menu, mais riche de douze plats autant que d'apôtres. Impensable d'en zapper un, dit le dicton, sous peine de ne pas passer l'année !

De nombreux festivals de musique rythment aussi le calendrier. Parmi les plus importants : jazz à Kaunas en avril, country à Šiauliai en mai, classique à Vilnius en juin, festivals d'été dans le vieux centre de la capitale (musique, théâtre, danse), etc. 

Jours fériés

- 1er janvier : Nouvel An.
- 16 février : restauration de l'État lituanien.
- 11 mars : restauration de l'Indépendance de la Lituanie.
- Mars-avril : fêtes de Pâques (lundi inclus).
- 1er mai : fête du Travail.
- 1er dimanche de mai : fête des Mères.
- 24 juin : fête de la Saint-Jean.
- 6 juillet : anniversaire du sacre du roi Mindaugas
- 15 août : Ascension.
- 1er novembre : Toussaint.
- 25 et 26 décembre : Noël.

Population

Contrairement aux autres pays baltes, la Lituanie affiche une bonne cohésion démographique : 83 % de sa population est de culture et de langue lituanienne - et cette proportion ne cesse d'augmenter depuis le retour à l'indépendance. Cette spécificité est due en grande partie au développement moindre de l'industrie à l'époque soviétique, ce qui évita un afflux massif de travailleurs de l'Union.
Le pays compte aujourd'hui deux minorités importantes : les Polonais, installés de longue date, à l'époque où Lituanie et Pologne ne faisaient qu'un (6,7 % de la population), et les russophones (6,3 %), dont beaucoup sont repartis après 1991.
Les Biélorusses sont 1,5 % et les Ukrainiens moins de 1 %.

Les juifs

Installés à partir du XIVe s sous la protection du grand-duc Gediminas, les juifs (litvaks) lituaniens formèrent une communauté florissante, culturellement très active. On venait jadis de toute la diaspora ashkénaze pour étudier dans les yeshivas de Vilnius.
Déportés et exécutés en masse sous l'occupation nazie, les juifs sont moins de 10 % à avoir échappé à l'Holocauste. Les survivants ne trouvèrent guère de réconfort sous le régime soviétique, et il fallut attendre les années 1990 pour voir un timide renouveau.
En 2006, la Lituanie s'est engagée à restituer aux juifs les biens confisqués pendant les occupations nazie et soviétique, pour un montant estimé à près de 50 millions d'euros.

Les caraïtes

Étonnante minorité que celle-ci ! D'origine mésopotamienne et de culture juive, les caraïtes formèrent une secte au VIIIe s, rejetant la tradition orale en faveur de la tradition écrite. Une communauté caraïte se forma autour du château de Trakai, en Lituanie - où elle demeure aujourd'hui, conservant sa langue d'origine turque.
On peut voir la kenessa (une sorte de synagogue) et un musée dédié au caraïsme et à son histoire. Les caraïtes ne sont que 260 !

Les Tatars

Installés en Lituanie à la même époque que les caraïtes, les Tatars appartenaient à la partie adverse : descendants des soldats de la Horde d'Or et du khanat de Crimée, ils débarquèrent en conquérants et en colons. Ils fondèrent des villages aux marges du grand-duché et finirent par être assimilés en échange de leurs services militaires. Leur langue s'évanouit, mais ils sont parvenus à conserver quelques traditions et, surtout, leur religion musulmane.
On estime aujourd'hui leur nombre à un peu plus de 5 000 personnes. Depuis 1998, un mufti veille à nouveau sur ces âmes d'islam noyées dans un océan de catholicisme.

Religions

Bien différente des autres pays baltes sur ce plan, la Lituanie est dévotement catholique (88 % de la population) - même s'il s'agit du dernier pays européen à avoir été christianisé, au XIVe siècle ! Comme la Pologne voisine, la Lituanie s'est toujours appuyée sur sa foi pour résister aux envahisseurs et cristalliser ses volontés d'indépendance, en particulier au temps de l'URSS.
En dehors des orthodoxes (Russes), qui représentent 10 % de la population, luthériens, juifs, caraïtes et musulmans ne comptent que quelques centaines ou milliers d'adeptes.





 

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