- Nom officiel : Lietuva.
- Superficie : 65 200 km². La Lettonie est le plus méridional
des États baltes, c'est aussi le plus vaste et le plus peuplé.
- Capitale : Vilnius (580 000 habitants).
- Population : 3 565 000 habitants, urbanisés
à 70 %. Un million de Lituaniens habite à l'étranger.
- Croissance démographique : négative (- 0,3 %).
- Densité : 54,7 hab./km².
- Espérance de vie : 74,7 ans (12 ans d'écart entre les hommes et les femmes !).
- PIB par hab. : 11 600 €.
- Taux de chômage : 3,2 %.
- Monnaie : le litas.
- Langue : le lituanien.
- Régime politique : démocratie parlementaire.
- Chef de l'État : Valdas Adamkus (depuis juillet 2004).
- Premier ministre : Andrius Kubilius (depuis novembre 2008).
- Sites classés au Patrimoine mondial de l'Unesco : le centre
historique de Vilnius (1994), l'isthme de Courlande, le site archéologique
de Kernavé et l’Arc Géodésique de Struve (en partage entre dix pays).
Économie
Fortement intégrée à l'économie soviétique, la Lituanie a connu, plus encore que ses deux voisins baltes, une période de transition difficile après le retour à l'indépendance. En 1992, la situation confine au chaos : manque d'approvisionnement en énergie (russe), chute de 40 % de la production, libéralisation des prix, inflation galopante record (1 100 % !), perte drastique de pouvoir d'achat...
En 1994, le pays, désormais muni de sa propre monnaie, le litas, le pays est considéré comme l'un des meilleurs élèves du FMI en Europe de l'Est.
En 1995, pour la première fois depuis l'indépendance, la croissance atteint 5 % en 1996 ; l'inflation est jugulée.
Mais la crise russe débarque en 1998. La Lituanie est alors l'État balte dont les échanges avec le puissant voisin sont les plus importants. Tous les indicateurs passent au rouge. La Lituanie sera le dernier des trois pays baltes à redécoller, en 2001, grâce à la poursuite des réformes structurelles et de l'investissement étranger.
Environ 80 % du PIB lituanien est généré par le secteur privé. La Lituanie a diversifié ses partenaires commerciaux. Grâce à l'appui des fonds européens, le pays poursuit la modernisation de ses infrastructures.
Le nouveau gouvernement issu des élections de la fin décembre craint la dépendance de la Russie pour ses fournitures d'électricité.
La Lituanie attend avec impatience son entrée dans la zone euro. Elle espérait pouvoir y entrer le 1er janvier 2007, mais sa candidature n'a pas été retenue, en raison d'un taux d'inflation trop élevé : 4,9 % en 2007. Prochain rendez-vous en 2010. Ce sujet monétaire, comme celui de l'économie lituanienne en général, est soumis aux aléas de la décroissance mondiale.