Suggestions pour une période de dix jours environ.
Creuse
- Lac de Vassivière (à cheval sur la Haute-Vienne)
- Le centre international d’Art et du paysage - Plateau de Millevaches creusois
- Aubusson
Haute-Vienne
- Limoges
- La cathédrale Saint-Étienne et le quartier de la Cité
- La rue de la boucherie
- Le musée national de la porcelaine Adrien-Dubouché
- Oradour-sur-Glane
- Le village martyr et le centre de la Mémoire - Rochechouart
- Le musée départemental d’Art contemporain - Les Monts de Blonds
Corrèze
- Brive-La-Gaillarde
- Collonges-la-Rouge
- Les gorges de la Vézère
Coup de cœur
Que connaît-on de la Corrèze ? Le président Chirac, bien sûr, le plateau de Millevaches, Brive et sa gaillarde équipe de rugby, Tulle, sa dentelle et sa manufacture d'armes, et puis, partout, la verte campagne où paissent de rousses vaches.
Il n'est pas facile de se faire une idée cohérente de la Corrèze, car tout change très vite le long de la nationale 89, véritable épine dorsale de ce département, mais vous rencontrerez des gens accueillants et conviviaux.
Une andouillette à Brive
Et pour cette balade corrézienne, point de départ obligé à Brive-la-Gaillarde, épithète acquise au feu lors d’une bataille au XIVe siècle, on devrait plutôt dire Brive-la-Bourgeoise, avec son alignement d’hôtels particuliers où siègent de paisibles avocats et de prospères notaires. Car Brive est une ville riche qui tranche un peu avec le reste du département plus modestement agricole et ouvrier.
Collonges-la-Rouge
On part ensuite vers Turenne, un des plus beaux villages de France, patrie de Henri de la Tour d’Auvergne, maréchal de France, allié de Louis XIV, ce fut un des plus grands fiefs de France au XIVe siècle, frappant monnaie, levant impôts et jouissant d’une autonomie complète vis-à-vis du pouvoir royal.
Autre bonheur total en Corrèze, Collonges-la-Rouge. C’est un remarquable ensemble de grès rouge, coiffé de lauzes bleues et séparé par d’étroites ruelles. Un bourg qui s’est développé à partir du VIIIe siècle, mais qui prospéra au XVIe, lorsque les notables de Turenne vinrent s’installer ici. Ceci explique cela !
Il faut absolument y aller hors saison. Comme une trop belle maîtresse dans un harem de femmes simples, Collonges n’a pas à rougir de sa beauté, mais devrait rosir de sa suffisance pendant la saison touristique. Collonges mérite d’être découverte en janvier, emmitouflée dans un grand manteau et là, c’est un véritable bonheur égoïste de routard en mal de plaisir solitaire.
La terre brûlée
Et puis on passe dans l’Yssandonnais qui s’étend de plateaux en collines, de puys en vallons, à l’est et à l’ouest de la Vézère. Pas de " spots " touristiques, mais pleins de villages chargés d’histoire, de châteaux en ruine et d’autres transformés en résidences.
Le Saillant et son vieux pont du XIIIe, Saint-Robert dont le charme médiéval n’échappe à personne et qui possède une église du XIIe siècle. Et puis un endroit émouvant : le massif des Monédières. Les collines alternent avec les dépressions avec élégance. Avant il y avait des forêts mais par deux fois dans l’histoire, l’homme l’a détruite. Jules César, lors de la Guerre des Gaules, embrasa les bois pour déloger les druides résistants qui y avaient trouvé refuge. Ce crime de lèse-forêt fut répété au XVIe siècle par Louis de Pompadour qui voulut chasser les huguenots. Il y parvint, mais se ruina en détruisant cette terre des Monédières, ses villages et ses châteaux qui lui appartenaient. Ainsi, fougères, myrtilles, bruyères prospèrent sur les landes pentues, tandis que là où c’est possible, on replante un peu mais, de Treignac à Chaumeil, les paysages sont tellement bucoliques, presque impressionnistes que l’on se plait à rêver à ce que tout reste en l’état.
Dernière escapade le long de la Dordogne, qui reste une des plus belles rivières françaises. On y trouve des barrages imposants et magnifiques, mais surtout les rives portent encore le souvenir des gabarres, ces barques à fond plat qui descendaient les chênes vers Bordeaux servant à la fabrication des tonneaux. Il faut aller à La Roche-Canillac pour découvrir la Dordogne au fil de l’eau dans une de ces barques. C’est pas du rafting, mais presque.