Le Liban, creuset culturel, a vu naître de brillants artistes. Nous avons choisi de vous en présenter deux des plus célèbres.
Kahlil Gibran (Djubran Kahlil Djubran), né en 1883 à Bécharré, meurt en 1931 à New York. Poète, philosophe et artiste, il écrit d'abord en arabe et ensuite en anglais lorsqu’il s'installe à New York en 1912. Ses poèmes sont traduits en plus de vingt langues. Ses dessins et peintures ont été présentés dans les plus belles capitales du monde. Le Prophète , son livre majeur, exprime sa quête spirituelle et sa vision de l’absolu. Ses livres de poèmes, illustrés avec ses dessins mystiques ont conquis un grand nombre de lecteurs de par le monde.
Amin Maalouf vit en France depuis 1976. C’est certainement l’un des écrivains libanais francophones les plus doués de sa génération. Il a écrit de nombreux romans à caractère historique principalement en relation avec le Moyen-Orient. Longtemps collaborateur de l’hebdomadaire Jeune Afrique, dont il a été rédacteur en chef, il a parcouru une soixantaine de pays et couvert de nombreux événements, dont la Révolution iranienne.
Le chant traditionnel libanais tire ses origines des mélopées tristes
et nostalgiques que fredonnaient les pâtres dans les montagnes, ou les travailleurs
des ports de la côte.
Ephrem le Syriaque, père de l'Église universelle et considéré
comme le père de la musique chantée, s’en inspira au IVe siècle
pour composer des poésies religieuses rythmées. Au Ve siècle,
Romanos le Mélode, fin lettré, poète et musicien de Beyrouth, unifia les mélodies
araméennes et byzantines et édicta les premières lois de la musique religieuse.
C'est sur ces airs et ces mélodies que sont basés tous les chants liturgiques
des églises d'Orient. On suppose que les chants des muezzins s'en sont inspirés.
Au XXe siècle, des musiciens libanais tels que les frères Rahbani,
Zaki Nassif et Philemon Wéhbé, entre autres, ont fait évoluer cette mélodie
en la modernisant et en y introduisant des instruments occidentaux.
Cette tradition musicale est aujourd’hui toujours vivante au travers de 2 grandes voix libanaises.
Fairuz, dite « la plus grande chanteuse arabe depuis la disparition d'Oum Kalsoum », a exprimé son immense talent dans des genres très variés, interprétant aussi bien, dans la plus pure tradition classique, des œuvres arabo-andalouses, des Mouwachahs et des Qacidas que puisant dans le répertoire plus contemporain des opérettes et des chansons modernes. Elle chante aussi ses origines chrétiennes dans un grand nombre de chants religieux pour Pâques et Noël. Sa carrière a pris essor dans les années cinquante lorsqu’elle a commencé à travailler avec des compositeurs avant-gardistes partisans du renouveau de la musique arabe (les frères Rahbani). À partir des années soixante, elle devient la vedette incontestée de tout le monde arabe. Elle est toutefois restée fidèle au Liban où elle a vécu et travaillé en permanence malgré la guerre.
Sœur Marie Keyrouz, dite la « Sœur savante chantante », la « Messagère de la paix », la « Lumière de la musique sacrée », ou encore la « Voix mystérieuse de l'Orient », est née à Deir-El-Ahmar, près de la cité romaine de Baalbeck, maronite de famille et melkite de congrégation religieuse, elle incarne la tradition du chant chrétien des Églises orientales. À la croisée des religions, ses disques ont rencontré un succès international et lui ont valu de nombreuses invitations à chanter à travers le monde. Sa passion pour le chant l’a aussi conduite à des recherches approfondies dans ce domaine (elle est docteur en musicologie et présidente fondatrice de l'Institut International de Chant Sacré à Paris).
Au Liban, le français est un fait de culture et un choix de société. L’enseignement
du français a été introduit au Liban par les missions religieuses qui ont fondé,
à partir du XVIIIe siècle et tout au long des siècles suivants,
un grand nombre d’écoles, puis des universités, ouvertes à tous les Libanais
et où l’enseignement se donnait en français et en arabe.
Le bilinguisme de l’enseignement, de la maternelle à la terminale, a toujours
été la règle au Liban et a été maintenu même après l’indépendance à l’initiative
de toutes les communautés sans qu’aucune disposition légale ou réglementaire
ne détermine le choix de la deuxième langue qui, à côté de l’arabe, doit ainsi
être enseignée.
Bénéficiant d’une longue tradition de pluralisme et d’ouverture, le Liban jouit
d’une liberté d’expression parmi les plus développées de la région. La presse
est plurielle et volontairement satirique. La télévision aussi.
Le pays compte
plusieurs maisons d’édition francophones. Le Liban est le premier producteur et le
premier importateur de presse et de livres français de tout le Moyen-Orient.
La presse écrite compte de nombreux journaux et magazines dont L’Orient-Le
Jour (quotidien), Magazine, La Revue du Liban (hebdomadaires)
et plusieurs revues mensuelles dont Mondanité, Noun, Prestige, Femme,
etc. Le taux de lecture de la presse francophone est d’environ 27 %. Plusieurs
radios sont totalement ou partiellement francophones. En revanche, il n’existe
plus de canal télévision francophone depuis la suppression de Canal 9 en 2001.
Le cinéma français bénéficie d’une large distribution, mais c’est le cinéma américain - comme partout ailleurs - qui tient le haut du pavé. Tous les films étrangers sont sous-titrés en arabe et en français.
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