Cinéma
Après
les années fastes du cinéma letton (de 1966 à 1990), les studios Riga Film,
pour survivre, ont coproduit des films étrangers et loué leurs locaux, ainsi
que leur matériel aux compagnies publicitaires et aux chaînes de télévision.
Les studios ont été privatisés en 1998, mais l'État détient toujours près
du tiers des parts.
La subvention publique est la
principale source de financement du cinéma letton. Le développement des
coproductions, notamment avec les pays scandinaves voisins, a permis à la
production cinématographique de se redresser au cours des dernières années.
Les
films américains représentent à eux seuls près de 90 % des entrées. Une
des priorités affichées par le Ministère de la Culture en matière
cinématographique est de renforcer la coopération avec les acteurs du 7e art
des autres États baltes, et de créer une identité artistique commune.
Pour un premier aperçu du cinéma letton, signalons le Cuirassé
Potemkine (1925), de Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein (né
à Riga), ainsi que l'oeuvre de Juris Podnieks, Is it easy to be young
? (1986), sur la jeunesse lettone.
Littérature
En 1888,
la publication du Lacplesis (Tueur d'ours) d'Andrejs Pumpurs a marqué
une sorte de naissance de la littérature lettone. Ce long poème épique renoue
en effet avec des thèmes anciens fédérateurs de l'identité collective.
C'est sous les plumes de Janis
Rainis (1865-1929) et d'Anna Brigadere (1861-1931) que la littérature connut
ses plus grandes heures au début du XXe siècle. Aujourd'hui,
elle est principalement portée par la poétesse Vizma Belsevica (1931-2005).
La
littérature témoigne de l'attachement des Lettons aux racines paysannes et à
leur folklore, piliers de leur identité durant les siècles d'occupation par les
puissances étrangères.
Musique
Comme
les deux autres pays baltes, la Lettonie a connu une longue période de négation
culturelle avant que son identité émerge, vers le milieu du XIXe siècle.
La tradition orale et le chant ont joué un rôle majeur dans la prise de
conscience de l'identité nationale. Les dainas,
des chansons folkloriques, ont notamment permis de faire émerger une conscience
de la culture lettone et de transmettre celle-ci. Instruments du combat pour
l'identité, elles ont aussi été porteuses de revendications.
La
production musicale est aujourd'hui importante. Elle n'est pas particulièrement
un vecteur idéologique, les thèmes les
plus populaires étant essentiellement rattachés à l'amour. Imants Kalnins et
Raimonds Pauls comptent parmi les compositeurs contemporains les plus populaires.
Médias
Les
Lettons sont très friands de journaux et la presse écrite rencontre une large
audience. Diena (Le Jour) est le quotidien de référence avec de nombreuses pages
internationales. Neatkariga Rita Avize (L'Indépendant du matin) est lu
par les classes moyennes, tandis que Latvijas
Avize (Le Journal letton) demeure
le titre le plus populaire. Rigas balss
(La Voix de Riga) est un quotidien populaire du soir, proche de la
mairie de Riga, qui se consacre surtout aux nouvelles locales.
On trouve aussi un hebdomadaire d'informations
générales en anglais The Baltic Times qui
couvre l'actualité des pays baltes, ainsi que des publications en russe.
En dehors des chaînes câblées, la Lettonie possède
sept stations hertziennes généralistes : trois publiques (LTN, LTV 1,
LTV 2) et quatre privées (31St
Ch., TV3, Lettonie Riga TV et Riga TV). La plupart des programmes sont diffusés
en letton et en russe.