- Superficie : 64 600 km², soit un petit peu moins
que le Benelux.
- Population : environ 2 245 000 habitants, urbanisés à
69 %.
- Capitale : Riga (732 000 habitants).
- Croissance démographique : - 0,6 %. Le pays compte la plus grande proportion au monde de femmes par rapport aux hommes (54 % contre 46 %).
- Densité : 35 hab./km².
- Espérance de vie : 72 ans (11 ans d'écart entre les hommes et les femmes !).
- PIB par habitant : 12 330 €.
- Taux de chômage : 5,9 %.
- Religion : luthérienne (25 % de la population) et catholique
(25 % de la population).
- Monnaie : le lat letton.
- Langue : le letton.
- Régime politique : démocratie parlementaire.
- Chef de l'État : Valdis Zatlers (depuis juillet 2007).
- Premier ministre : Ivars Godmanis (décembre 2007).
- Sites classés au Patrimoine mondial de l'Unesco : le centre
historique de Riga (1997) et l'Arc géodésique de Struve.
Économie
Traditionnellement, la Lettonie a toujours servi de pont entre Est et Ouest, entre mer Baltique et Russie : ses ports étaient parmi les plus importants de l'Union soviétique. Lorsque, en 1991, le pays retrouve son indépendance, le système de production, basé sur l'industrie, s'effondre. Entre 1990 et 1993, le PIB par habitant chute de plus de moitié ! L'hyperinflation entre en jeu (958 % en 1992)... Fin 1992, les trois quarts de la population se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté.
Il faudra cinq ans, des réformes et une politique économique drastique pour permettre au pays de redresser la tête. Mais à peine le soleil pointe-t-il son nez que la faillite de la Baltija, la principale banque d'affaires, replonge la Lettonie dans la crise.
Les chiffres de 1996 sont plus optimistes. La privatisation des sociétés d'État, très discutée, est acquise.
La crise russe de 1998 survient alors. Elle se révèle positive. Les importations, devenues trop chères, s'effondrent. Les productions nationales redécollent, entraînant l'économie dans leur sillage. Les investissements étrangers affluent. La Lettonie affiche, depuis, des chiffres de croissance parmi les plus élevés de l'Union européenne.
L'économie parallèle, la corruption et l'accroissement constant des inégalités posent problème.
La situation de la minorité russe non citoyenne est rendue difficile par certains aspects de la législation lettone : interdiction de voter, de postuler dans l'administration, de posséder des terres, droits sociaux inégaux, etc. Jusqu'en 1998, il fallait prouver que l'on parlait letton pour pouvoir bénéficier du chômage !
Au cours des dernières années, la Lettonie a mené une politique de stabilisation économique libérale qui a soutenu la croissance (+ 9 % en 2007).
Depuis 2004, l'inflation est toutefois repartie. Le dynamisme des échanges avec l'UE et une politique économique attractive pour les entreprises étrangères devraient néanmoins permettre à la Lettonie de passer à l'euro en 2011 si l'inflation est jugulée, et en fonction, comme partout, des conséquences de la crise financière de la fin 2008.