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Languedoc-Roussillon

La terre et les hommes

Économie

L'agriculture constitue la pièce maîtresse de l'économie de la région grâce aux vignobles notamment, les plus étendus de France, mais aussi aux cultures maraîchères et fruitières. Le tissu industriel est pauvre et marqué par un fort déséquilibre géographique. Les activités et la population s'agglutinent sur le littoral et le sud-est. Une récente montée du secteur tertiaire s'avère très positive pour l'économie de la région, dont le taux de chomâge est de quatre points supérieur à la moyenne nationale. Sans oublier l'apport du tourisme : le Languedoc-Roussillon est situé au top 5 des régions les plus visitées de France. À noter également, la richesse du secteur traditionnel avec la présence de nombreux artisans et commerçants régionaux.

Géographie et environnement

Le littoral est riche en espèces protégées et l'arrière-pays propice à l'écotourisme. Aux stations balnéaires de la côte s'ajoutent les montagnes qui couvrent la moitié du territoire et les garrigues. Une richesse naturelle que la région s'efforce de protéger avec la constitution de 2 parcs nationaux et aucune construction sur 60 % du littoral. Le Languedoc-Roussillon est tout orienté vers la Méditerranée, gigantesque amphithéâtre à 3 niveaux : les montagnes, la garrigue et la plaine.

Le parc National des Cévennes

Créé le 2 septembre 1970, le parc intervient sur une zone dite “ protégée ” qui couvre 52 communes (au total, 591 habitants) et s'étend sur plusieurs terroirs différents : le mont Lozère (1 700 m), le mont Aigoual et le Lingas (1 565 m), les hautes vallées des Gardons (vallées Longue, Borgne et Française), la montagne du Bougès (1 421 m) et le causse Méjean, vaste plateau dénudé et superbe.

Il comporte une zone centrale de 91 279 ha entièrement protégée. Cette zone étant habitée, les activités agricoles et forestières y sont autorisées mais contrôlées. La réserve mondiale de la biosphère des Cévennes, définie par l'Unesco en 1985, s'étend sur l'ensemble du parc. De fait, 14 000 ha sont totalement protégés de toute incursion. Cette réglementation permet de conserver intacts le patrimoine génétique animal et végétal de la région et le patrimoine architectural, et de procéder à l'entretien des paysages qui avaient tendance à évoluer de manière catastrophique en raison de l'exode rural. Aujourd'hui, ce programme protège et gère 89 espèces de mammifères, 208 espèces d'oiseaux, 17 espèces de reptiles et 18 d'amphibiens, 24 espèces de poissons. Des vautours-fauves, des coqs de bruyère, des castors, des cerfs et des chevreuils ont été réintroduits par ses soins. Le parc, c'est aussi l'autorité scientifique, presque la conscience morale de la région.

L'identité occitane

Pendant la guerre du Larzac, le bruit courut qu'une nouvelle nation d'opprimés se révoltait contre le centralisme jacobin. L'Occitanie n'a manqué que d'un Bismarck pour exister. Sa langue est un trésor : 160 000 mots, contre 30 000 en français. Littérature, solidarité urbaine, tolérance : l'Occitanie du XIe siècle était très en avance sur son temps. Trop, puisque sa complaisance envers les cathares signa sa perte. Guerres de Religion, camisards, Révolution, 1848, 1870, 1907 : chaque occasion lui fut bonne pour se révolter contre le mépris de ceux du Nord.

L'identité catalane

Le fort de Salses : la frontière avec la Catalogne. C'est ici, entre la plaine du Roussillon, les coteaux des Aspres et du Conflent, les hautes vallées du Vallespir, de Cerdagne et du Capcir, qu'est née la puissance la plus dynamique de la Péninsule. Ces petits royaumes pyrénéens, où l'on parlait une langue ayant des traits caractéristiques communs aux langues ibéro-romaine et gallo-romaine – le catalan –, ont conquis sur les sarrasins le comté de Barcelone, puis le royaume de Valence et l'Aragon. Mais les Catalans étaient avant tout des marins. Perpignan vécut dans l'ombre de Barcelone jusqu'au jour où le roi d'Aragon en fit la capitale d'un petit État, le royaume de Majorque. Il en reste un merveilleux palais et des souvenirs d'opulence que Perpignan, jamais, ne parvint à oublier. Et puis, en 1659, le traité des Pyrénées fait du Roussillon la talonnette de la France. De Gaudí à Tàpies en passant par Miró, la renaissance de l'art catalan ignore les frontières, Dalí et Picasso arpentent le Roussillon, et lorsque Pau Casals s'installe à Prades pour fuir le franquisme, il est chez lui.





 



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