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La terre et les hommes Languedoc-Roussillon

Géographie et environnement

Le littoral est riche en espèces protégées et l'arrière-pays propice à l'écotourisme. Aux stations balnéaires de la côte s'ajoutent les montagnes qui couvrent la moitié du territoire et les garrigues. Une richesse naturelle que la région s'efforce de protéger avec la constitution de 2 parcs nationaux et aucune construction sur 60 % du littoral. Le Languedoc-Roussillon est tout orienté vers la Méditerranée, gigantesque amphithéâtre à 3 niveaux : les montagnes, la garrigue et la plaine.

Économie

L'agriculture constitue la pièce maîtresse de l'économie de la région grâce aux vignobles notamment, les plus étendus de France, mais aussi aux cultures maraîchères et fruitières.
Le tissu industriel est pauvre et marqué par un fort déséquilibre géographique. Les activités et la population s'agglutinent sur le littoral et le sud-est.
Une récente montée du secteur tertiaire s'avère très positive pour l'économie de la région, dont le taux de chomâge est de quatre points supérieur à la moyenne nationale. Sans oublier l'apport du tourisme : le Languedoc-Roussillon est situé au top 5 des régions les plus visitées de France.
À noter également, la richesse du secteur traditionnel avec la présence de nombreux artisans et commerçants régionaux.

Habitat

Il n'existe pas de modèle type de maison du Languedoc ou du Roussillon. Un seul mot d'ordre : s'adapter au milieu. Architecture robuste des zones montagneuses, maisons basses du littoral : à chacun son chez-soi. Les matériaux de construction sont divers, même si l'élément de prédilection reste la pierre.

- En plaine et dans les collines : les maisons de vignerons sont presque légion. Au « pays des toits de lauzes », ces habitations aux murs ocre ou roses présentent la singularité d'avoir des toits de tuiles. Même sort pour le mazet, voisin des maisons vigneronnes, sorte de remise ou d'abri aux murs de pierre de forme rectangulaire, qui ne comporte qu'une pièce.
- Sur les causses et dans la garrigue : l'habitat des causses est presque entièrement dédié à l'élevage ovin. La bergerie est la première à avoir sa place au cœur de la bâtisse. Tout est pensé pour se protéger du vent, notamment la silhouette compacte du bâtiment. En l'absence de bois, la pierre règne en maître. Pas de villages mais des habitations dispersées.
- Sur le littoral : il n'y a guère qu'une partie de la Camargue qui peut se vanter d'avoir conservé son habitat traditionnel : maisons pas très hautes, en longueur, couvertes de roseaux du marais. Les authentiques cabanes de pêcheurs se font rares et laissent place à des bungalows. Parfois, ils s'organisent harmonieusement en véritables petits villages sur pilotis comme à Gruissan.
- Dans les montagnes : traditionnellement en pierre, avec toit de schiste ou de lauzes, les habitations sont regroupées en hameaux, accrochées aux versants des montagnes ou nichées au fond des vallons. On en trouve de beaux exemples sur les contreforts du plateau de Cerdagne et au fond de quelques vallées perdues du haut Vallespir ou du haut Conflent.
Dans les Cévennes, la maison d'habitation est entourée d'une série de bâtiments en schiste.
- La lauze de Lozère : outre le granit, très présent dans les constructions jalonnant les pentes du mont Lozère, la lauze a bonne réputation. Elle est l'adversaire de choc des hivers longs et rudes, des étés chauds et secs. Cette feuille de schiste, de calcaire ou de grès couvre depuis des siècles fermes et bergeries de tout le sud-ouest de la France. Ce matériau est cependant très lourd.

Le parc National des Cévennes

Créé le 2 septembre 1970, le parc intervient sur une zone dite « protégée » qui couvre 52 communes et s'étend sur plusieurs terroirs différents : le mont Lozère (1 700 m), le mont Aigoual et le Lingas (1 565 m), les hautes vallées des Gardons (vallées Longue, Borgne et Française), la montagne du Bougès (1 421 m) et le causse Méjean, vaste plateau dénudé et superbe.

Il comporte une zone centrale de 91 279 ha entièrement protégée. Cette zone étant habitée, les activités agricoles et forestières y sont autorisées mais contrôlées. La réserve mondiale de la biosphère des Cévennes, définie par l'Unesco en 1985, s'étend sur l'ensemble du parc. 14 000 ha sont totalement protégés de toute incursion. Cette réglementation permet de conserver intacts le patrimoine génétique animal et végétal de la région et le patrimoine architectural, et de procéder à l'entretien des paysages qui avaient tendance à évoluer de manière catastrophique en raison de l'exode rural.
Aujourd'hui, ce programme protège et gère 89 espèces de mammifères, 208 espèces d'oiseaux, 17 espèces de reptiles et 18 d'amphibiens, 24 espèces de poissons. Des vautours-fauves, des coqs de bruyère, des castors, des cerfs et des chevreuils ont été réintroduits par ses soins. Le parc, c'est une sorte d'autorité scientifique, presque la conscience morale de la région.





 

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