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![]() Languedoc-RoussillonItinéraires conseillésBalade en Roussillon - Perpignan : le Castillet, cathédrale Saint-Jean, palais des rois de Majorque, musée Rigaud, forteresses de Salses. L’Aude : en pays cathare - Carcassonne : la Cité, les musées, la bastide Saint-Louis. Le Languedoc, de Béziers à Uzès - La route des vins de Faugères à Béziers. Les Cévennes - Les Cévennes gardoises : Alès, la route régordane, Vézénobres, Anduze, Le Vigan et sa région. La Lozère - Mende. Itinéraire insolite : l’énigme de la bête du Gévaudan Ce n’est pas forcément le coin le plus représentatif du Languedoc-Roussillon, mais voilà bien un lieu d’histoire, d’une histoire qui a fait couler beaucoup d’encre et qui fut un récent succès cinématographique avec Le Pacte des Loups. Nous sommes à Marvejols. Une petite ville de caractère, sympa, patinée par les siècles et située aux portes de l’Aubrac en plein coeur du Gévaudan. Le Gévaudan, c’est le pays de la bête qui ensanglanta la région et défraya la chronique de l’Ancien Régime. A-t-elle vraiment existé ou non ? Était-ce un énorme loup plus féroce que les autres ? Un monstre crochu et velu échappé d’un cirque ? Un gros chien dressé à tuer ? On a jamais su le fin mot de l’histoire. Et même aujourd’hui, on continue à se battre contre son fantôme. Après avoir fait couler le sang, la bébête fait couler de l’encre. Elle hante les imaginations, figure sur des affiches et des cartes postales, on la voit derrière les vitrines des commerçants de Marvejols où une hideuse statue la représente, prête à dévorer sa proie. Un café porte même son nom. Que s’est-il passé au juste ? Pendant trois ans, entre 1764 et 1767, la province du Gévaudan fut terrorisée par une " bête farouche " inconnue et mystérieuse, un animal redoutable qui s’attaquait surtout aux enfants (68 victimes) et aux femmes (25 victimes), rarement aux hommes (6 morts). Les bûcherons n’osaient plus aller couper du bois, les familles frémissaient de peur. Pour capturer le quadrupède, le roi Louis XV envoya le capitaine Duhamel et 57 dragons. Toute la contrée fut ratissée. Rien. La terreur continua. 140 paroisses furent alors mobilisées. Afin de combattre ce " fléau envoyé par Dieu pour punir les Gévaudanais de leurs moeurs relâchées ", l’évêque de Mende ordonna, comme au temps des grandes calamités, des prières dans toutes les églises. Le diable n’était pas très loin. Février 1765 : échec de la première campagne. Le roi dépêcha un autre louvetier, Denneval, qui avait 1 200 loups à son palmarès. Nouvel échec. La bête continuait ses méfaits. Excédé, Louis XV expédia son chef des chasses royales, Antoine de Beauterne. Quelques semaines de battues et il revint victorieux avec un gros loup. Pour le récompenser, le roi lui versa 10 000 livres. Mais sur le terrain, le carnage continuait. C’est seulement le17 juin 1767 qu’un certain Jean Chastel tue un loup avec des balles bénites. "Foutaise que toutes ces histoires" hurlait Gérard Ménatory, " avocat " des loups dans son parc du Gévaudan à Sainte-Lucie (voir ci-dessous). Jamais la bête n’a tué un mouton. Alors, on se penche vers l’hypothèse d’un détraqué sexuel. Le dernier film en date : Le pacte des loups revient sur les différentes hypothèses envisagées au fil des ans par les historiens. Le truc, une autre énigme À Marvejols, on découvre les portes fortifiées avec leurs mâchicoulis, leurs grosses tours rondes et que ce soit la porte des Chanelles ou la porte du Soubeyran, elles sont habitées encore aujourd’hui d’où leur état de fraîcheur. Il faut aller visiter l’église Notre-Dame de la Carce, un édifice construit à l’initiative de Guillaume Durand (l’évêque de Mende, pas le journaliste) au XIVe siècle. Dans les environs, vous apprendrez à repérer les " trucs ". Un truc est une sorte de grosse colline herbue et rocheuse qui se dresse soudain dans le paysage. Il y en a trois dans les environs : le truc du midi (1 019 m), le truc de Grèzes (1 012 m) et le truc de Saint-Bonnet-de-Chirac (934 m). Pourquoi les trucs ? Parce qu’on ne sait pas ce que c’est. Les trucs sont des énigmes géologiques, on ne sait ni pourquoi, ni comment ils sont apparus. Alors ce sont des trucs ! Et à Sainte-Lucie, il faut vous rendre au Parc Animalier des Loups du Gévaudan. Une vraie expérience de réintroduction du loup dans cette région. Le dernier spécimen avait été tué au début du siècle dernier. Gérard Ménatory a passé une bonne partie de sa vie à réhabiliter les loups. Certains ont dit qu’il avait du sang de loup dans les veines. Aujourd’hui, son souvenir demeure ainsi que ses loups. Et on entend encore Gérard stipendier Charles Perrault et son Chaperon Rouge comme étant une oeuvre idiote. En fait, l’homme est un loup pour le loup. Et ce n’est pas Hélène Grimault qui dira le contraire. |
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