Culture et arts Kirghizistan

L'épopée de Manas

Pour les nomades, habitués à se déplacer avec un minimum d’affaires, les livres étaient superflus. Pour assurer la transmission du savoir et de l’histoire, les techniques orales furent donc largement privilégiées. Les conteurs retenaient par cœur des centaines, voire des milliers de vers.

L’épopée la plus célèbre est celle de Manas, le héros national kirghize. Elle est rarement accompagnée de musique puisque c’est le conteur, par son ton et le rythme de sa parole, qui était sensé donner à son récit une mélodie. La récitation intégrale de l’épopée de Manas, qui compte 500 000 vers, pouvait durer plus d’une semaine.

Cinéma

La république kirghize est le parent pauvre du cinéma soviétique. Jusqu’au milieu des années 1950, on ne recense que quelques documentaires réalisés par une filiale des studios ouzbeks de Tachkent. Réorganisée, la filiale devient Kirghizfilm et présente sa première fiction, Mon erreur, réalisée par Ivan Kobyzev, en 1957. Deux autres films suivent dès l’année suivante avant que Kirghizfilm ne soit dopé, au début des années 60, par l’arrivée de jeunes réalisateurs talentueux s’attachant à mettre en avant leurs cultures et traditions nationales.

Quelques longs métrages marquent leur époque comme Une traversée difficile de Melis Ouboukeev (1964) Le premier Maître, d’Andreï Mikhalkov-Kontchalovski (1965), ou Coup de feu au col de Karach, de Chamchiev (1968). Les années 70 et 80 sont beaucoup plus pauvres, très marquées par le réalisme soviétique et l’éternelle lutte du bien contre le mal.

Depuis l’indépendance, les studios kirghizes sont quasi désertés. Signalons néanmoins le réalisateur kirghize Aktan Abdukhalikov, surtout connu pour Le Fils adoptif (1999).

Récemment, Aktan Abdykalikov et Aktan Arim Kubat se sont associés pour réaliser Le Voleur de lumière, en partenariat avec plusieurs pays européens, mais en dehors de quelques météores de ce type, les kirghizes ne vont au cinéma que pour voir des films russes ou des blockbusters américains.

Liberté de la presse

Après l’indépendance, le Kirghizistan a connu certaines avancées démocratiques sous la présidence d’Azkar Akaev, chassé du pouvoir en 2005 par la révolution des tulipes.
Il y a eu une certaine reprise en main sous Bakiev, mais depuis 2010 et le départ de ce dernier, la presse jouit de nouveau d’une meilleure liberté de parole. RSF classe d’ailleurs en 2016 le Kirghizistan à la 85ème place, alors qu’il n’était qu’au 111ème rang en 2008.

Le Times of Central Asia est un hebdomadaire rédigé en anglais que vous pourrez trouver dans les nombreux cafés à l’occidentale de Bichkek. Il diffuse une information relativement libre.

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