Argent, banques, change
La monnaie nationale est le shilling kenyan (Ksh).
Pour 1 dollar américain, on obtient plus ou moins 75 shillings et environ 100 shillings pour 1 euro (début 2009). Très irrégulier dans les années 1992-1993, le cours est aujourd'hui relativement stable.
Les devises étrangères
Le dollar américain est encore la devise la plus couramment utilisée au Kenya. Mais, devant la baisse du dollar, l'euro gagne du terrain et il peut être changé sans aucun problème.
On espère que l'euro sera bientôt le bienvenu dans les lodges des parcs et réserves.
Prévoir une réserve de cash (euros de préférence, vu sa supériorité actuelle sur le dollar, et un peu de dollars quand même pour les entrées des parcs) qui vous permettra de parer à toute éventualité.
Les banques
Les banques sont ouvertes grosso modo du lundi au vendredi de 9 h à 15 h et la plupart du temps le samedi matin.
Le change
Les bureaux de change (Forex) permettent de changer euros et dollars à des taux toujours supérieurs à ceux des banques. Très intéressants, donc, d'autant qu'ils sont ouverts plus tard que les banques le soir et le samedi. N'oubliez pas de prendre votre passeport et votre récépissé d'achat pour changer des chèques de voyage.
Évitez de changer dans les hôtels et lodges : taux souvent médiocres, parfois même ahurissants. Évitez aussi le marché noir : arnaque presque assurée.
Les chèques de voyage
Cela reste une solution pour ne pas emporter trop d'argent liquide. Cela dit, le taux de change est toujours légèrement inférieur à celui du cash. Ils sont bien acceptés dans les bureaux de change et les banques, tant en euros qu'en dollars. Certaines banques exigent le reçu d'achat des travellers délivré par votre banque, en plus du passeport.
La banque Barclays prend une commission d'environ 30 Ksh, soit 0,30 €, par chèque.
Les cartes de paiement
Elles sont de plus en plus utilisées. La carte Visa est la plus répandue ; viennent ensuite les cartes MasterCard, puis, loin derrière, American Express et Diners Club.
Il y a de nombreux distributeurs à Nairobi et à Mombasa. Les guichets de la Barclays délivrent en principe des sommes un peu plus élevées. Votre banque retiendra une commission pour chaque retrait et chaque paiement par carte.
Budget
Package tour ou voyage individuel ?
Les tour-opérateurs proposent des séjours à des prix très séduisants, mais
les prestations que le voyage ne comprend pas font vite grimper l'addition.
Le prix d'un safari de 2 h dans un parc tourne autour de 4 000 Ksh (40 €) par personne. Les taxis (indispensables la nuit à Nairobi) sont chers ; la course atteint très vite 500 Ksh (5 €).
Tout est négociable. Pendant la haute saison, on est moins en position de force. Il peut alors s'avérer nettement plus intéressant de réserver par un gros tour-opérateur ou une agence, qui ont des prix négociés.
Les saisons
Les différences de tarifs entre les saisons peuvent atteindre 60 %. Compter en moyenne 20 à 40 %. En haute saison, les tarifs sont exorbitants. Cependant tous les établissements ne pratiquent pas cette distinction.
- Haute saison : de décembre à mars, et de juin
à fin septembre.
- Basse saison et saison intermédiaire : en avril (sauf Pâques)
et en mai, voire en juin, et en octobre-novembre.
Les campings
- Public campsites : selon la catégorie, 15 à 25 $ par personne ; 10 à 20 $ de 3 à 18 ans.
- Special campsites : selon le parc, 15 à 40 $ par personne ; 10 à 15 $ de 3 à 18 ans. Mais attention, ce type de camping est réservé aux groupes, plus exactement à un seul groupe ; pour accéder à un special campsite, un droit de réservation de 7 500 Ksh (75 €) est demandé pour chaque groupe (valable pour une durée de 7 jours). En cas d'annulation, vous perdrez toute cette somme.
- Dans les réserves, prévoir une enveloppe supplémentaire pour le gardien et le bois.
Les hôtels
Ces fourchettes de prix sont établies sur la base d'une nuit en chambre double en haute saison. Dans la grande majorité des cas, le petit déjeuner est inclus.
- Très bon marché : jusqu'à 500 Ksh (5 €).
- Bon marché : de 500 à 1 000 Ksh (5 à 10 €).
- Prix moyens : de 1 000 à 3 000 Ksh (10 à 30 €).
- Plus chic : de 3 000 à 7 000 Ksh (32,60 à 75,60 €).
- Très chic : la plupart du temps en formule demi-pension, à partir de 100 $ pour 2 personnes.
Les lodges et camps
Tarifs en full board (pension complète) pour deux personnes, n'incluant
pas de gamedrive (safaris), sauf pour la rubrique « Très chic ».
- Prix moyens : moins de 140 $ (96 €).
- Plus chic : de 140 à 200 $ (96 à 137 €)
- Chic : de 200 à 300 $ (137 à 205 €).
- Très chic : de 300 à 500 $ et plus (205 à 342 €).
Les restaurants
Ces fourchettes de prix sont établies sur la base d'un repas complet.
- Très bon marché : jusqu'à 200 Ksh (2 €).
- Bon marché : de 200 à 500 Ksh (2 à 5 €).
- Prix moyens : de 500 à 1 000 Ksh (5 à 10 €).
- Chic : de 1 000 à 2 000 Ksh (10 à 20 €).
- Plus chic : plus de 2 000 Ksh (20 €).
Bakchichs
Au Kenya, comme ailleurs, on a souvent l'impression que tout se paie. C'est surtout le cas dans le secteur touristique. Acceptez-le philosophiquement et n'oubliez pas que, quelle que soit votre façon de vous habiller ou le contenu de votre portefeuille, vous restez avant tout un étranger, riche par définition. Les Kenyans n'y sont pour rien : c'est l'image qu'ils perçoivent de nous au travers des médias.
Les photos
Les Massaïs réclament leur dû pour chaque photo d'eux. Les Samburus plus rarement. Tarif : jusqu'à 100 ou 200 Ksh (1 à 2 €) la photo. On peut toujours furtivement prendre des photos de devantures de boutiques pittoresques et colorées. Mais mieux vaut lui demander l'autorisation.
Les chauffeurs et guides
Le poste de bakchich le plus important. C'est ainsi que nombre de responsables de safaris viennent parfois expliquer aux touristes avant le départ que ce serait aimable de débourser, à la fin, de 3 à 5 $ par jour et par personne pour le chauffeur (et pour le guide aussi, s'il y en a un !).
C'est à vous d'estimer le montant du pourboire selon vos critères ou vos moyens.
Achats
Il est interdit d'exporter tous objets contenant des éléments
provenant de l'ivoire des éléphants, de la corne de rhinocéros, de la tortue
marine, du corail, et les peaux de reptiles en tout genre.
Quelques souvenirs : les makondes (sculpture de style abstrait, en ébène) ;
les animaux en bois ; le soapstone ou « pierre à savon » ; les souvenirs massaïs
(calebasses ciselées, boucliers et lances, bracelets et colliers de perles)
; les kiondos (sacs fourre-tout en fibre de sisal) ; les batiks ; les kikois
et kangas (l'un sert à se vêtir, l'autre à accrocher un bébé dans le dos) ;
les cotonnades africaines (à Nairobi et à Mombasa) ; l’artisanat arabe ; les
pierres précieuses ; l'or, pas très cher ; le thé et le café, en paquets ou
en sachets ; les cigarettes, le Kenya produit un tabac de Virginie qu’il commercialise
sous plusieurs marques, comme Embassy et Sportsmans.
Marchandage
En Afrique, comme dans les pays arabes, le marchandage est une obligation.
On
ne marchande pas de la même façon dans la section souvenirs d'un marché
que chez l'artiste ou le producteur. Dans le premier cas, on peut
espérer diminuer le prix de 30, voire 50 %. Dans l'autre, il y a des
chances que le prix n'ait pas été gonflé et corresponde à la valeur que
l'artiste a donnée à son travail.
- Essayez d'arriver en connaissant déjà le prix du marché. Montrez que vous êtes sûr de vous.
- Ne pas trop montrer votre intérêt pour l'objet convoité. Marchandez âprement d'autres pièces, puis revenez à l'objet désiré.
- Un principe primordial : on n'annonce jamais son prix d'abord. On laisse l'autre faire une proposition.
-
Établir un rapport avec le commerçant, c'est avant tout discuter avec
humour, de façon détendue. N'hésitez pas à raconter votre vie, à
blaguer. Si vous ne faites pas affaire, sortez très lentement. Il y a
des chances que vous retrouviez le commerçant à la porte avec une
dernière proposition...