Géographie Jordanie

Géographie

Géologiquement, la Jordanie est le point de jonction des grandes plaques continentales de l'Eurasie, de l'Afrique et de l'Inde. D'où les fractures que l'on peut y observer, comme celle du golfe d'Aqaba, l'une des plus grandes de l'écorce terrestre (7 000 km), ou cette curiosité bien connue qu'est la mer Morte (à environ 424 m au-dessous du niveau de la mer). Il n'est du coup pas rare que la terre tremble, même si les séismes restent généralement d'amplitude faible (4,4 sur l'échelle de Richter le 9 septembre 2006, par exemple).

La Jordanie comprend 3 grandes régions.

- À l'ouest, la vallée du Jourdain prend place dans le Ghor, un fossé tectonique prolongé par la mer Morte et la vallée du wadi Araba. Bien arrosée par les pluies, elle possède une végétation quasi tropicale C'ets la principale région agricole du pays.

- Plus à l'est, les plateaux de Transjordanie dominent de près de 1 500 m le fossé tectonique et arrêtent les pluies venant de la Méditerranée. Conséquence : les vallées sont relativement fraîches et arrosées.

- En revanche, encore plus à l'est, les pluies sont rares. Les plateaux s'abaissent doucement vers la dernière région du pays, le désert, qui recouvre plus de 80 % du territoire. Ce désert est avant tout de type rocailleux, même si on peut apercevoir quelques dunes de sable à certains endroits (dans le wadi Rum par exemple).

Environnement : le problème de l’eau

Un déficit qui s'aggrave

La Jordanie fait partie des quatre pays les plus pauvres en ressource disponible en eau. Parfois, l'été, les citernes au-dessus des habitations sonnent creux et les régions plus défavorisées, aux infrastructures obsolètes, peuvent être privées d'eau pendant plusieurs semaines. La disponibilité atteint tout juste 145 m3 par an et par habitant (1 000 m3 au niveau mondial), alors que le seuil de pauvreté hydrique est situé à 500 m3 par an et par habitant. Ce net déficit est comblé par la surexploitation des nappes phréatiques et par le pompage des nappes fossiles non renouvelables.
La pluviométrie ne permet pas de compenser, loin de là, une forte croissance démographique (3,5 % par an), à laquelle ont contribué les rapatriés de la guerre du Golfe depuis 1991, les Palestiniens fuyant les conséquences de la seconde Intifada, les centaines de milliers de réfugiés irakiens depuis 2003 (58 000 aujourd'hui), et environ 747 000 réfugiés syriens depuis 2011. Le déficit en eau ne peut donc que s’aggraver.

Si seulement ces maigres ressources hydrauliques faisaient l'objet d'une gestion de la demande cohérente ! Voilà bien le nœud du problème : l'eau disponible revient à en majorité % à l'agriculture, qui ne représente que 3 % du PIB et n'occupe que 5 % de la population. Le reste (23 %) est consacré à la consommation domestique, à l'industrie et au tourisme.

Autre enjeu : la distribution de l'eau. Sur l'ensemble du pays, on recense 44 % de pertes. Il s’agit soit de pertes physiques réelles dues à la vétusté du réseau, soit des pertes « administratives » qui, elles, sont malgré tout consommées : des compteurs en dysfonctionnement, par exemple, ou des relevés aléatoires.
L’exploitation des réseaux doit fortement progresser (recherches de fuites non apparentes, renouvellement du réseau...), mais ses moyens financiers et humains sont notoirement insuffisants dans les territoires du nord et à Amman.

Des priorités « stratégiques »

Le maintien d’une agriculture fortement consommatrice d’eau relève d’un choix stratégique en matière d’autosuffisance alimentaire. Pour cet usage, mais aussi pour faire face à la demande d’eau potable toujours croissante à Amman et avec l’afflux des réfugiés syriens dans une région aussi politiquement instable, éviter une dépendance envers les pays voisins constitue une priorité, et l’exploitation des cours d’eau revêt une dimension clairement géopolitique.

Les solutions amorcées

Les politiques semblent avoir pris conscience du problème, face à un lobby toujours très fort de l’eau. Le ministère de l’Eau et de l’Irrigation a lancé un vaste programme d’investissements. Ainsi, en matière agricole, certaines cultures pourraient être abandonnées au profit d’autres moins consommatrices, l’irrigation optimisée, régulée et surtout alimentée à partir du retraitement des eaux usées.
L’idée d’une révision à la hausse de la facturation pour l’eau d’irrigation fait aussi son chemin, quitte à défavoriser les Bédouins et villageois qui profitent de cette gratuité.

Grâce à l’aide internationale, plusieurs projets (construction de barrages, pompage des eaux souterraines et désalinisation notamment) se sont concrétisés ou sont en bonne voie.

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