- Superficie : 89 000 km².
- Population : 6,5 millions d'habitants (estimation 2011).
- Capitale : Amman (2,1 million d'habitants).
- Langue officielle : l'arabe.
- Monnaie : dinar jordanien.
- Régime politique : monarchie parlementaire.
- Souverain : Sa Majesté le roi Abdallah II (depuis 1999).
- Prince héritier : Hussein (fils aîné du roi).
- Religion : l'islam.
- Salaire mensuel moyen : 200 JD. C'est ce que gagne
en moyenne un fonctionnaire.
- Sites inscrits au Patrimoine de l’Unesco : Pétra, sans conteste le plus beau site du Proche-Orient avec les pyramides d'Égypte ; le qusayr Amra, le plus intéressant des châteaux du désert, un ancien pavillon de chasse connu pour ses fresques originales ; la zone protégée du wadi Rum ; Umm-er-Rasas, un site archéologique sur la route du Roi. Il abrite de magnifiques mosaïques, et son classement rappelle que la Jordanie en compte un nombre incalculable, souvent très bien conservées.
Économie
Contrairement à ses voisins irakiens et saoudiens, le royaume jordanien ne possède pas de pétrole en quantité suffisante. La principale source de revenus du pays reste l'industrie minière. Mais ce sont surtout l'immobilier, les services et les industries textile, pharmaceutique et agroalimentaire qui contribuent à la bonne performance de l'économie jordanienne.
Le tourisme est fortement lié au climat politique de la région. Source de revenus prépondérante, il a connu des hauts et des bas dans les années 2000. Conflit israélo-palestinien, attentats du 11 septembre 2001, seconde guerre du Golfe ou encore crise économique en 2009 : ces coups sévères ont parfois fait du pays un désert touristique. En revanche, la reprise entre 2005 et 2008 a permis au secteur d'atteindre environ 20 % du PNB.
Près de 15 % des ressources du royaume proviennent du rapatriement des devises par les Jordaniens qui travaillent notamment dans le Golfe. Une proportion qui a diminué en raison du retour des expatriés au pays en raison de la crise qui affecte aussi les pays du Golfe.
L'agriculture représente autour de 3 % du PIB.
Une croissance en dents de scie...
Depuis le début des années 2000, et ce malgré un climat international morose, l'économie jordanienne a essayé de limiter les dégâts. La croissance annuelle a oscillé autour de 6 % et même près de 8 % en 2008, mais autour de 3 % en 2009 et 2010. Une performance (malgré tout) due aux réformes économiques et à l'aide internationale reçue pour compenser les dommages de la guerre en Irak.
Le roi a veillé à développer les activités de services (70 % du PNB) et a mis en place un vaste programme de libéralisation économique. De plus, son ouverture sur les marchés étrangers lui permet de développer ses exportations et de pallier ainsi les faibles perspectives régionales.
Droits de l'homme
Bien que relativement préservé par la vague de « révolutions » arabes, le royaume a néanmoins connu quelques périodes de troubles au cours du printemps 2011, et Abdallah II a dû faire quelques concessions face au mécontentement social. L'unité du pays est toujours représentée par la famille Hachémite, et cela ne semble pas près de changer.
Néanmoins, le fragile équilibre des forces risque à tout moment de faire basculer la situation. La grogne des tribus, notamment, inquiètes de l'importance démographique prise par la « minorité » palestinienne (qui compte désormais pour la moitié de la population jordanienne), a en effet pour la première fois osé contester le régime, en s'en prenant directement à la reine Rania, d'origine palestinienne.
Nombreux sont ceux qui souhaiteraient que la chape de plomb qui pèse sur la société civile jordanienne soit un tant soit peu levée. L'accumulation de mesures répressives, comme les Lois sur les associations, sur les rassemblements ou encore sur la liberté d'expression, limite dangereusement les possibilités de critiques à l'égard du régime. La pratique très largement répandue de la torture est également contestée par les associations qui dénoncent des dérives de la lutte anti-terroriste.
Les femmes jordaniennes doivent en outre faire face à de nombreuses discriminations, même si une (timide) loi sur les violences domestiques a été adoptée depuis. Pire, la clémence des institutions judiciaires vis-à-vis des auteurs de « crimes d'honneur » continue d'être la règle.