Étant donné l'étendue de la ville, même les meilleurs marcheurs seront obligés d'avoir recours aux transports en commun. Ils auront l'embarras du choix : il y en a pour tous les budgets et pour toutes les destinations.
Si vous avez besoin d'un plan détaillé, procurez-vous en librairie l'atlas Istanbul A-Z : 300 pages avec index des rues.
L'Akbil, un porte-monnaie électronique bien pratique en forme de porte-clés, vendu aux guichets marqués « Akbil satış », vous permettra de circuler à volonté et à prix réduit dans tous les bus municipaux et privés, tramways, ferries, « autobus de mer » (deniz otobüsü), métros et le funiculaire (füniküler) reliant Taksim à Kabataş. Il est équipé d'une puce qui permet de le recharger au fur et à mesure aux guichets ou aux bornes automatiques, pour la journée, une semaine ou un mois. Une caution minime vous sera demandée au départ et, normalement, rendue à l'arrivée.
Le tramway
La ligne principale relie actuellement Kabataş (près du palais de Dolmabahçe) à Zeytinburnu, après avoir traversé le pont de Galata et tout le vieux Stamboul : Sultanahmet, le Grand Bazar, Beyazıt, Aksaray, etc.
Aux heures de pointe, on est serré comme des sardines, mais il est climatisé. Les jetons vendus à l'unité (environ 0,70 €) dans les guérites proches des arrêts peuvent être utilisés quel que soit le nombre de stations. C'est un moyen de transport économique, rapide et propre.
Une seconde et petite ligne relie la station supérieure du funiculaire (Tünel) à la place de Taksim, en haut de l'İstiklâl Caddesi. C'est le tram original du début du XXe s, conservé en parfait état. Jetons vendus au guichet près du départ ou utilisez votre Akbil. Folklo et bon marché. Fonctionne jusqu'à minuit.
Le Metro
Il existe deux lignes, qui ne sont pas encore reliées entre elles. La première part d'Aksaray, sur Vatan Caddesi, dans le vieil Istanbul. Elle est plus ou moins reliée au tramway (station Yusuf Paşa) par un passage en partie souterrain et à Zeytinburnu. Après la station Otogar, elle se divise en direction d'Esenler d'une part et en direction de l'aéroport (havaalanı) d'autre part.
La ligne Şişhane/4.Levent relie le centre-ville moderne (Beyoğlu) aux tours de verre des quartiers d'affaires, en quatre stations.
Les derniers kilomètres relieront Beyoğlu à Aksaray, en passant par Tünel, sous la Corne d'Or, puis Süleymaniye et Yenikapı. Jetons vendus au guichet près du départ ou utilisez votre Akbil.
Le Tünel (vieux métro)
C'est en 1871 que les Français installent la ligne du « Métropolitain de Galata et de Péra » reliant le pont de Galata à la Grand'Rue de Péra (aujourd'hui İstiklâl Caddesi). C'est l'un des plus vieux métros au monde, et aussi le plus court (650 m). Les projets d'extension de la ligne n'ont jamais été réalisés, et le trajet du nouveau métro d'Istanbul l'ignore presque totalement. C'est une sorte de funiculaire souterrain, bien utile pour gravir la colline de Galata. Jetons vendus au guichet près du départ ou utilisez votre Akbil.
Le Füniküler
Inauguré en grande pompe en 2006, ce funiculaire relie la place de Taksim et le terminus du tramway, Kabataş. Il effectue ainsi la jonction entre la ligne de tramway qui vient de Zeytinburnu et la ligne de métro qui dessert les quartiers au nord de Taksim. Jetons vendus au guichet près du départ ou utilisez votre Akbil.
Les taxis (taksi)
Ils sont de couleur jaune. Dès votre arrivée, ils vont vous haranguer à longueur de journée en klaxonnant. Ils sont omniprésents et font partie intégrante de la ville, participant largement au brouhaha.
C'est un moyen bon marché (surtout à plusieurs) et très pratique pour se déplacer rapidement malgré les embouteillages. Compter environ 1,20 € de prise en charge et 0,30 € du kilomètre. Les chauffeurs ont une façon de conduire très spéciale, et il faut s'accrocher.
Ayez toujours l'appoint.
Les chauffeurs ne connaissent pas toujours bien la ville. Ayez de préférence la carte de visite de l'hôtel. Le mieux est d'indiquer un point de repère connu, puis de continuer à pied. Avant qu'il ne démarre, assurez-vous qu'il a bien compris la destination.
Pour limiter les risques d'arnaque, évitez de prendre les taxis qui attendent les touristes aux endroits stratégiques, devant certains édifices et à la sortie des bazars. Ils proposent un forfait toujours désavantageux ; refusez, et prenez-en un en maraude.
Il existe deux tarifs : celui de jour indiqué par une petite lumière rouge sur le compteur et par l'inscription gündüz, et le tarif de nuit (majoré de 50 %), applicable entre minuit et 6 h, avec deux lumières rouges généralement clignotantes et l'inscription gece. Veillez à ce que le chauffeur n'applique pas le tarif de nuit en dehors des horaires légaux sur tout le trajet.
Le bus
C'est le moyen de transport le moins cher, mais aussi le moins confortable car il est souvent plein à craquer et un peu chaotique. Peut être très pratique, mais encore faut-il trouver la bonne ligne. Le repère est la plaque située à l'avant-gauche du véhicule, elle indique la tête de ligne. Cela suppose évidemment de connaître la ville.
Les billets s'achètent dans les guérites de la compagnie I.E.T.T. aux arrêts principaux : il s'agit en fait d'une carte magnétique valable pour 5 trajets, aussi bien dans les bus municipaux (aux pancartes blanches ou numériques) que dans les bus privés bleu-vert (aux pancartes jaunes). Dans les bus privés, vous pouvez monter sans titre de transport et payer votre trajet à l'intérieur. Vous pouvez aussi utiliser votre Akbil.
Le dolmuş
Le dolmuş (prononcer « dolmouche ») est un taxi collectif. Très pratique et économique, le dolmuş suit des lignes régulières. On paie au début de la course en précisant sa destination (on peut descendre avant le terminus, c'est alors moins cher). Attention à bien payer le même prix que les autres passagers.
Possibilité de descendre où l'on veut sur le trajet, pour peu que l'on prévienne le chauffeur le moment venu : dire inecek var (prononcer « inédjèk var »). On peut aussi le héler en cours de route s'il y a de la place.
Il n'y a pas de dolmuş partout. N'en cherchez pas, par exemple, à Sultanahmet, où ils ont été remplacés par le tramway.
Les bateaux ou ferries (vapur)
Le moyen le plus agréable pour circuler à Istanbul. Aux heures de pointe, il faut voir le ballet incessant de ces bateaux blancs sur le Bosphore. Deux types de bateaux desservent la ville et les îles de la mer de Marmara : le ferry (vapur), dont les traversées d'une rive à l'autre sont fréquentes, et les autobus de mer (deniz otobüsleri), plus rapides.
Jetons vendus à l'embarcadère ou utilisez votre Akbil.
Internet : www.ido.com.tr.
En voiture
À éviter à tout prix si l'on ne veut pas avoir une crise cardiaque. Il faut croire que les Stambouliotes ont tous un goût prononcé pour le suicide, à les voir traverser en courant n'importe où et sans regarder la circulation. Le vacarme est tel qu'ils ne prêtent plus attention aux klaxons. C'est l'enfer : les erreurs de circulation sont sanctionnées par des amendes, et il y a même une fourrière. La solution la plus sage est de laisser son véhicule dans un parking.