Étant donné l'étendue de la ville, même les meilleurs marcheurs seront obligés d'avoir recours aux transports en commun.
Si vous envisagez de faire de nombreux déplacements lors de votre séjour, vous pouvez acheter une Istanbulkart : il s'agit d'une carte magnétique de format carte bancaire. Elle coûte 7 TL (carte vide, c’est en fait une caution que vous pouvez récupérer lors de votre départ). On la trouve dans les kiosques voisins de certains arrêts de bus, de tramway ou de métro. On la charge et recharge au fur et à mesure aux guichets ou aux bornes automatiques, du montant que l'on veut.
Elle permet de circuler à prix légèrement réduits dans tous les bus municipaux et privés, tramway, ferries, « autobus de mer » (deniz otobüsü), métro et le funiculaire (füniküler) reliant Taksim à Kabataş : le voyage coûte 1,75 TL puis c'est 10 TLpour les correspondances pendant les 2h suivantes.
La carte n'est pas nominative : vous pouvez donc circuler à plusieurs sur la même carte, mais seul un des passagers bénéficie alors des correspondances à prix réduit. Autre avantage : pas besoin de chercher un kiosque (pas toujours visible) à chaque voyage et finies les files d'attente (parfois longues !) pour acheter un titre de transport.
Sinon, pour prendre le tramway, le métro et le funiculaire, on peut aussi acheter des jetons à l'unité dans les guérites proches des arrêts. Tarif : 2 TL quel que soit le nombre de stations.
Fonctionne grosso modo de 6h à 0h30, mais les horaires changent un peu selon la saison. La ligne principale relie Kabataş (près du palais de Dolmabahçe) à Bağcılar, après avoir traversé le pont de Galata et tout le vieux Stamboul : Sultanahmet, le Grand Bazar, Beyazıt, Aksaray, etc.
Même si aux heures de pointe, on est serré comme des sardines, il est climatisé. C'est un moyen de transport économique et rapide.
Une seconde et petite ligne relie la station supérieure du funiculaire (Tünel) à la place de Taksim, en haut de l'İstiklâl Caddesi. C'est le tram original du début du XXe siècle, conservé en parfait état.
Jetons vendus au guichet près du départ ou utilisez votre Istanbulkart. Folklo et un peu moins cher que le tramway principal (compter près de 1 TL le trajet).
Fonctionne grosso modo de 6h à 0h30 ; jusqu’à 2h du matin pour la ligne rejoignant l’aéroport d’Atatürk. Sur la rive européenne, il existe deux lignes.
La première part d’Aksaray, sur Vatan Caddesi, dans le vieil Istanbul. Elle est reliée par un passage en partie souterrain à la ligne de tramway (station Yusufpaşa) qui permet, si on va à l’aéroport, de récupérer le métro à Zeytinburnu sans s’offrir un détour. Après la station Otogar, cette première ligne se divise : un petit tronçon s’arrête à Esenler, un autre conduit à l’aéroport (havaalanı).
La deuxième ligne Şişhane/Hacıosman relie le centre-ville moderne (Beyoğlu) aux tours de verre des quartiers d’affaires, et même au-delà. Une nouvelle ligne ferroviaire dont la mise en service est prévue courant 2013 (ou 2014) traversera le Bosphore sous un tunnel.
Sur la rive asiatique, une nouvelle ligne relie Kadiköy à Kartal. À terme, elle devrait se poursuivre jusqu’à l’aéroport de Sabiha.
Souterrain, le vieux métro relie le pont de Galata à la Grand-Rue de Péra (aujourd'hui İstiklâl Caddesi). Fonctionne de 7h (7h30 week-end) à 22h45. Jetons vendus au guichet près du départ (1 TL) ou utilisez votre Istanbulkart
Fonctionne de 6h (6h30 le dimanche) à 1h20 du matin (0h45 le dimanche).
Ce funiculaire (qui s’apparente plus à un métro) relie la place de Taksim et le terminus du tramway, Kabataş. Il effectue ainsi la jonction entre la ligne de tramway qui vient de Bağcılar et la ligne de métro qui dessert les quartiers au nord de Taksim.
Ils sont de couleur jaune, comme à New York et omniprésents.
C'est un moyen bon marché (surtout à plusieurs) et très pratique pour se déplacer. Compter environ 2,50 TL de prise en charge.
Une idée de tarif : Sultanahmet-Taksim : environ 18 TL.
Ayez toujours l'appoint.
Les chauffeurs ne connaissent pas toujours bien la ville. Ayez de préférence la carte de visite de l'hôtel. Avant qu’il ne démarre, assurez-vous qu’il a bien compris la destination et que le compteur (taksimetre) n'est pas défaillant.
Évitez de prendre les taxis qui attendent les touristes aux endroits stratégiques, devant certains édifices et à la sortie des bazars. Ils proposent un forfait toujours désavantageux ; refusez, et prenez-en un en maraude.
Pas de tarif spécial la nuit, les dimanches et jours de fête.
Dernier point : certains chauffeurs laissent le compteur tourner pendant que vous essayez poliment de leur expliquer qu'ils se trompent. Soyez ferme dans ce cas-là, si le chauffeur ne veut pas entendre raison, donnez-lui ce que vous pensez être le juste prix pour la course et descendez.
C'est le moyen de transport le moins cher, mais aussi le moins confortable car il est souvent plein à craquer. Peut être pratique, mais encore faut-il trouver la bonne ligne. La plaque située à l’avant gauche du véhicule indique la tête de ligne (affichage numérique en haut du pare-brise pour les modèles les plus récents). Cela suppose de connaître la ville ou de demander conseil à quelqu'un.
Les billets s'achètent obligatoirement dans les guérites de la compagnie I.E.T.T. aux arrêts principaux : il s'agit en fait d'une carte magnétique valable pour 1 ou 2 trajets, aussi bien dans les bus municipaux (aux pancartes blanches ou numériques) que dans les bus privés bleu-vert (aux pancartes jaunes). Dans les bus privés, vous pouvez payer votre trajet à l'intérieur. Vous pouvez aussi utiliser votre Istanbulkart.
Le dolmuş (prononcer « dolmouche ») est un taxi collectif. Très pratique et économique, le dolmuş suit des lignes régulières. On paie au début de la course en précisant sa destination (on peut descendre avant le terminus, c'est alors moins cher). Attention à bien payer le même prix que les autres passagers.
Possibilité de descendre où l'on veut sur le trajet, pour peu que l'on prévienne le chauffeur le moment venu. On peut aussi le héler en cours de route s'il y a de la place.
Il n'y a pas de dolmuş partout. À Sultanahmet, où ils ont été remplacés par le tramway.
Le bateau est le moyen le plus agréable pour circuler à Istanbul est de faire une « minicroisière », à portée de toutes les bourses ! Aux heures de pointe, il faut voir le ballet incessant de ces bateaux blancs sur le Bosphore. Deux types de bateaux desservent la ville et les îles de la mer de Marmara : le ferry (vapur), dont les traversées d'une rive à l'autre sont fréquentes, et les autobus de mer (deniz otobüsleri), plus rapides.
Jetons vendus à l'embarcadère ou utilisez votre Istanbulkart.
Le deniz taksi fonctionne 24h/24. Attention : sur résa seulement.
Des bateaux-taxis relient notamment Eminönü, Ortaköy, Moda (rive asiatique) et de très nombreux points le long du Bosphore et les îles des Princes. Chaque bateau peut accueillir 10 personnes maximum et fonctionne comme un taxi avec un compteur.
Ce n'est pas donné ; surtout intéressant si l'on est plusieurs.
À éviter. Si vous avez un véhicule, la solution la plus sage est de le laisser dans un parking.
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