- Capitale : Reykjavík.
- Superficie : 103 000 km².
- Population : 318 000 habitants.
- Langue : islandais. Langue germanique issue du norrois, le latin des langues scandinaves.
- Densité : environ 3 hab./km².
- Espérance de vie : 83 ans pour les femmes et 80 ans pour les hommes.
- Monnaie : couronne islandaise (ISK), króna, divisée en
100 aurars.
- PIB par habitant : environ 38 000 US$.
- Taux de croissance (2009) : - 6,8 %.
- Religion : luthérienne à 80 %.
- Régime : parlementaire.
- Président : M. Ólafur Ragnar Grímsson (depuis 1996).
- Premier Ministre : Jóhanna Sigurðardóttir (depuis 2009).
- Gouvernement : coalition formée par l'Alliance sociale-démocrate et le Mouvement gauche-verts.
- Ressources naturelles : la pêche et les énergies hydroélectriques et géothermiques.
- Sites classés au Patrimoine de l'Unesco : le parc national Thingvellir et l'île volcanique Surtsey, située à 32 km au sud de la côte islandaise.
Économie
Avec la crise financière internationale et l'effondrement de son système bancaire en octobre 2008, le 5e pays le plus riche du monde est passé, en une semaine, du statut de riche nation prospère à celui du pays le plus endetté de la planète. La dette publique totale atteint 6,67 milliards en 2008 ; fin 2009, elle correspond à 78 % du PIB national. Après une décennie d'euphorie et une croissance annuelle entre 4 et 7 %, le pays fait banqueroute, avec crédits bloqués, comptes gelés, épargne volatilisée...
Il faut remonter au début des années 2000, quand les modestes banques islandaises sont privatisées. Les trois principales banques proposent des crédits libellés en monnaies étrangères, avec des taux variables liés à l'inflation. Les banquiers font valoir que les prêts en devises supportent des taux d'intérêt moins importants que les prêts en couronnes. À condition que la couronne islandaise conserve son statut de monnaie forte...
L'extraordinaire croissance est basée sur des emprunts massifs à l'étranger, avec une monnaie surévaluée. L'économie nationale repose sur son système financier.
Quand, en 2008, la couronne perd la moitié de sa valeur, les Islandais ayant souscrit un ou plusieurs crédits (la majorité des habitants) se voient redevables de remboursements qui ont doublé, voire triplé !
Fin 2008, l'inflation s'envole, les salaires sont gelés, le niveau de vie diminue environ de moitié et le taux de chômage atteint les 9 %.
En 2009, l'Islande accuse un taux de récession de 6,8 %. Le FMI accorde à l'Islande un prêt.
Pour s'en sortir, le pays mise sur trois domaines : la pêche (encore et toujours), le tourisme, un des rares secteurs à avoir profité de la dégringolade de la couronne, et l'exploitation de ses ressources naturelles.