Île Maurice
- Population : 1 300 000 habitants.
- Superficie : 1 865 km² (65 km sur 48 km).
- Capitale : Port-Louis.
- Dépendances : île Rodrigues, Agaléga et Saint-Brandon.
- Langues : anglais, français, créole, bhojpuri, hindi, tamoul, telegu, urdu, hakka.
- Monnaie : roupie mauricienne.
- Régime : démocratie parlementaire.
- Chef de l'État : Anerood Jugnauth (depuis 2003).
- Chef du gouvernement : Navin Ramgoolam (depuis juillet 2005, rélu en mai 2010).
- Salaire mensuel moyen d'un salarié : environ 17 000 Rs (425 €).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : l'Aapravasi Ghat, à Port-Louis, quai où débarquèrent des centaines de milliers de travailleurs indiens à partir de 1835, qui symbolise le début des grandes migrations économiques, le passage d'une main-d'œuvre d'esclaves à celle de citoyens libres (2006) ; le Morne Brabant, un haut lieu de résistance de l'esclavagisme à Maurice, au sud-ouest de l'île (2008).
- Économie : Fondée sur l'agriculture (essentiellement la canne à sucre), l'industrie du textile, le tourisme, l'activité bancaire offshore et un port franc, l'économie mauricienne est l'une des plus compétitives d'Afrique.
Si l'économie mauricienne est saine, ce qui lui a permis d'atténuer les effets de la crise mondiale, la vie politique et administrative est corrompue, les inégalités sociales sont profondes et le chômage pointe ses statistiques...
Rodrigues
- Statut : Rodrigues appartient à la république de Maurice. Depuis le 12 octobre 2002, elle jouit d'un statut d'autonomie.
- Économie : Rodrigues est encore bien loin du développement de Maurice. Ici, ni zone franche ni grosses industries hormis une usine de textile. Pour le reste, l'économie tourne grâce à de petites entreprises (artisanat, tourisme...) et à un secteur public omniprésent. Celui-ci occupe d'ailleurs près du tiers des actifs. Mais le taux de chômage est inquiétant.
Agriculture, élevage et pêche constituent les trois autres principales ressources de l'île.
L'augmentation régulière de la population a pour corollaire des besoins plus nombreux et la hausse des importations. La pêche demeure artisanale et suffit à peine à nourrir les familles.
Quant au tourisme, il se développe peu à peu. Du point de vue de ses infrastructures tant routières que sanitaires, Rodrigues n'est pas vraiment prête à accueillir un afflux trop important de nouveaux touristes. Mais cela risque de changer. Après des années de tergiversations, le projet d'agrandissement de la petite piste d'atterrissage a finalement vu le jour. Le gouvernement mauricien a accepté la création de nouveaux hôtels avant d'accorder un statut d'autonomie à l'île.
Les ressources agricoles et hydriques sont déjà insuffisantes pour la population locale, alors que les infrastructures touristiques existent déjà.