Géographie
Maurice
Située dans l'océan Indien, l'île Maurice appartient à l'archipel des Mascareignes (avec la Réunion et l'île Rodrigues).
Sur les côtes, les plages sont protégées par une barrière de corail ceinturant
l'île presque uniformément.
C'est une île d'origine volcanique bien plus ancienne que la Réunion. À Maurice, le volcan est éteint depuis belle lurette.
Sur les côtes, les plages superbes sont protégées par une barrière de corail ceinturant l'île presque uniformément, ce qui crée un lagon aux eaux particulièrement lumineuses et chaudes. Les vagues de l'océan viennent s'écraser sur le récif, qui fait office de véritable bouclier.
À l'intérieur, un grand plateau central situé entre 400 et 600 m d'altitude, avec le piton de la Rivière Noire, point culminant à 828 m d'altitude.
Rodrigues
À 569 km au nord-est de Maurice, la plus petite des îles Mascareignes (avec Maurice et La Réunion) mesure à peine 18 km de long sur environ 6,5 km de large.
Avec ses montagnes ridées, ponctuées de cultures en terrasses, cette île aride possède un relief assez tourmenté, dont le mont Limon constitue le point culminant avec 398 m. 18 îlots entourent ses côtes, parfois rocheuses, parfois bordées de plages de sable fin. Ils se trouvent tous à l'intérieur du lagon.
Climat
À Maurice
C'est l'hémisphère sud, et les saisons sont donc inversées. Mais comme nous sommes sous les tropiques, grosso modo, il y fait beau toute l'année.
On trouve une saison hivernale de juin à septembre, période pendant laquelle les températures sont au plus bas, oscillant tout de même entre 17 °C la nuit et 25 °C la journée. Les plus fortes pluies et les températures les plus élevées s'étalent sur plusieurs mois, de janvier à mars, et jouent au yo-yo entre 25 et 30 °C.
Les précipitations prennent la forme d'un orage bienfaiteur qui rafraîchit l'atmosphère. La pluviométrie est plus importante sur le plateau central, mais peu de touristes y séjournent. En revanche, il faut savoir qu'il pleut plus sur la côte est que sur la côte ouest.
- Les mois idéaux pour séjourner sont avril, mai, juin, septembre, octobre et novembre, mais aucune période n'est à proscrire.
- Les cyclones : l'île Maurice, comme les îles voisines, est sujette aux cyclones. La saison des cyclones commence en décembre et se termine en mars.
À Rodrigues
De novembre à avril, la température oscille entre 29 et 32 °C. De mai à octobre, de 15 à 29 °C. Quant à l'eau, sa température ne descend jamais en dessous de 23 °C.
Le climat est nettement plus sec qu'à Maurice, surtout de septembre à novembre. Les cyclones, entre novembre et avril, sont plus fréquents qu'à Maurice et parfois très violents.
Faune etflore
La faune : le dodo
L'animal fétiche de Maurice n'existe plus. C'était le dodo ! Un oiseau énorme (près de 25 kg), aussi appelé dronte, au bec recourbé et crochu.
Le dodo était une espèce de pigeon qui avait grossi au cours des siècles. Un peu balourd, il était incapable de voler à cause de son poids et de ses ailes atrophiées. Non seulement il fut facilement chassé, mais les chiens et autres animaux débarqués sur l'île avec les Portugais dévoraient ses œufs, provoquant la disparition de l'espèce au XVIIe siècle.
La flore
Comme pour la faune, la flore fut énormément modifiée par l'arrivée de l'homme. Autrefois, une épaisse forêt recouvrait l'île de toutes parts ; il n'en reste aujourd'hui que 3 %.
Les touristes qui séjournent au bord des plages se familiarisent rapidement avec deux arbres particuliers : le flamboyant et le filao.
- Le flamboyant : divisé dès la base en plusieurs troncs se ramifiant généreusement à une dizaine de mètres pour s'ouvrir un peu comme un parasol, il offre de novembre à janvier une floraison incroyable de petites fleurs rouges ou orange.
- Le filao : ressemblant au pin, fin et longiligne, on le trouve le long de quasiment toutes les plages. Il sert à fixer le sable mais aussi à ombrager le pique-nique familial et dominical des Mauriciens sur les plages publiques.
Environnement
Le ministère n'a été créé qu'en 1991. Et depuis ? Pas grand-chose. Les infrastructures hôtelières se sont multipliées et les industries développées. L'île paie depuis quelques années déjà une urbanisation et une industrialisation anarchiques.
Drôle de paradis où déchets industriels et domestiques sont largués dans la nature, quand ce n'est pas dans la mer, et où l'eau potable a longtemps été polluée.
Près du tiers de la faune locale est menacée de disparition, tandis que 15 % de la flore a déjà disparu et que ce qu'il reste continue de se fragiliser. Quant au corail, il est sérieusement dégradé par le déversement des eaux usées (surtout des complexes hôteliers) ou des polluants (pesticides, fertilisants et engrais) après les grosses pluies. La violence des cyclones n'arrange évidemment rien.
De plus, les pénuries d'eau potable deviennent de plus en plus critiques.