Médias
Télévision
En Hongrie, 10 chaînes se partagent le gâteau du PAF local, les plus importantes étant TV2, RTL Klub et Duna TV.
Journaux
Avec 12 quotidiens, le lecteur hongrois est bien informé. À défaut de lire le hongrois, vous pourrez vous rabattre sur un hebdo en anglais, le Budapest Sun. Le Journal francophone de Budapest paraît tous les 15 jours.
Radio
On peut facilement capter RFI en ondes courtes et, quand les conditions sont bonnes, Europe 1 ou France Inter en grandes ondes. Pour des émissions locales en anglais, il faut se brancher sur Budapest Radio dont les longueurs d'ondes varient.
Figures
- Attila : roi des Huns (434-453), venu d'Asie, il envahit les plaines de la Hongrie et se dirige vers l'Occident avant d'être battu près de Troyes. Même si son prénom est souvent porté aujourd'hui en Hongrie, Attila n'était pas un Magyar (les Magyars n'ont envahi le pays que 4 siècles après les Huns). En Transylvanie, les membres d'une minorité ethnique - les Sicules -, sans doute d'origine perse, prétendent être les descendants d'Attila, par son fils Csaba.
- Le roi Árpád : mort vers 907 de l'ère chrétienne. Chef hongrois de la dynastie des Árpád qui régna sur la Hongrie de 904 à environ 1301.
- Le roi Étienne : appelé aussi saint Étienne. En 1001, il est couronné roi de Hongrie. Une des grandes figures historiques du pays. Une cathédrale à Pest porte son nom.
- Le roi Mathias Corvin (vers 1440-1490) : un corbeau tenant un anneau dans son bec, tel était son emblème. Il est élu roi en 1458 dans une forme d'accession démocratique au trône, et reste le plus aimé des souverains hongrois. Pour éblouir sa cour, des flots de vin hongrois coulaient de fontaines. Grand stratège, il gagne toutes les guerres, donnant une image forte de la Hongrie (pays trop souvent sujet aux invasions) et introduit la Renaissance italienne dans son royaume. D'origine roturière, il meurt sans descendant.
- Le comte István Szécsény (1791-1860) : regardez bien le billet de 5 000 forints, c'est lui. « Le plus grand des Hongrois », disait Kossuth en parlant de cet homme exceptionnel. Il a fait entrer la Hongrie dans le monde moderne. Parmi ses nombreuses réalisations, il construit le pont des Chaînes, premier vrai pont sur le Danube, financé sur sa fortune (immense). Il met en place un nouveau système bancaire, écrit un livre sur le crédit et lance le sport hippique. Il indique à la noblesse hongroise la voie à suivre pour développer la Hongrie. Effondré par le cours tragique des événements de 1848 et par l'échec de la révolution (dont il se sentait responsable), Szécsény, déprimé, se retire à Döbling (Autriche), où il se suicide.
- Imre Nagy (1896-1958) : Premier ministre hongrois de 1953 à 1955. Bien que membre influent du parti communiste, il en est exclu par les staliniens, qui lui reprochent son libéralisme. Au moment de l'éclatement de l'insurrection antisoviétique d'octobre 1956, on le rappelle au pouvoir. Arrêté en novembre, il est jugé, condamné à mort, puis exécuté en 1958. Son corps est jeté dans une fosse commune dont l'existence ne sera révélée que tardivement. Comme Kossuth au XIXe s, Imre Nagy est le Hongrois emblématique du XXe s, qui représente le combat pour l'émancipation et la liberté de la Hongrie. Il a été réhabilité par la Cour suprême en 1989.
- Albrecht Dürer (1471-1528) : un des grands artistes « germaniques » de la Renaissance, mathématicien (père de la géométrie descriptive) et graveur réputé dans toutes les nations d'Europe. Il est originaire de Gyula, une ville située près de la frontière avec l'actuelle Roumanie. Son nom de famille d'origine était Ajtos - portier - qui fut traduit par Thürer, puis par Dürer, quand le père Ajtos s'établit comme orfèvre à Nuremberg.
- Franz Liszt (1811-1886) : ses fameuses Rhapsodies hongroises (morceaux pour piano) sont un hymne magnifique à son pays natal. Il a commencé à 12 ans par un concert à l'hôtel des Sept Princes Électeurs qui suscita l'admiration des Pestois. Il fit ensuite sa carrière à Vienne et voyagea en Europe. À chacun de ses retours au pays, les foules l'acclament. On peut visiter sa maison-musée à Budapest et voir l'académie de musique (toujours là, sur la place Liszt) qu'il a dirigée pendant quelques années.
- Béla Bartók (1881-1945) : considéré comme un des grands musiciens avant-gardistes du XXe s. En s'inspirant de la tradition musicale et folklorique de la Hongrie, ce génie hors norme a inventé l'ethnomusicologie (avec son ami Zoltán Kodály), un nouveau style musical où la modernité se nourrit de l'ethnologie. Chassé par la montée du nazisme, il s'est exilé aux États-Unis. Mort à New York, il est enterré au cimetière Farkhasreti à Buda.
- Imre Kertész (1929) : prix Nobel de littérature en 2002. En 1944, il fut déporté à Auschwitz puis à Buchenwald où il resta jusqu'à sa libération en 1945. Rentré en Hongrie en 1948, il devint journaliste. En 1951, il fut renvoyé, car jugé trop libéral dans un régime stalinien. Il a traduit des auteurs allemands (Nietzsche, Freud, Wittgenstein) qui l'influencent dans son œuvre personnelle dont une grande partie a été publiée en français. Son chef-d'œuvre Être sans destin a été porté à l'écran. Il vit aujourd'hui à Berlin.