Médias
En 1996, le pays est sorti d'une guerre civile, longue de 36 ans et particulièrement meurtrière, à laquelle les journalistes ont également payé leur tribut. Pas étonnant dès lors que la presse actuelle se montre toujours combative et que le journalisme d'investigation y soit bien développé.
Il faut cependant faire une distinction très nette entre la presse écrite, qui joue pleinement son rôle de contre-pouvoir, et la télévision, proche du gouvernement.
Journaux
La Prensa Libre est le quotidien le plus ancien et le plus lu. Pas de ligne politique bien définie, mais il sort régulièrement des scandales politiques. El Periódico est un petit quotidien qui a lui aussi fait ses preuves dans le journalisme d'investigation. Il est surtout recommandé le dimanche pour ses pages culturelles. Considéré comme le journal de référence, Siglo XXI fut un peu le Libération version guatémaltèque. Mais ce côté avant-gardiste a désormais disparu. La Hora, que l'on trouve seulement à Ciudad Guatemala, aborde l'actualité de façon plus intellectuelle (bonne couverture de l'actualité internationale).
Télévision
Ni la pluralité ni l'esprit frondeur ne caractérisent le paysage audiovisuel guatémaltèque, car sur les cinq chaînes de télévision qui couvrent l'ensemble du territoire, quatre sont contrôlées par l'homme d'affaires mexicain Ángel González. Les affinités entre le magnat mexicain et les autorités créent une situation de quasi-monopole.
À l'époque du président Portillo (1999-2003), la télévision était le média privilégié du gouvernement pour attaquer la presse écrite qui le mettait en cause.
Sous la présidence d'Oscar Berger (2004-2007), les attaques de la télévision contre les quotidiens avaient disparu. Depuis les dernières élections, une chaîne culturelle destinée aux populations mayas (TVMaya) a vu le jour.
Liberté de la presse
Bien rares sont les journalistes à oser enquêter sur des affaires de corruption, d'abus de pouvoir ou de violations des Droits de l'homme.