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Grèce

Cuisine et boissons

Cuisine

Les restaurants

Les Grecs, dans leur majorité, ne vont pas au restaurant dans un but gastronomique mais pour s'y sentir bien et passer un moment en bonne compagnie. Le standing est donc une notion qui ne s'applique pas vraiment aux restos grecs : nappes en papier la plupart du temps et aucun souci de service ou de présentation... Pis, on facture même le pain et les couverts ! Et on vous apporte même les plats en désordre parfois... Mais ce qui compte, c'est qu'on mange bien, bon marché et plutôt copieusement dans la plupart des tavernes les plus simples qu'on rencontre un peu partout.
En théorie, il y a une différence entre la taverne et le restaurant (estiatorio). La première est plus conviviale que le second. Dans la pratique, l'appellation restaurant « fait mieux » aux yeux de certains, mais ce n'est pas forcément aussi net. Une troisième appellation vient parfois recouvrir les deux précédentes : psistaria (= gril), à ne pas confondre avec pitsaria, la pizzeria locale. Enfin, la psarotaverna (taverne de poisson) est théoriquement un endroit où l'on ne mange que du poisson : mais bien souvent, comme le poisson est plutôt cher, on y trouve aussi des plats de viande.

Enfin, on voit les Grecs manger dans les ouzeria (pluriel de ouzeri), parfois appelés aussi mezédopolia ou encore ouzadika. Les mezés (ou encore pikiliès, lorsqu'ils sont plus consistants) qui accompagnent l'ouzo peuvent constituer un vrai petit repas.
Il existe les zakharoplastia où l'on peut manger des pâtisseries.

Quelques plats grecs :

Voici deux termes importants en ce qui concerne les viandes et les poissons, que vous rencontrerez entre parenthèses sur les menus : dopios, qui veut dire local ; et katépsigménos, qui veut dire congelé, souvent abrégé « kat ».

Entrées

Salade grecque (khoriatiki) : tomates, concombre, poivron vert, olives et féta, sans oublier l'oignon, avec plus ou moins d'huile d'olive. L’entrée presque incontournable qui reste bon marché et dans laquelle on pioche à plusieurs.
Mélitzanosalata : salade d'aubergines (un léger goût de brûlé indique qu'elle n'est pas industrielle).
Tzatziki : yaourt, concombre et ail pilé avec de l’huile d’olive et de la menthe.
– Féta : le célèbre fromage grec, qu'on fabrique dans notre pays également ainsi qu'un peu partout en Europe
– Poulpe (khtapodhi en grec, octopus en anglais) : se mange, sous diverses formes, par exemple en amuse-gueule au début du repas comme les moules (mydhia).
Calmar (kalamaria) : ne constitue pas non plus un plat de résistance à part entière mais les parts sont généralement plus copieuses que celles du poulpe et moins chères.

Plats cuisinés

La célèbre moussaka : viande hachée disposée en couche avec des aubergines, le tout recouvert d'une béchamel ! Les pommes de terre ne sont pas nécessaires.
Pastitsio : on remplace les aubergines par des macaronis, et le tour est joué. Assez bourratif.
Mélitzanès papoutsakia : aubergines farcies à la viande et gratinées.
Kolokithia tiganita : courgettes coupées en petites tranches et frites.
– Domatés ou pipériés (Yémista) : tomate et/ou poivron farcis au riz.
Dolmadès (feuilles de vigne farcies) : on en trouve facilement en conserve, c'est alors une entrée froide.
Rhorta : herbes cuites de la montagne. Parfois proposées sous le nom de vlita .

Viandes

Il peut être utile de savoir quels sont les termes indiquant comment la viande est préparée : vrasto (bouilli), psito (rôti), sti skara (sur le grill), sti souvla (à la broche), sta karvouna (barbecue au charbon de bois), tiganito (frit).
Le souvlaki dont la réputation n'est plus à faire : le plus souvent sous la forme d'une grande brochette de porc ou de boeuf (on trouve également parfois de petits souvlakia). Pas très cher.
– Brizola : côtelette de porc ou de boeuf.
Païdakia : côtelette d'agneau.
Bifteki (faux ami) : c'est bien de la viande, mais pas du bifteck, sauf que ça ressemble au hamburger , en meilleur car souvent parfumé avec des épices.
Keftédès : parfumées à la menthe et à l'origan, elles sont aussi à base de viande hachée mais sous forme de boulettes. Le mode de cuisson est différent : les keftédès cuisent au four ou dans une casserole, le biftéki est un plat tis oras (à la minute) qui est préparé sur le grill.
Kokoretsi : du foie et parfois des abats cuits à la broche, spécialité de la Grèce continentale.Mmm!
Spetsofaï : saucisses de pays (donc épicées...) en morceaux et aux poivrons. Plat régional, spécialité du Pélion.
Stifado : émincé de viande (lapin ou bœuf) aux oignons.
Sofrito : viande de boeuf ou de veau préparée dans une sauce à l’ail. Plat régional, spécialité de Corfou.
Bekri Mezze : le mezze du buveur ! Des morceaux de viande de porc dans un sauce au vin.

Poissons

Le poisson, à l'exception du gavros, des gopès, variante des sardines, ou encore du kolios (maquereau), n'est pas du tout bon marché, contrairement à ce que l'on pourrait croire.
Glossa : sole.
Barbounia (red mullets) : rougets ou mulet barbu.
Tsipourès (mullet/giltheads) : sortes de daurades.
Xifias (sword fish) : espadon, excellent en steak ou en brochettes.
Lavraki (bass) : bar.
Garidès (shrimp) : crevettes.
–- Kolios : maquereau.
–- Lithrinia (mullet): mulet
Le "vrai" poisson se fait rare : des poissons d'élevage risquent de vous être proposés - et ce n'est qu'au goût que vous vous en rendrez compte ! Quant aux crevettes, calmars et poulpes, plus vous serez près d'un lieu touristique, moins vous aurez de chance qu'ils soient frais.

Plats végétariens

- le briam : une sorte de ratatouille (pommes de terre, courgettes, poivrons et tomates).
- l’ Imam baïldi: un plat d’origine turque, comme tant d’autres (aubergine farcie d’oignons, de tomates et d’herbes).
-Yémista (orphana) : lorsque la tomate et le poivron sont farcis mais sans viandes, on les appelle avec humour orphana (les orphelins).

Pâtisseries

Le baklava et le kadaifi sont les mêmes que ceux de la rue de la Huchette à Paris, mais en moins cher ! Goûter aussi au rizogalo (riz au lait saupoudré de cannelle) et au galaktobouréko, un feuilleté fourré d’une sorte de crême anglaise en plus compact ou encore le revani (ou ravani), un gâteau de semoule bien spongieux. Pas mauvais non plus l’amigdaloto (pâte d’amande et de sucre).

Boissons

Même si les Français font souvent les dégoûtés à leur première gorgée de résiné (retsina), n'oubliez pas que c'est le vin de table le plus typiquement grec et le meilleur marché. Dans l'Antiquité, on enduisait de résine les jarres en terre cuite afin d'améliorer l'étanchéité. Le vin en prenait le goût, et on a gardé les bonnes habitudes.

Pour les réfractaires, pas mal de vins non résinés (moréa, vin du Péloponnèse, boutari, vin de Macédoine). On trouve aussi des vins cuits très renommés comme le samos ou le mavrodaphni. Selon les régions, enfin, des vins locaux typiques : le robola à Céphalonie, le santorini à Santorin, le zitsa, blanc sec et pétillant d'Épire. Attention, le vin (même le blanc) est souvent servi à température ambiante !

Et l'ouzo, là-dedans ? C'est le pastis local, pour aller vite. On l'obtient à partir de résidu de raisins pressés, qu'on aromatise ensuite à l'anis. Ça se boit au verre ou en petite bouteille (karafaki), accompagné de mezzés. Ne pas confondre avec le tsipouro, qui correspond davantage au raki turc ou à l'arak libanais. Le meilleur ouzo viendrait de Plomari à Lesbos.

Remarques en vrac

Café = café turc (avec le marc). Attention, si vous désirez du café bien de chez nous, le mot utilisé là-bas est nescafé. Mais ça ne vaudra jamais un café turc. Évitez cependant de dire café « turc », vous risqueriez d'être mal vu.!





 



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