Géographie
Le territoire grec est avant tout marqué par la montagne : elle occupe plus des deux tiers du pays. Les massifs grecs appartiennent aux
Alpes dinariques, qui s'étirent depuis la Slovénie, en parcourant toute l’ex-Yougoslavie
et l’Albanie dans un axe nord-ouest/sud-est pour s’achever en Crète,
via l’Epire et le Péloponnèse. L'autre chaîne, subdivision orientale de la précédente, couvre la Macédoine et s'incline vers le sud (massifs de l'Olympe et du Pélion). Pas
de sommet de plus de 3 000 m (l’Olympe ne fait
« que » 2 917 m), mais 120 sommets dépassent tout de même
les 2 000 m.
Tout cela ne laisse pas beaucoup de place aux plaines :
environ 30 % du territoire national, le plus souvent à l'intérieur du pays. Les plaines littorales sont plus rares. Aucun point du pays n’est à
plus de 100 km à vol d’oiseau des côtes de la mer Égée
ou de celles de l’Adriatique.
Les fleuves et rivières, près de leur embouchure, sont réduits à un mince filet d'eau. Les ressources hydrographiques sont globalement suffisantes en Grèce, grâce aux nombreuses montagnes, mais leur répartition est très inégale. Athènes, mégalopole concentrant avec sa banlieue autour de 35 % de la population du pays, souffre particulièrement d'un manque d'eau. C'est aussi le cas de nombreuses îles qui doivent être ravitaillées par bateaux-citernes.
Climat
La Grèce connaît un climat méditerranéen typique, rafraîchi par le vent sur les côtes et quelquefois très
chaud vers l'intérieur et à Athènes.
L'été arrive brusquement et brûle tout
; pendant les mois torrides (juillet et août), certaines régions de la Grèce
ont à supporter des températures de 36, 38, 40, 45 °C. Fréquemment, en juillet
et août, il ne tombe pas une goutte de pluie, sauf en cas d'orage. Sur la terre surchauffée, l'air
saupoudre les arbres de poussière, et le pâle feuillage de l'olivier se fait
plus terne.
En été, le vent des îles, le meltémi, peut souffler très
fort, et rendre la mer dangereuse ou, sur les îles, donner une impression de
fraîcheur, notamment en soirée. Ces vents de nord-est ou nord/nord-est, appelés autrefois vents étésiens, soufflent en deux temps. D'abord sur une courte période fin mai-début juin, puis de fin juillet à début octobre. Ils concernent surtout la mer Égée, donc les Cyclades ; les îles Ioniennes sont épargnées.
Pour les amoureux de la Grèce antique, mieux
vaut voyager en mai ou en septembre-octobre.
Les précipitations maximales se situent en décembre, janvier et février : il pleut beaucoup plus sur le versant ouest du pays, ce qui explique que les îles Ioniennes restent plus verdoyantes en été. En hiver, on peut pratiquer le ski de piste dans la région du mont Parnasse et le ski de randonnée dans celle du mont Olympe.