Cuisine
- La fondue : véritable institution nationale ; fromage fondu servi dans un caquelon et qu’on déguste en l’enrobant autour d’un morceau de pain piqué au bout d’une fourchette. On la sert souvent « moitié-moitié » (50 % de gruyère bien fait, 50 % de vacherin fribourgeois). Mais parfois aussi « pur vacherin », presque tiède et avec des morceaux de pommes de terre.
- La raclette : demi-meule de fromage traditionnellement fondue devant un feu de bois (ou devant un gril spécial), raclée avec un grand couteau plat et que l’on sert avec de petites pommes de terre (mais sans charcuterie comme le font les Savoyards).
- Les röstis : galette de pommes de terre râpées, dorées dans une poêle.
- Le papet vaudois : saucisse aux choux avec un papet de pommes de terre et de poireaux.
- La soupe à la farine : un roux brun avec de la farine grillée et des oignons coupés en rondelles.
- La soupe du chalet : breuvage chaud concocté avec des pommes de terre, des épinards, des fèves, des navets et des macaronis !
- La viande des Grisons ou du Valois : viande de bœuf maigre salée, épicée et séchée.
- La potée valaisanne : potée de lard salé et fumé avec des raves, du chou, des poireaux et des pommes de terre.
- Les malakoffs : beignets de gruyère salé.
- La tourte de Zoug : génoise avec une crème au beurre et au kirsch.
- Le pain de poires : croustade farcie avec une pâte de poires cuites dans du vin rouge, des figues, des pruneaux secs, des dattes et un mélange d’amandes, de noix et de noisettes.
Chocolat
On ne saurait évoquer la gastronomie helvétique sans parler de chocolat. La Suisse l’a pourtant découvert bien après l’Italie, et n’en a fait sa réputation qu’au XIXe siècle, grâce à quelques individus particulièrement bien inspirés. Le premier d’entre eux, Charles-Amédée Kohler, fait un carton en mélangeant chocolat et noisettes dès les années 1830. Quarante-cinq ans plus tard, Daniel Peter, grand buveur de lait devant l’Éternel, a l’idée de marier sa boisson préférée au cacao et crée le chocolat au lait. Plus tard encore, un certain Rodolphe Lindt met au point un nouveau procédé d’affinage en ajoutant du beurre de cacao à la pâte de chocolat. Et enfin, en 1913, Jules Séchaud pense le premier à fourrer ses préparations. Du coup, le chocolat est devenu une spécialité suisse !
Vous trouverez le chocolat industriel, fort bon, à meilleur prix dans les grandes surfaces. Les chocolats de Migros – dont les noms ressemblent (phonétiquement) à s’y méprendre à ceux des grandes marques (Suchard, Lindt, Cailler, Nestlé, etc.) – sont spécialement avantageux, à qualité presque égale.
Vins
Leur exportation est confidentielle (1 % de la production, absorbée aux deux tiers par le marché allemand), à cause du prix surtout (toujours ce fichu franc suisse, trop lourd).
- Les vins blancs sont souvent remarquables. Ils sont issus du chasselas surtout, mais aussi du sylvaner, du riesling, des pinots gris et blancs ou encore du chardonnay. Si vous avez la chance de vous en faire proposer, acceptez : l’amigne, la petite arvine et l’humagne blanc.
- Les vins rouges proviennent surtout du gamay et du pinot noir, mais aussi du merlot. Il faut absolument goûter un humagne rouge valaisan ou, mieux encore mais nettement plus rare, un cornalin : souvent de vrais seigneurs.
Internet : www.swisswine.ch.