Le bon sens est encore la meilleure forme de prévention possible.
Tout le monde sait qu'il faut se méfier des expositions au soleil et
des piqûres de moustiques, qu'il faut éviter de boire l'eau non
purifiée dans les pays tropicaux...
Avant de partir
Des
consultations de voyage se tiennent à votre disposition dans de
nombreux hôpitaux : en général, il y a au moins un service de maladies
infectieuses et tropicales dans chaque CHU.
Consulter avant vaut mieux que consulter après... D'autant que :
-
vous avez certainement besoin d'une prescription de médicaments, dont
certains, en particulier contre le paludisme, ne sont délivrés que sur
ordonnance ;
- si vous avez déjà, avant le voyage, un problème de santé, la consultation est absolument impérative.
Consulter la liste des centres de vaccination.
Ne pas oublier
-
Une visite chez le dentiste : attention aux dents creuses ou mal
obturées, en particulier au cas où vous feriez de la plongée.
-
Emportez et gardez sur vous votre carnet international de vaccinations
(surtout pour la fièvre jaune). Lire plus loin la rubrique «
Vaccinations ».
- Ayez sur vous les coordonnées de votre médecin
ou du centre de médecine tropicale que vous avez consulté avant le
départ. Si vous avez des problèmes de santé particuliers, que ceux-ci
soient consignés sur une carte que vous garderez avec vous tout au long
de votre voyage.
- Souscrivez à une compagnie d'assistance internationale.
Vaccinations
Les vaccinations conseillées en France
- Tétanos, poliomyélite, diphtérie, BCG, ROR, coqueluche, Haemophilus b.
Les trois premières, conseillées chez l'adulte, deviennent extrêmement souhaitables
lorsque l'on voyage, et le rappel est une priorité avant le départ.
- Méningite à Haemophilus influenzae b, ROR, coqueluche : tous les enfants de moins de 3 ans voyageant en Afrique doivent impérativement être vaccinés contre ces maladies.
La fièvre jaune
Avec la vaccination contre la fièvre jaune, on ne discute pas. Elle
est indispensable, dès l'âge de 6 ou 9 mois, même lorsqu'elle n'est pas
administrativement exigée.
À noter que :
- la vaccination ne peut se faire que dans les centres de vaccination habilités ;
- la protection est conférée seulement 10 jours après l'injection (sauf en cas de rappel : protection immédiate).
Les vaccinations conseillées en France
Tétanos, poliomyélite, diphtérie, coqueluche, ROR, Haemophilus b.
Les
quatre premières, conseillées chez l'adulte, deviennent extrêmement
souhaitables lorsque l'on voyage, et le rappel est une priorité avant
le départ.
- Méningite à Haemophilus influenzae b, ROR, coqueluche : tous les enfants de moins de 3 ans qui voyagent en Afrique doivent impérativement être vaccinés contre ces maladies
La méningite à méningocoque
La
vaccination n'est vraiment recommandée qu'aux enfants, adolescents et
jeunes adultes si la méningite sévit régulièrement de manière
épidémique, en particulier en saison sèche. Pour l'adulte, cette
vaccination est souhaitable si l'on se rend en zone d'endémie à
certains moments de l'année. Il s'agit d'une vaccination sans risque ni
effet secondaire. Durée de protection : 3 ans.
La typhoïde
Vaccin très bien toléré (Typhim Vi),
qui n'a rien à voir avec son ancêtre TAB. À faire chez l'adulte et
l'enfant de plus de 2 ans. Il confère en une injection unique une
protection de 3 ans au moins dès le 15e jour après l'injection.
Dans
ces conditions, on ne peut que trop le recommander aux voyageurs se
rendant au Sénégal et en Gambie. À signaler, la sortie, en 2004, d'un
vaccin combiné hépatite A + typhoïde dans une seule seringue (Tyavax).
Hépatite B
Dès
que l'on doit approcher des gens de près, mieux vaut être vacciné.
L'hépatite B est une maladie de la « promiscuité » et c'est une maladie
grave qui peut aboutir à la cirrhose, au cancer du foie. Dans certains
pays d'Afrique noire, dans certains villages, plus de 90 % des gens ont
attrapé le virus au cours de leur existence.
Aujourd'hui, la vaccination est totalement anodine, permettant sans doute une immunité à vie.
Mais
pour être protégé au maximum, il faut avoir bénéficié des deux
premières injections qui se font, au minimum, sur un mois plein
(ensuite, rappel six à douze mois).
La rage
La
rage est omniprésente au Sénégal, y compris chez les chiens errants de
Dakar. C'est pourquoi il est fortement recommandé de se faire vacciner
de manière préventive à :
- toute personne qui sera en contact avec des animaux de manière obligatoire, ainsi que tout animal domestique ;
-
tout voyageur qui, par sa destination ou son périple, pourra se trouver
éloigné plus de 48 h d'un centre apte à le traiter efficacement et sans
risque une fois contaminé.
La vaccination antirabique actuellement disponible est aussi bénigne que les autres.
L'hépatite A
Depuis
octobre 1992, il existe un vaccin contre cette maladie très fréquente
qu'est l'hépatite A. Elle n'est généralement pas grave mais peut être
très gênante.
Une injection protège deux à trois semaines plus
tard. La protection sera de 10 ans, voire plus, à condition de procéder
à un rappel 6 à 36 mois plus tard. L'immunité à vie est alors probable
EN
CONCLUSION : S'Y PRENDRE SUFFISAMMENT TÔT ! Il n'est pas question, à
l'heure actuelle, de mettre tous ces vaccins dans la même seringue. On
souligne l'importance d'une consultation préalable au voyage, à
laquelle on se rendra au moins 4 semaines avant le départ.
Identifier la cause de quelques symptômes
-Le virus « Appolo » : attention au virus « Appolo » (surtout au
mois de septembre). Il donne naissance à une maladie des yeux qui ressemble
à une grosse conjonctivite et sévit dans presque tous les pays d'Afrique de
l'Ouest. Pour éviter de l'attraper, ne vous frottez pas les yeux quand vous
avez les mains sales et lavez-les le plus souvent possible.
- Le paludisme (malaria) : le paludisme est présent sur toute l'Afrique
noire. Actuellement, il n'existe aucun médicament capable de conférer une protection
absolue contre le paludisme. C'est pourquoi il importe tout d'abord de diminuer
le risque de contracter le parasite en diminuant le nombre de piqûres de moustiques.
N'utiliser qu'à bon escient des médicaments antipaludiques.
Quelques précautions élémentaires
L'alimentation
- Les
crudités peuvent poser un réel problème, surtout en brousse. On peut
donc attraper en les consommant toutes les maladies de l'eau souillée.
Cela s'applique bien sûr aux légumes qui n'ont pas une peau ou écorce
protectrice .
- Les viandes ne posent pas trop de problèmes. Il suffit de s'assurer qu'elles sont bien cuites.
-
Les poissons d'eau douce et les poissons de mer ne posent pas de
problème en Afrique de l'Ouest, lorsqu'ils sont frais bien entendu.
-
Les produits laitiers peuvent comporter un risque. On peut
effectivement attraper tout un tas de méchantes maladies avec le lait.
Mais on en trouve pasteurisé dans les supérettes des villes
importantes. Mêmes précautions pour les glaces.
- Avant toute manipulation d'aliment, SE LAVER LES MAINS au savon de Marseille.
Les boissons
-
Demander aux Européens vivant dans chacune des localités si l'on peut
boire l'eau du robinet (c'est rarement le cas). Parfois, elle est d'une
stérilité parfaite, mais celle-ci est souvent obtenue au prix d'une
javellisation extrême.
- Essayer de consommer des boissons « industrielles ». Veillez à ce que ces eaux vous arrivent non décapsulées.
- Ne pas hésiter à faire des orgies de fruits frais, pressés devant vous (oranges, citrons, limes...).
-
Enfin, si vous êtes coincé en brousse, prenez l'eau que vous trouvez,
mais vous attendrez 2 h avant de la boire, le temps que votre comprimé
antiseptique fasse effet (Micropur® DCCNa). Vous pouvez aussi la porter à ébullition ou la filtrer vous-même avec les filtres microbiens portables adéquats (type Katadyn).
Ne
pas oublier que si une boisson peut être stérile, le verre ne l'est.
Pensez aussi et surtout aux glaçons, qui ne sont sûrement pas faits
avec une eau stérilisée.
Quoi qu'il en soit, il faut boire
beaucoup, plusieurs litres par jour. S'il fait vraiment très chaud et
très sec (désert), il faut non seulement apporter de l'eau mais aussi
du sel.
Les baignades
-
Pas de baignade en eau douce stagnante : risque de bilharziose et
autres parasitoses. Si l'on s'est baigné dans une eau stagnante,
volontairement ou involontairement, il faut, dès la sortie, s'essuyer
vigoureusement et ne pas laisser sécher.
- Enfin, si l'on se
vautre sur une plage également fréquentée par des chiens, on peut
attraper un de leurs parasites : c'est ce que l'on appelle la larva migrans. Une petite larve viendra se balader sous votre peau : c'est impressionnant et ça démange mais ce n'est pas bien grave.
Les animaux
Les
contacts avec tous les animaux sont à éviterQu'il s'agisse des chiens,
des singes, des oiseaux ou de tout autre animal, longue est la liste
des maladies qu'ils peuvent transmettre à l'homme.
La sexualité
Il faut emporter des préservatifs avec soi car ils ne sont pas disponibles partout
et leur qualité n'est pas aussi bien contrôlée qu'en Europe.
Une fois revenu dans votre pays
Si vous avez un quelconque problème, n'oubliez jamais de signaler au médecin
consulté que vous revenez de Gambie : cela peut être vital. Sur certaines compagnies
aériennes, on distribue un petit carton qui mentionne votre récent voyage :
ce carton est à conserver dans votre portefeuille avec vos papiers d'identité.
Tout d'abord, poursuivez impérativement votre traitement contre le paludisme
(pendant 4 semaines après le retour).
Ensuite, n'imaginez pas que vous avez attrapé toutes les maladies du monde.
Vous n'avez, a priori, aucune raison d'aller voir un médecin de manière
systématique à votre retour.
Dangers et enquiquinements
Baignade
La mer n'est pas dangereuse, mais il faut faire attention aux marées. À marée
descendante, un courant peut rapidement vous emporter au large. Attention aux
grosses vagues si vous avez des enfants, ainsi qu'aux méduses, assez fréquentes.
Attention aussi à la fréquentation des plages. Mieux vaut lézarder sur une plage
gardée ou assez fréquentée que sur une plage déserte, surtout si on est seul
ou en couple. Plusieurs vols nous ont été rapportés. Ne prenez jamais avec
vous d'objets précieux ou de fortes sommes en argent liquide.
Bumsters
Un petit mot sur les jeunes délinquants gambiens. Ils ne sont pas aussi violents que ceux de certaines banlieues occidentales, mais quelques bijoux bien en vue, un sac un peu trop rebondi ou laissé ouvert... sont bien tentants. Pour le vol à la tire, la période cruciale est l'été. De fin juin à début septembre, le touriste se fait plus rare et, en période de vache maigre, les vols se développent.
Les Gambiens ne sont pas, par nature, agressifs. Si vous leur faites comprendre que vous n'avez pas besoin de guide ou que vous préférez vous promener seul, ils vous laisseront tranquilles.
Quant aux bumsters, ils ne sont pas vraiment méchants. Plutôt bavards et très curieux.
Pour les routardes non accompagnées, certains bumsters vont parfois jusqu'à proposer leurs services. Et, là aussi, ils peuvent être très collants.
Les checkpoints
À l'entrée ou à la sortie (parfois les deux !) de nombreux villages, vous verrez, au beau milieu de la route, un panneau « Stop police ». Arrêtez-vous. Aux heures où la chaleur est accablante, le policier vous fera certainement un simple geste de la main. Vous pouvez alors continuer votre chemin.
Sinon, il vous demandera de présenter les papiers du véhicule. Malheureusement, il y a souvent une bonne raison pour vous soutirer quelques francs CFA... N'oubliez pas que la courtoisie, quelques mots échangés, un sourire... suffiront, dans la plupart des cas, pour arranger l'affaire. Mais parfois, l'atmosphère ne se déride pas. Cela s'appelle du racket, ni plus ni moins !
Drogue
Dans certains
endroits, on peut en voir circuler beaucoup. Du haschich à l'ecstasy,
on vous proposera peut-être jusque sur la plage d'atteindre les paradis
artificiels. Peut-être essaiera-t-on même de vous en fourguer à votre
insu ! À ce propos, ne jamais prendre de taxi-brousse clandestin pour
traverser la Gambie.
Attention, les lois sont très strictes
vis-à-vis de la drogue. Méfiance donc, les petits dealers (parfois de
mèche avec les forces de l'ordre !) n'attendent qu'une chose : un
pigeon qu'ils pourront immédiatement dénoncer !