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![]() Culture GambieMusique et danseLes danses et chants qui évoquent aussitôt l'Afrique dans nos
esprits ne se produisent que lors de cérémonies bien précises, ou alors
sur incitation mercantile. En revanche, il arrive souvent que, à la
nuit tombée, sur la place du village, au milieu d'échoppes, les gens
dansent au son du djembé et du balafon, instruments typiques,
ou écoutent le griot qui, accompagné de sa kora, chante les hauts faits
de telle ou telle famille. Sons plurielsChaque
musique est un dialecte, et chaque instrument est accordé à son propre
dialecte . L'instrument traduit les intonations, les tons, les sons de
la langue. Tout est instrument. MédiasLa liberté de la presse est sérieusement malmenée en Gambie. Pour un journaliste, ou pour qui s'exprime dans la presse ou sur Internet, le moindre écart est sanctionné par une incarcération arbitraire pouvant durer plusieurs semaines. Menacés par les procès ou la ruine, les journalistes pratiquent de plus en plus l'autocensure. Le président Yayah Jammeh affiche quant à lui ouvertement son mépris pour les médias indépendants et les ONG. RadioDepuis la fermeture par les autorités, en octobre 2001, de la radio indépendante la plus importante de Gambie, Citizen FM, seules Radio City Limits, malgré les difficultés, continuent d'effectuer un travail d'information, dans un climat extrêmement difficile. Les autres se contentent de diffuser de la musique et des émissions religieuses ou de divertissements. TélévisionUne seule chaîne nationale est à recenser, la Gambia Radio Television Services (GRTS, publique). Elle est totalement assujettie au pouvoir et ne donne la parole à l'opposition qu'en période électorale, par obligation légale, et avec parcimonie (un de ses journalistes a d'ailleurs passé 3 jours en prison en 2006 pour avoir fait un reportage trop « favorable » à l'opposition). Pour le reste, différentes chaînes africaines du Sénégal, de Guinée ou de Mauritanie sont captées dans le pays. JournauxEn dehors du Gambia Daily, véritable porte-voix de l'État, on dénombre une poignée de titres privés : deux quotidiens (The Daily Observer, devenu depuis 2004 outrageusement pro-gouvernemental) et The Point, appartenant au grand journaliste Deyda Hydara (assasiné en 2004), devenu quotidien en 2005 grâce à la ténacité de son nouveau directeur, Pap Saine, ainsi que quelques bi-hebdomadaires (News and Report ou le journal de l'opposition, Foroyaa). Liberté de la presseLe 16 décembre 2004, le journaliste Deyda Hydara, doyen des journalistes du pays, a été abattu par balles. L'assassinat de Deyda Hydara a provoqué un tel scandale que l'ensemble de la profession s'est mobilisé pour que la lumière soit faite sur cette affaire. Sans succès. Le président Yayah Jammeh continue de tenir des propos outranciers en public sur les journalistes, les qualifiant de « porte-voix de l'opposition » et les menaçant de graves représailles parce qu'ils ne chantent pas ses louanges. On en parle sur le forum Gambie
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