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Culture Gambie

Musique et danse

Les danses et chants qui évoquent aussitôt l'Afrique dans nos esprits ne se produisent que lors de cérémonies bien précises, ou alors sur incitation mercantile. En revanche, il arrive souvent que, à la nuit tombée, sur la place du village, au milieu d'échoppes, les gens dansent au son du djembé et du balafon, instruments typiques, ou écoutent le griot qui, accompagné de sa kora, chante les hauts faits de telle ou telle famille.
À la base de la vie en société presque autant que la religion, la musique occupe une place toute particulière. Très exubérante et festive, elle puise ses racines mélodieuses dans des traditions ancestrales, aussi bien en ce qui concerne le choix des instruments que celui des paroles et des sujets des chansons.

Sons pluriels

Chaque musique est un dialecte, et chaque instrument est accordé à son propre dialecte . L'instrument traduit les intonations, les tons, les sons de la langue. Tout est instrument.
La musique, comme la danse, traduit la complète communion de l'homme et de la nature. Elle sert aussi à transmettre des messages. On ne cherche pas toujours à faire joli, on traduit simplement la vie.
L'instrument de musique revêt partout une valeur symbolique.
Maintenant, la musique ne se cantonne pas à la brousse. Dans les grandes villes, les vieux avaient fêté l'indépendance sur les rythmes venus de Cuba (notamment la mérengué). Ceux-ci continuent d'ailleurs d'électriser les boîtes de nuit. Les instruments et les sonorités de l'Amérique noire ou ceux propagés par la world music ont également beaucoup de succès.

Médias

La liberté de la presse est sérieusement malmenée en Gambie. Pour un journaliste, ou pour qui s'exprime dans la presse ou sur Internet, le moindre écart est sanctionné par une incarcération arbitraire pouvant durer plusieurs semaines. Menacés par les procès ou la ruine, les journalistes pratiquent de plus en plus l'autocensure. Le président Yayah Jammeh affiche quant à lui ouvertement son mépris pour les médias indépendants et les ONG.

Radio

Depuis la fermeture par les autorités, en octobre 2001, de la radio indépendante la plus importante de Gambie, Citizen FM, seules  Radio City Limits, malgré les difficultés, continuent d'effectuer un travail d'information, dans un climat extrêmement difficile. Les autres se contentent de diffuser de la musique et des émissions religieuses ou de divertissements.
Mais on peut capter Radio France Internationale (RFI) et la BBC en FM dans tout le pays. Les informations de la BBC sont transmises par West Coast et celles de Voice of America par Unique FM.
En 2005, le gouvernement a fermé l'antenne locale de la radio privée sénégalaise Sud FM.

Télévision

Une seule chaîne nationale est à recenser, la Gambia Radio Television Services (GRTS, publique). Elle est totalement assujettie au pouvoir et ne donne la parole à l'opposition qu'en période électorale, par obligation légale, et avec parcimonie (un de ses journalistes a d'ailleurs passé 3 jours en prison en 2006 pour avoir fait un reportage trop « favorable » à l'opposition). Pour le reste, différentes chaînes africaines du Sénégal, de Guinée ou de Mauritanie sont captées dans le pays.

Journaux

En dehors du Gambia Daily, véritable porte-voix de l'État, on dénombre une poignée de titres privés : deux quotidiens (The Daily Observer, devenu depuis 2004 outrageusement pro-gouvernemental) et The Point, appartenant au grand journaliste Deyda Hydara (assasiné en 2004), devenu quotidien en 2005 grâce à la ténacité de son nouveau directeur, Pap Saine, ainsi que quelques bi-hebdomadaires (News and Report ou le journal de l'opposition, Foroyaa).
The Independent
, pour sa part, est placé sous scellés depuis mars 2006 et interdit de parution par les services de renseignements, en toute illégalité.
La presse française et internationale est seulement distribuée dans quelques boutiques et les grands hôtels.

Liberté de la presse

Le 16 décembre 2004, le journaliste Deyda Hydara, doyen des journalistes du pays, a été abattu par balles. L'assassinat de Deyda Hydara a provoqué un tel scandale que l'ensemble de la profession s'est mobilisé pour que la lumière soit faite sur cette affaire. Sans succès. Le président Yayah Jammeh continue de tenir des propos outranciers en public sur les journalistes, les qualifiant de « porte-voix de l'opposition » et les menaçant de graves représailles parce qu'ils ne chantent pas ses louanges.
Les lois sur la presse qu'il a promulguées, en dépit de l'appel des professionnels gambiens et des organisations internationales, ont rétabli les peines de prison pour les délits de presse et multiplient par cinq le prix des licences de publication.
En Gambie, la liberté d'information est traditionnellement bafouée par l'Agence nationale de renseignements (NIA) qui s'attaque en toute impunité aux journalistes trop critiques envers le régime en place. Par ailleurs, la presse indépendante est souvent la cible d'attaques anonymes.



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 le reggae en gambie ?wire05/04/2006
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