







|
![]() Cuisine et boissons FlorenceCuisine La carte des restaurants se divise en cinq grands chapitres : gli antipasti,
il primo, il secondo, i contorni et i dolci. Il faut faire
un choix en sachant que les Italiens eux-mêmes, en dehors de certains repas
de fêtes, se contentent de deux ou trois chapitres selon leur faim. Sinon, bonjour
l’addition ! Les spécialités culinaires toscanes La cuisine est simple mais variée. Sobre, rigoureuse, voire sévère, elle n’est pas sans faire penser aux Toscans eux-mêmes. Elle est, en fait, le pur produit de leur caractère. Des influences étrusques seraient toujours visibles. Au moment de la Renaissance, la cuisine florentine s’est enrichie de produits étrangers provenant d’Amérique, à commencer par la tomate... devenue incontournable. À Florence... ... et dans toute la Toscane L’huile d’olive Que serait la bruschetta sans l’huile d’olive de Toscane ? Ce produit de haute tradition est le meilleur de toute l’Italie. Sa réputation, due à sa fragrance et à son onctuosité, est exceptionnelle. Les oliviers reçoivent les mêmes attentions et les mêmes soins que les pieds de vigne. L’huile la plus recherchée est celle de première pression à froid, elle a pour nom Extra Vergine. Elle a moins de 1 % d’acidité. Viennent ensuite les huiles de deuxième pression à froid ou à chaud, appelées Sopra Vergine et Fina Vergine. Dans toute la région du Chianti, de nombreuses fattorie (fermes) produisent leurs propres huiles. Elles se valent toutes et sont vraiment excellentes. La pizza Si la Toscane n’est pas le vrai royaume de la pizza, Florence compte quelques pizzerie traditionnelles. Elle naquit, il y a longtemps, dans les quartiers pauvres de Naples où c’était la nourriture des dockers. La pâte, agrémentée d’un petit quelque chose suivant la richesse du moment (huile, tomate, fromage...), que l’on roulait sur elle-même, constituait leur casse-croûte de midi. Elle a fait du chemin depuis : il y aurait, d’après les spécialistes, près de 200 façons de la préparer. La recette de base est alla napoletana (recouverte de tomates et d’anchois avec de l’huile d’olive). La pasta (les pâtes) Premiers producteurs de pâtes sèches, les Italiens en sont aussi les premiers consommateurs avec pas moins de 28 kg par personne et par an. - Il existe une grande variété de pâtes courtes, surtout depuis l’invention
des pâtes sèches industrielles. Les machines permettant toutes sortes de fantaisies
comme les fusilli ou les farfalle (ou papillons). Plus traditionnelles :
penne, maccheroni, tortiglioni, giganti, bombardoni... Les pâtes courtes
et grosses, comme les orecchiette, les trofie aiment les sauces
à base d’huile (par exemple le pesto) ou de légumes, tandis que les courtes
et creuses comme les rigatoni ou les conchite aiment les sauces
plus épaisses à la viande. Où manger ? Où boire un verre ? Restaurants La vague touristique qui déferle sur Florence en toute saison a fait jaillir des dizaines de restos typiques avec bougies sur les tables et peintures aux murs. Gare cependant au coup de bambou, et ce, pour une nourriture quelconque. Ici plus qu’ailleurs, un routard averti en vaut deux. À part ça, sachez qu’un certain nombre de restaurants n’acceptent toujours pas les cartes de paiement (les osterie notamment) et aussi que dans les établissements qui marchent bien la réservation pour le soir est vraiment conseillée (si vous ne voulez pas faire le pied de grue sur le trottoir...). Le succès du slow food Cafés, bars, enoteca - Les Italiens consomment plutôt debout au comptoir après avoir acquitté le
montant de leur boisson à la caisse à l’entrée. On économise ainsi le service.
Si vous êtes servi à une table, le prix de la consommation peut être majoré
de 50 % (de plus en plus rare toutefois). Marchés Pour les routards fauchés, l’idéal est de faire le plein de cochonnailles, de fromages et de légumes, et d’aller ensuite pique-niquer dans les jardins de Florence. C’est sympa et pas meurtrier pour le porte-monnaie ! - Mercato centrale di San Lorenzo : via dell’Ariento. Un marché recommandé
en guise d’introduction à la gastronomie locale. Très touristique, mais la qualité
des produits n’a pas baissé. Boissons Les vins de Toscane La Toscane a beau fournir moins de 5 % de la production nationale, près
de la moitié de celle-ci correspond à des appellations d’origine contrôlée,
voire garantie (les DOC et DOCG italiennes). Alors, comment faire son choix parmi tous ces crus d’exception ? Chance inouïe pour l’amateur, les restaurateurs cèdent généralement leurs bouteilles sans majoration excessive. Du coup, chaque repas donne l’occasion d’une nouvelle dégustation... de quoi établir sa petite liste avant de rentrer à la maison ! Par ailleurs, la qualité des crus toscans est telle que même le vin en carafe se laisse boire sans hésitation. Du moins la plupart du temps... De quoi se faire plaisir à moindres frais ! Le vino santo et la grappa Un peu partout en Toscane vous sera proposé en guise de dessert un verre de
vino santo accompagné des biscotti di Prati (cantucci) qu’il faut
tremper dans cet élixir. Ce dernier s’obtient par la vinification de raisins
séchés à l’ombre après avoir été suspendus aux poutres des greniers. Le café Il est inutile d’insister sur la renommée du café italien. Les premières graines de cet arbre merveilleux auraient été introduites en Europe par des marchands vénitiens et le premier caffè aurait ouvert ses portes dans la cité des Doges, dès 1640. Le chocolat C’est un marchand florentin du nom d’Antonio Carletti qui découvrit le chocolat à boire lors d’un voyage en Espagne en 1606. La cioccolata (et non le cioccolato qui est le chocolat à croquer) est pour certains meilleur que le cappuccino qui, dans bien des endroits touristiques, se transforme, de plus en plus, en un banal café au lait. Ce chocolat chaud, réalisé dans les règles de l’art, est tellement onctueux qu’on dirait de la crème (en fait, on remplace le lait par de la crème fraîche). Un vrai régal à déguster à la petite cuillère. L’eau L’eau du robinet est potable mais n’a pas très bon goût. Elle n’est d’ailleurs jamais servie dans les restaurants, où l’on vous proposera toujours de l’eau minérale. Précisez naturale si vous souhaitez de l’eau plate, frizzante ou con gas pour de l’eau gazeuse. Pour l’eau du robinet, si vous y tenez vraiment, demandez acqua del rubinetto, mais le goût est particulièrement métallique (de plus c’est plutôt mal vu, et ça vous catalogue illico turisto). |
|