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Cuisine et boissons Finlande

Cuisine

Origine de la cuisine finlandaise : répondre aux besoins caloriques des paysans et des bûcherons, d'où des plats assez lourds et plutôt gras. Les pommes de terre accompagnent poisson, gibier ou viande. Les légumes sont rares dans l'assiette. Là-dessus se greffent des influences scandinaves à l'Ouest, russes à l'Est et américaines partout. Ces dernières se traduisent, comme chez nous, par des fast-food.

Malgré le manque de caractère de cette cuisine, quelques plats sortent du lot. Le poisson est évidemment bien représenté : saumon, hareng de la Baltique, brochet ou lotte sont cuisinés avec réussite à défaut d'originalité. Essayez aussi les boulettes de renne (poro), servies parfois avec de la confiture d'airelles, ou le ragoût de renne (poronkäristys). La langue de renne est un plat délicieux. On trouve du renne aussi dans les supermarchés, en tranches fumées et séchées. S'il est trop salé à votre goût, dégustez-le avec de la compote de myrtilles. Tout aussi typiques, le lagopède rôti (riekkopaisti) et un petit poisson blanc des lacs appelé muikku.

Il existe quelques spécialités régionales à goûter à tout prix : dans l'Est, essayez toutes les variétés de kukko, pain de seigle fourré. En Carélie, goûtez aux barquettes caréliennes (Karjalan piirakka), composées d'une fine pâte de seigle fourrée par exemple aux légumes (lanttukukko), à la pomme de terre (perunakukko), aux poisson des lacs (kalakukko, muikkukukko, ahvenkukko), et les pirochtskis, sortes de feuilleté à la pomme de terre, au saumon ou à tout autre chose.

Restos, mode d'emploi

De manière générale, sauf à Helsinki et dans les villes universitaires, il y a assez peu de restos dans les villes, et les Finlandais y vont peu. Un véritable choc culturel, entre autres pour les Français !
Vous trouverez dans le paragraphe « Budget » de la rubrique « Argent » la description de la métamorphose des restaurants entre midi (où l'on sert le fameux lounas, copieux et bon marché) et le soir (où tout ou presque se passe à la carte, avec le coup de pouce sur les prix que cela implique).

- Les horaires sont affichés à la porte et on peut commander jusqu'à 30 mn avant l'heure de fermeture.
- Dans les grandes villes, beaucoup d'établissements prennent soin de votre régime et indiquent les plats sans lactose, sans gluten, avec ail, épicés, etc.
- Dans les contrées désertes, s'il n'y a pas âme qui vive dans la salle, utilisez la clochette pour appeler le personnel.

Les grandes surfaces

Avec un budget un tant soit peu serré, on aura tendance à fréquenter les grandes surfaces. Hélas ! L'industrie agroalimentaire déploie ses créations sur les rayons finlandais, les aliments deviennent de plus en plus inutilement sophistiqués. Le produit simple, non raffiné, tend à disparaître, ce qui est d'autant plus étonnant que le Finlandais entretient un rapport authentique et intime avec la nature. Par ailleurs, des aliments qui nous sont familiers en sont absents. 

Manger, système D

Fauchés et égarés en forêt, survivez du fruit de votre cueillette ! Le « droit de tout un chacun » autorise à cueillir baies et champignons partout dans le pays, sauf dans les propriétés privées et les réserves naturelles protégées. Que ramasser ?

- La fraise des bois (mansikka),dès la mi-juillet, dans le sud.
- La myrtille (mustikka... aucun rapport avec l'insecte !), dès la fin juillet, partout dans le pays.
- L'airelle rouge (puolukka), rouge et acide, mais excellente en compote, dans les forêts sèches (pins). Elle se cueille de préférence en septembre. - La canneberge (karpalo), rouge foncé et encore plus acide, dans les marais ou les lacs.
- La camarine noire (variksenmarja), d'un noir bleuté et que l'on trouve le plus souvent cohabitant avec la myrtille, n'a aucun intérêt gustatif crue mais peut être cuite pour donner de savoureux jus, gelées, confitures ou sirops.
- La plus rare, la framboise arctique (mesimarja), semblable à sa grande sœur de nos régions, autour des lacs.
- La mûre jaune des marais (lakka), la plus appréciée (et la plus chère), vendue fraîche, en confiture ou à l'alcool, et même en liqueur. Qui n'a pas cueilli et dégusté sa lakka dans un marais ne connaît pas la Finlande ! Il faut chercher car elle se camoufle bien.

On trouve également beaucoup d'énormes champignons, mais ATTENTION : ils ne sont pas tous comestibles. Si vous êtes connaisseur, à vous girolles, cèpes, russules et trompettes de la mort. Les points d'information des parcs nationaux peuvent vous renseigner et examiner votre cueillette.

Boissons

Les bières

Elles sont numérotées de I à IV et s'achètent chez Alko. La I est faiblement alcoolisée et d'aucuns la trouveront imbuvable, la II n'existe plus, la III vaut notre Kronenbourg et la IV est excellente. Elle est considérée comme un alcool fort.
Sauf précision contraire, on vous servira d'emblée 50 cl. Au bar, si vous ne précisez pas, c'est la IV qu'on vous servira. On trouve la I et la III dans toutes les grandes surfaces. Dans les supermarchés, on trouve, en général près de l'entrée, un automate où introduire les emballages vides.

Les autres alcools

Ils s'achètent eux aussi chez Alko. Il faut prouver avoir 20 ans (18 ans pour le vin) et aligner les gros billets. Le prix élevé de l'alcool ne l'empêche pas d'arroser les gosiers en fin de semaine. Les Finlandais optent volontiers pour la vodka, de préférence la Koskenkorva, boisson nationale.
Ici, l'ivresse est rituelle et collective. Le spectacle de la rue réserve nombre de surprises, lorsque la nuit est bien avancée.

Le vin

Les Finlandais ont fini par s'y mettre. Ils apprécient de plus en plus ce moment de convivialité. Leur consommation n'est pas sans rappeler celle des pays anglo-saxons. Grands verres, carte ultradétaillée (cépages, degré, arômes...), faisant la part belle aux vins du Nouveau Monde, parfois trop doux, souvent trop boisés. C'est l'occasion d'essayer, car on peut aussi avoir de belles surprises.
Le prix des vins dépend en grande partie du standing de l'endroit. Dans certains bars à la mode, on pourra payer jusqu'à 10 ou 12 € le verre. C'est vrai qu'il s'agira le plus souvent d'un verre de 16 cl (comme pour la bière, pensez à préciser si vous ne voulez qu'un « petit » verre de 12 cl !). Dans un café ou un resto « normal », il vous en coûtera plutôt 4 à 5 €.

L'eau, le café, le lait

- L'eau du robinet a très bon goût. Au resto, une carafe d'eau se dit jäävesi. Elle est parfois facturée 0,50 €, notamment dans certaines chaînes de restaurants.
- La consommation moyenne nationale de café (kahvi) est de neuf tasses par jour. Il n'est généralement pas mauvais. Notez cependant que les cafés de style viennois où vous dégusterez d'honorables cappuccini ou espressi sont très en vogue dans les grandes villes, et surtout à Helsinki.
- Le lait (maito), qui accompagnait traditionnellement le repas, est en perte de vitesse. Le lait fermenté (piimä) vaut le détour.



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