Religions et croyances
Les Américains continuent d'accorder un rôle essentiel à la religion dans la vie sociale et politique de leur pays. Depuis l'école aux serments du président sur la Bible, la religion s'immisce dans tous les aspects de la vie civile. Les émissions de radio et de télévision sont une composante majeure de l'outil religieux. L'explosion de l'offre et l'accessibilité aux programmes (câble, Internet, téléphonie mobile) permettent aux sectes, même mineures, d'occuper les ondes.
Une grande majorité d'Américains est affiliée à une paroisse, et le choix de résidence est le plus souvent assujetti à l'emplacement d'un lieu de culte.
Les États-Unis forment un patchwork de religions. Sur les 84 % d'Américains qui se déclaraient croyants en 2007, on comptait environ 51 % de protestants, 24 % de catholiques, 1,7 % de juifs et de mormons et 0,6 % de musulmans.
Mais cette répartition n'est pas constante. Les experts s'accordent à dire que chaque année, environ 60 000 Hispaniques, à l'origine catholiques, quittent leur religion pour embrasser une église évangélique comme le pentecôtisme par exemple. Ces Églises ont connu une croissance importante depuis les années 1970, grâce au développement des médias et notamment de la télévision, sur laquelle elles sont très présentes.
Savoir-vivre et coutumes
- À la ville comme dans les campagnes, on se dit facilement bonjour dans la rue, même si on ne se connaît pas.
- Les Américains se font très rarement la bise. Quand on est proche et qu'on ne s'est pas vu depuis un moment, c'est l'accolade (le hug)
qui prévaut. Il s'agit de s'enlacer en se tapant dans le dos. Le
meilleur moyen de saluer quelqu'un est quand même de lui serrer la main.
- En arrivant dans un restaurant, on ne s'installe pas à n'importe quelle table, sauf si l'écriteau « Please seat yourself » vous invite à le faire. On attend donc d'être placé.
- Dans les restos et cafés, ne vous attendez pas à un service à l'européenne,
du genre nappe, petite cuillère pour le café, etc. Ici, c'est
l'efficacité et le rendement qui priment. Ne pas s'étonner de se faire
servir un espresso dans une grande tasse ou d'avoir l'addition avant la
fin du repas.
- Les petits restes : si, dans un resto,
vous avez du mal à terminer ce que vous avez commandé, n'ayez pas de
scrupules à demander une barquette pour emporter les restes de vos plats
; tout le monde le fait.
- La climatisation : les
Américains ont la manie de pousser la clim à fond dans la plupart des
lieux publics (restos par exemple). Aux beaux jours, ayez donc un petit
pull sur vous pour éviter les chocs thermiques.
- Le code de la route
est davantage respecté que chez nous. L'automobile est majoritairement
considérée comme un moyen de locomotion, pas comme un engin de course.
Lorsque deux files se regroupent sur une seule, chacun passe à tour de
rôle.
Si quelqu'un est devant un passage piéton, les voitures s'arrêtent automatiquement pour le laisser passer.
- Les crottes de chien :
les ramasser, ce qui apparaît comme un geste simple, civique et évident
aux États-Unis, a décidément du mal à se mettre en place en France.
- Les toilettes publiques (restrooms) sont presque toujours gratuites et bien tenues. Vous en trouverez dans chaque Visitor Center,
les stations de bus, les stations-service, les grands centres
commerciaux et grands magasins, ou dans les halls des hôtels et les
cafétérias. Demandez, on ne vous dira jamais non, à moins qu'une
pancarte ne précise « Customers only ».
- Dans les petits campings de certains parcs nationaux, le paiement se fait par un système d'enveloppe. On met la somme demandée dans l'enveloppe que l'on glisse dans la boîte.
- Pour acheter votre journal, il existe des distributeurs automatiques. Il suffit de glisser la somme et une petite porte s'ouvre pour vous laisser prendre votre quotidien.
- Le rapport à l'argent
des Américains a souvent tendance à énerver les étrangers. De même,
l'insistance permanente des serveurs dans les restos ou des vendeurs à
vouloir faire dépenser est irritante à la longue.
- Les Américains sont prêteurs.
Ils n'hésiteront pas, après avoir fait un peu votre connaissance, à
vous prêter leur voiture et à vous laisser les clés de leur maison.
- Le patriotisme :
le drapeau et l'hymne national sont les liens fédérateurs essentiels
des différents peuples qui constituent le peuple américain. Afficher (souvent avec fierté) son appartenance à la nation est un geste évident pour un grand nombre d'Américains. Les églises carillonnent l'hymne national.
- Il ne sert à rien de hurler
dès que quelque chose ne se déroule pas comme on le voudrait. Vous
pouvez être accusé de manque de respect vis-à-vis, voire d'agression.
Tout se plaide et se négocie. Si vous êtes dans votre bon
droit, vous serez immédiatement remboursé. Ne vous avisez pas de hausser
le ton avec un policier : vous finiriez illico au poste.
- Les malentendus culturels :
les Américains aiment les contacts et sont d'un abord facile. Mais le
premier contact passé, l'analyse de cette situation fait dire aux
Français que les Américains sont superficiels. À l'inverse, les Américains nous trouveraient froids et distants.
Fêtes
En plus des événements nationaux (4 Juillet en tête), dans les grandes villes de l'Ouest américain, chaque communauté a sa parade. Les Américains en raffolent, alors dès que l'occasion se présente, on parade en toute fanfare.