Jours fériés
Ils varient suivant les États. Mais voici dix jours fériés sur
l'ensemble du territoire. Attention, presque toutes les boutiques sont
fermées ces jours-là.
- New Year Day : le 1er janvier.
- Martin Luther King Jr Birthday : vers le 3e lundi
de janvier, celui le plus près de son anniversaire, le 15 janvier.
- Presidents' Day : le 3e lundi de février,
pour honorer la naissance du président Washington, le 22 février 1732.
- Easter (Pâques) : les boutiques
sont généralement fermées dès le dimanche et certaines aussi le lundi.
- Memorial Day : le dernier lundi de mai. En souvenir de
tous les morts au combat. Correspond au début de la saison touristique.
- Independence Day : le 4 juillet, fête nationale.
- Labor Day : le 1er lundi de septembre,
la fête du Travail. Marque la fin de la saison touristique.
- Colombus Day : le 2e lundi d'octobre, en
souvenir de la « découverte » de l'Amérique par Christophe Colomb.
- Veteran's Day : le 11 novembre.
- Thanksgiving Day : le 4e jeudi de novembre.
Fête typiquement américaine commémorant le repas donné par les premiers immigrants
(les Pères Pèlerins) en remerciement à Dieu et aux Indiens de leur avoir permis
de survivre à leur premier hiver dans le Nouveau Monde.
- Christmas Day : le 25 décembre.
Religions et croyances
En 1620, une nouvelle colonie est fondée par les pèlerins - Pilgrim Fathers ou Pères Pèlerins - arrivés sur le Mayflower. Ces immigrants protestants transitent par la Hollande, fuyant les persécutions religieuses en Angleterre. Ils aspirent à un christianisme plus pur. L'Europe leur était devenue difficile à vivre, et c'est en partie pour fuir la vindicte des autorités que les candidats à l'émigration optèrent pour le grand voyage.
Très tôt, les différences religieuses s'accordent de particularismes régionaux. Au XIXe siècle, l'arrivée massive d'Irlandais augmente considérablement la communauté catholique ; tendance qui s'accentue avec l'arrivée d'Espagnols, d'Italiens, de Grecs et de Polonais. En provenance d'Europe de l'Est, une partie de la diaspora juive débarque à son tour. Quand bien même les premiers musulmans seraient arrivés dès le XVIe siècle, ce n'est qu'au milieu des années 1960 que la communauté musulmane s'étoffe, grâce notamment à l'afflux de « cerveaux » en provenance du Pakistan, d'Inde, du Bengladesh, du Liban ou de Syrie.
Parallèlement aux obédiences conventionnelles se développent de nombreuses sectes et Églises dissidentes.
Si l'Amérique ne s'est pas dotée dès le départ d'une religion d'État, c'est en partie en raison du grand nombre de sectes protestantes qui gouvernaient les idées de l'époque, et dont aucune n'était prédominante.
En protégeant le libre exercice de la religion tout en interdisant l'établissement d'une religion officielle, le premier amendement de la Constitution américaine fait des États-Unis le pays le plus religieux de la planète. Ce sentiment d'être investi d'une mission divine, en partie dû au puritanisme enraciné dans le calvinisme, et qui plus tard trouvera une résonance particulière en s'opposant à l'athéisme du bloc soviétique, n'a jamais cessé d'émailler les discours politiques des présidents américains.
Aujourd'hui, les Américains continuent d'accorder un rôle essentiel à la religion dans la vie sociale et politique de leur pays : à l'école, dans les médias. Une grande majorité d'Américains est affiliée à une paroisse. La religion est même devenue un véritable catalyseur au service du développement urbain.
Les États-Unis forment un véritable patchwork de religions. Sur les 70 % d'Américains qui se déclarent régulièrement pratiquants, on compte environ 140 millions de protestants, 62 millions de catholiques, 5 millions de juifs et 5 millions de musulmans. Mais cette répartition n'est pas constante. Les experts s'accordent à dire que chaque année, environ 60 000 Hispaniques, à l'origine catholiques, quittent leur religion pour embrasser une église évangélique comme le pentecôtisme. Il est vrai que ces Églises ont connu une croissance importante depuis les années 1970, grâce au développement des médias et notamment de la télévision.
Savoir-vivre et coutumes
- À la ville comme dans les campagnes, on se dit facilement bonjour dans la rue, même si on ne se connaît pas.
- Les files d'attente dans les lieux publics ne sont pas un vain mot. Pas question de gruger quelques places à la poste ou dans la queue de cinéma.
- Le code de la route est davantage respecté qu'en France.
- Les crottes de chien : chaque maître a avec lui un petit sac plastique dans lequel il glisse sa main, ramasse la production canine et retourne le sac proprement avant de le mettre dans la première poubelle venue.
- Les Américains se font très rarement la bise. Le meilleur moyen de saluer quelqu'un est de lui serrer la main.
- En arrivant dans un resto, on ne s'installe pas à n'importe quelle table, sauf si l'écriteau « Please seat yourself » vous invite à le faire. On attend donc d'être placé.
- Si, dans un resto, vous avez du mal à terminer ce que vous avez commandé, n'ayez pas de scrupules à demander une barquette pour emporter les restes de vos plats ; tout le monde le fait. C'est le fameux doggy bag.
- Le service n'est jamais compris dans les restos et les cafés. En revanche, il est dû par le client.
- Dans les restos et les cafés, ne vous attendez pas à un service à l'européenne. Ici, c'est l'efficacité et le rendement qui priment.
- Les w.-c. publics sont presque toujours gratuits et bien tenus. Vous en trouverez dans chaque Visitor Center, les stations de bus, les stations-service, les grands centres commerciaux et grands magasins, ou dans les halls des hôtels et les cafétérias.
- Les sections non-fumeurs sont particulièrement respectées. Ne vous avisez pas d'y fumer, ça déclencherait le système d'arrosage et l'alarme, avec une amende salée à la clé.
- La climatisation : les Américains ont la manie de pousser la clim' à fond dans la plupart des lieux publics. Aux beaux jours, ayez donc toujours un petit pull pour éviter les chocs thermiques.
- Dans les petits campings de certains parcs nationaux, le paiement se fait par un système d'enveloppe. On met la somme demandée dans l'enveloppe que l'on glisse dans la boîte. Le ranger on duty viendra le lendemain ramasser les enveloppes. Ce système tend toutefois à se raréfier.
- Pour acheter votre journal, il existe des distributeurs automatiques. Il suffit de glisser la somme et une petite porte s'ouvre pour vous laisser prendre votre quotidien.
- Le patriotisme : le drapeau et l'hymne national sont les liens fédérateurs essentiels des différents peuples qui constituent le peuple américain. Afficher son appartenance à la nation est un geste évident pour grand nombre d'Américains.
- Il ne sert à rien de hurler dès que quelque chose ne se déroule pas comme on le voudrait. Vous pouvez être accusé d'insolence, de manque de respect voire d'agression. En revanche, si vous êtes dans votre bon droit, vous serez immédiatement remboursé. Ne vous avisez pas non plus de hausser le ton avec un policier : vous finiriez illico au poste.
- Les malentendus culturels : les Américains aiment les contacts et sont d'un abord facile. Mais le premier contact passé, l'analyse de cette situation fait dire aux Français que les Américains sont superficiels, légers, inconsistants. À l'inverse, les Américains nous trouveraient froids et distants. Mais ce qui ressort le plus souvent de l'aventure américaine, c'est toujours les rencontres et la serviabilité des gens.