Les Américains continuent d'accorder un rôle essentiel à la religion dans la vie sociale et politique de leur pays. Depuis l'école aux serments du président sur la Bible, la religion s'immisce dans tous les aspects de la vie civile.
Sans compter les grands sujets de société comme l'avortement ou encore l'homosexualité, directement influencés par le poids religieux. Pour preuve, la déclaration d'Obama sur son avis personnel concernant le mariage homosexuel qui a fait bien des remous dans l'opinion américaine en 2012. Ou encore l'adoption d'un projet de loi du Sénat californien visant à interdire les thérapies contre l'homosexualité. Si cette loi est approuvée par l'Assemblée, la Californie deviendrait le premier État à se doter d'une telle législation aux États-Unis !
Par ailleurs, les émissions de radio et de télévision sont une composante majeure de l'outil religieux. L'explosion de l'offre et l'accessibilité aux programmes (câble, Internet, téléphonie mobile) permettent aux sectes, même mineures, d'occuper les ondes. De ce fait, l'individu est en prise directe et quasi permanente avec le contenu religieux.
Une grande majorité d'Américains est affiliée à une paroisse, et le choix de résidence est le plus souvent assujetti à l'emplacement d'un lieu de culte. Le phénomène des « megachurches » est un exemple probant de l'instrumentalisation de la religion au service des idéaux libéraux. Ces établissements conceptuels du « tout religieux » dépassent largement le cadre du simple édifice religieux, dans la mesure où l'on y trouve des garderies, des bibliothèques, des salles de spectacle et même des terrains de sport.
Les États-Unis forment un véritable patchwork de religions. Sur les 84 % d'Américains qui se déclaraient croyants en 2007, on comptait environ 51 % de protestants, 24 % de catholiques, 1,7 % de juifs et de mormons, 0,7 % de bouddhistes, autant de Témoins de Jéhovah et et 0,6 % de musulmans.
Mais cette répartition n'est pas constante. Les experts s'accordent à dire que, chaque année, environ 60 000 Hispaniques, à l'origine catholiques, quittent leur religion pour embrasser une Église évangélique comme le pentecôtisme par exemple. Ces Églises ont connu une croissance importante depuis les années 1970, grâce au développement des médias et notamment de la télévision, sur laquelle elles sont très présentes. Le nombre de catholiques a diminué de 5 % cette dernière décennie et qu'actuellement c'est la religion musulmane qui croît le plus rapidement aux États-Unis. Depuis la création de la Fédération des associations islamiques en 1950, le nombre de mosquées sur le territoire américain est passé de 150 à plus de 2000.
- Les files d'attente dans les lieux publics ne sont pas
un vain mot. Pas question, comme en France, de gratter quelques places à
la poste ou dans la queue de cinéma. Le petit rigolo qui triche ou qui
ne respecte pas la distance de sécurité entre le guichet et le gros de
la file d'attente est vite remis en place. C'est l'occasion d'apprendre
le civisme et la patience.
- À la ville comme dans les campagnes, on se dit facilement bonjour dans la rue, même si on ne se connaît pas.
- Les Américains se font très rarement la bise. Quand on est proche et qu'on ne s'est pas vu depuis un moment, c'est l'accolade (le hug)
qui prévaut. Il s'agit de s'enlacer en se tapant dans le dos. Le
meilleur moyen de saluer quelqu'un est quand même de lui serrer la main.
- En arrivant dans un restaurant, on ne s'installe pas à n'importe quelle table, sauf si l'écriteau « Please seat yourself » vous invite à le faire. On attend donc d'être placé.
- Dans les restos et cafés, ne vous attendez pas à un service à l'européenne,
du genre nappe, petite cuillère pour le café, etc. Ici, c'est
l'efficacité et le rendement qui priment. Ne pas s'étonner de se faire
servir un expresso dans une grande tasse ou d'avoir l'addition avant la
fin du repas.
- Les petits restes : si, dans un resto,
vous avez du mal à terminer ce que vous avez commandé, n'ayez pas de
scrupules à demander une barquette pour emporter les restes de vos plats
; tout le monde le fait.
- La climatisation : les
Américains ont la manie de pousser la clim à fond dans la plupart des
lieux publics (restos par exemple). Aux beaux jours, ayez donc un petit
pull sur vous pour éviter les chocs thermiques. Malheureusement, ils ont aussi tendance à laisser la clim allumée dans les chambres d'hôtel... même s'il n'y a pas de client à l'intérieur.
- Le code de la route
est davantage respecté que chez nous. L'automobile est majoritairement
considérée comme un moyen de locomotion, pas comme un engin de course.
Lorsque deux files se regroupent sur une seule, chacun passe à tour de
rôle.
Si quelqu'un est devant un passage pour piétons, les voitures s'arrêtent automatiquement pour le laisser passer.
- Les crottes de chien :
ramasser les déjections canines, ce qui apparaît comme un geste simple, civique et évident
aux États-Unis, a décidément du mal à se mettre en place en France.
- Les toilettes publiques (restrooms) : elles sont presque toujours gratuites et bien tenues. Vous en trouverez dans chaque Visitor Center,
les stations de bus, les stations-service, les grands centres
commerciaux et grands magasins, ou dans les halls des hôtels et les
cafétérias. Demandez, on ne vous dira jamais non, à moins qu'une
pancarte ne précise « Customers only ».
- Pour acheter son journal, il existe des distributeurs automatiques. Il suffit de glisser la somme et une petite porte s'ouvre pour vous laisser prendre votre quotidien.
- Le rapport à l'argent
des Américains a souvent tendance à énerver les étrangers. De même,
l'insistance permanente des serveurs dans les restos ou des vendeurs à
vouloir faire dépenser est irritante à la longue.
- Les Américains sont des individualistes forcenés, mais ils sont prêteurs.
Ils n'hésiteront pas, après avoir fait un peu votre connaissance, à
vous prêter leur voiture et à vous laisser les clés de leur maison.
- Le patriotisme :
le drapeau et l'hymne national sont les liens fédérateurs essentiels
des différents peuples qui constituent le peuple américain.
- Il ne sert à rien de s'énerver et encore moins de hurler
dès que quelque chose ne se déroule pas comme on le voudrait. Une
attitude malheureusement bien française mais totalement décalée aux
États-Unis. Le fait d'élever la voix vous fera passer pour un fou et
vous risquez d'être traité comme tel. On vous conseille plutôt de garder
votre sang-froid, surtout si vous vous adressez à un policier.
- Les malentendus culturels : les
Américains, joyeux drilles, aiment les contacts et sont d'un abord
facile. Mais le premier contact passé, l'analyse de cette situation fait
dire aux Français que les Américains sont superficiels. À l'inverse,
les Américains nous trouveraient froids et distants. Mais ce qui ressort
le plus souvent de l'aventure américaine, c'est toujours la
gentillesse, les rencontres et la serviabilité des gens.
En plus des événements nationaux (4 Juillet en tête), dans les grandes villes de l'Ouest américain, chaque communauté a sa parade. Les Américains en raffolent, alors dès que l'occasion se présente, on parade en toute fanfare.
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