Musées et sites
D'une façon générale, l'Espagne a le mérite de pratiquer des prix plutôt raisonnables en ce qui concerne l'accès aux nourritures culturelles.
Les sites majeurs sont tous payants (6 à 10 €). Certains d'entre eux proposent l'entrée gratuite un jour par mois. Ce jour-là, on conseille vivement d'arriver dès l'ouverture. Les musées mineurs sont parfois payants mais abordables (entre 1,50 et 4 €). Nombreux sont ceux qui proposent la gratuité aux citoyens de l'Union européenne (avoir son passeport ou sa carte d'identité). Les enfants, les retraités et les étudiants peuvent bénéficier de réductions ou de la gratuité mais doivent présenter un justificatif. En résumé, prix comparables aux prix français avec plus de musées gratuits.
- IMPORTANT : pour les horaires, les indications sont parfois contradictoires : il y a les horaires officiels du l'office de tourisme, les horaires indiqués et relevés sur les sites eux-mêmes, les prospectus... et la réalité.
Les jours fériés (les fêtes de fin d'année en particulier et la Semaine sainte), les horaires sont restreints et encore plus incertains : dans les grandes villes, les offices du tourisme disposent alors en général d'une fiche récapitulant les horaires modifiés de tous les sites.
Les chemins de Compostelle
Les pèlerins sont de plus en plus nombreux chaque année à visiter le lieu présumé
du tombeau de l'apôtre Jacques, au Finistère galicien. Certains apportent à
leur démarche une ferveur chrétienne. D'autres cherchent à tirer un juteux profit
de cette foi ambulatoire. Mais il y a aussi tous ceux, les plus nombreux, pour
lesquels ces itinéraires satisfont une quête spirituelle, une curiosité culturelle,
un besoin de l'effort physique, mais aussi et surtout, un désir de rencontre
de soi, des autres et de ses racines.
Pas moins de 46 églises, 114 clochers,
488 autels, 36 confréries, dans une capitale de la Galice animée par près de
35 000 étudiants. Toute l'activité converge vers la cathédrale. Derrière l'autel principal,
la foule fait la queue pour donner l'accolade au buste d'argent du saint vénéré.
Les itinéraires
Il s'agit d'un véritable réseau européen qui converge vers Compostelle. En France, 4 chemins principaux partent de Paris (via Turonensis partant de la tour Saint-Jacques à Paris, vers Tours, Poitiers et Bordeaux), de Vézelay (via Lemovicensis par le Limousin), du Puy (via Podiensis ou le sentier GR 65 par l'Aubrac, Conques et Moissac). Ces trois premiers itinéraires se rejoignent au Pays basque, dans le village d'Ostabat.
La route d'Arles (via Tolosana ou le sentier GR 653) passe par Saint-Gilles-du-Gard, Toulouse, Auch, Lescar et le col du Somport.
Bien sûr, il existe aussi une multitude de chemins transversaux.
- À pied, vous en avez pour un bon mois en marchant tous les jours pendant 3 à 9 h. Souvent, l'itinéraire historique suit la route goudronnée. Une ligne blanche en bordure « protège » le cheminant. De nouveaux tracés pédestres, à travers champs mais moins portés sur l'histoire, permettent de marcher agréablement au vert.
- En voiture, compter une bonne semaine avec les visites très nombreuses des monuments. Les magnifiques églises, chapelles et ponts romans se multiplient quand on se rapproche de Compostelle.
- Conseils : si vous êtes en voiture, associez les deux plaisirs en vous aérant avec quelques étapes à pied. À choisir de préférence, l'itinéraire entre Jaca en Aragon et Puente la Reina en Navarre sur le GR 653, ou encore celui qui parcourt les montagnes sauvages du León, traversées par la petite route LE 142 entre Astorga (qui renferme un étonnant petit musée des Chemins de Saint-Jacques) et Ponferrada. À la Cruz de Hierro ou « croix de fer », chaque pèlerin se devra d'ajouter une pierre sur son énorme cairn.
Préférer l'auto pour traverser les plateaux de Castille sous le soleil d'été. À l'automne, parcourez le chemin complet à pied.
Retrouvez tout ce qu'il faut savoir sur les Chemins de Saint-Jacques dans notre
dossier Mag.