Artisanat
Le plus connu des marchés d'Équateur est celui d'Otavalo. On y trouve un bon concentré de tout l'artisanat du pays et, bien sûr, toute la production des Indiens d'Otavalo. Beaux lainages, ponchos, tapis et tweeds. Pour les lainages, attention aux faux. On y trouve également des objets en bois sculpté et de petites céramiques.
- Les panamas (voir texte plus loin) : on les trouve essentiellement à Cuenca et dans les villages environnants. Si vous passez sur la côte, visitez le village de Montecristi (près de
Manta), dont c'est la spécialité. Le marché d'Otavalo en propose aussi,
mais présente moins de choix et de moindre qualité.
- Sacs : en fibre d'agave ou en laine. On en trouve à Quito et Otavalo.
- Céramique : on en trouve dans toutes les régions, et surtout à Cuenca et Quito.
- Tzantzas (têtes réduites) : on en trouve à Quito et à Baños. Naturellement, elles sont fausses.
- Rondadores : belles flûtes. On les trouve un peu partout.
- Orfèvrerie : le village de Chordeleg, dans les environs de Cuenca, est réputé pour ses bijoux en or (blanc, jaune et rouge) et en argent.
- Tapis : dans le village de Salasaca, entre Ambato et Baños, des artisans fabriquent de superbes tapis muraux, peut-être parmi les plus beaux du pays par l'imagination des motifs et le choix des couleurs. Mais ce sont les Indiens d'Otavalo qui sont vraiment les maîtres dans ce domaine.
- Figurines en masapán (massepain) : les petits objets réalisés avec du pain coloré et verni qui sont en vente dans les boutiques de Quito sont en fait fabriqués dans le village de Calderón, à 15 km au nord de la capitale. Plus de choix et moins cher sur place.
- Sculptures sur bois : à San Antonio de Ibarra, près d'Ibarra. Beaucoup de sujets religieux, mais aussi quelques sculptures d'inspiration indigène d'une grande beauté.
- Tagua : c'est le fameux ivoire végétal. Tout aussi beau et résistant que celui du pauvre frère de Dumbo, il est aussi nettement moins cher. La tagua est le cœur d'une grosse noix brune d'un palmier qui pousse sur la Costa et en Amazonie. On enlève l'écorce et on sculpte de magnifiques objets et bijoux. Dès le début du XXe siècle, l'Équateur a commencé à exporter l'ivoire végétal. On l'utilisait comme matière première pour la fabrication des boutons. L'arrivée du plastique a fait baisser sa valeur commerciale. Vint ensuite l'ère du retour aux sources et de la conservation de l'environnement, et l'exportation de la tagua a repris.
Panamas d'Équateur
Surprise : le plus fameux chapeau fabriqué en Équateur est le sombrero de paja toquilla, dit de Panamá ! Achetés en 1898 pour l'armée américaine embarquant pour Cuba lors de la guerre hispano-américaine, puis conseillés comme bonne protection contre le soleil par les médecins aux employés qui creusaient le canal de Panamá, ces chapeaux connurent un tel succès que les commerçants européens et américains les importent encore aujourd'hui.
Tout est parti de l'engouement de l'élite européenne pour ce couvre-chef présenté lors de l'Exposition universelle de Paris en 1855.
Ils constituent l'industrie principale des bourgades de Montecristi et Jipijapa (dans la région de Manta). On les trouve dans de nombreuses boutiques de Cuenca ou sur le marché d'Otavalo. Les trois premiers points du tissage du fond indiquent sans équivoque le niveau de qualité du plus fino des chapeaux.
Les marchés
Les marchés en Équateur offrent les spectacles les plus colorés d'Amérique du Sud. Ils sont situés dans les villes et villages tout au long de l'« avenue des Volcans », généralement animés par de petits agriculteurs et artisans indigènes.
Le plus réputé d'entre eux, surtout pour son artisanat, reste bien sûr celui d'Otavalo, mais il ne faut pas manquer celui de Saquisili (le jeudi), superbe, ou encore celui d'Ambato, l'un des plus importants du pays ! Mais chaque ville ou village de la Sierra a son ou ses jours de marché.
Dans la mesure du possible, essayez d'accorder votre itinéraire en fonction. Les villes se couvrent alors de couleurs, s'animent, trépident dans une atmosphère de sympathique bousculade.
On trouve selon les places et les rues le marché aux légumes et fruits, celui des textiles, des fleurs... Les plus impressionnants restent cependant les marchés aux bestiaux, toujours un peu excentrés : cochons noirs de toutes tailles, brebis que l'on charge sur le toit des bus... Vous rencontrerez aussi parfois au milieu de ces bruyantes assemblées de lamas. Attention simplement aux hôtels, dont les moins chers risquent d'être complets. De manière générale, arrivez la veille au soir, le moment le plus intéressant du marché étant tôt le matin.