Santé et sécurité Équateur

Santé

Vaccinations conseillées

- Contre la fièvre jaune, conseillée (mais pas obligatoire) pour tout séjour un peu prolongé en Amazonie, inutile dans les zones côtières et andines. À faire plus de 10 jours avant l'arrivée, dans un centre agréé (il est valable à vie).

- Il est recommandé d'être à jour dans ses vaccinations universelles contre diphtérie, tétanos, polio, coqueluche et hépatite B.

- Le vaccin contre l’hépatite A est fortement recommandé pour toutes les personnes qui ne sont pas naturellement immunisées (prise de sang éventuelle pour les voyageurs de plus de 65 ans). On n’ose plus compter le nombre de lecteurs qui en ont rapporté une.

- Vaccin contre la typhoïde pour les séjours prolongés.

Centres de vaccination

Consulter la liste des centres de vaccinations partout en France et dans les DOM-TOM.

L'hygiène

Elle n'est pas au beau fixe partout. Les précautions universelles doivent être respectées :
- Ne pas boire d'eau du robinet ni de boissons non contrôlées (sauf si bouillies : thé, café et demander son jus de fruits con agua pura).
- Ne pas prendre de glaçons non plus (demander sin hielo ; sauf dans les restos ou cafés chic).
- Éviter les crudités dans les petits restos pas chers, le lait et ses dérivés non industriels, les viandes peu cuites ou servies « non fumantes », etc.
- En cas de diarrhée : si coexiste une fièvre ou s'il y a émission de glaires, de pus ou de sang : consulter en urgence un médecin.
Pour le reste, il ne s'agira que d'une simple turista, ce qui est heureusement le cas le plus fréquent.

- Bon à savoir : les cliniques privées d’Équateur ne prennent en charge les malades que s’ils peuvent fournir une empreinte de carte de paiement, en vérifiant qu’il y a les fonds suffisants ou en prenant un dépôt de garantie (jusqu’à 3 000 US$), et ce même s’ils ont contracté une assurance voyage.

Le mal aigu des montagnes (soroche)

Ce mal non négligable, qui peut survenir dès l'atterrissage à Quito (2 850 m), est provoqué par l’élévation trop rapide du niveau d’altitude, l’organisme n’ayant pas eu le temps de s’adapter. Il existe toutes les formes de symptômes et complications possibles : simple mal de tête ou gêne respiratoire (sensation de manque d’air), jusqu’à l’œdème pulmonaire aigu, qui peut être mortel.

- S'adapter en douceur à l'altitude : les premiers jours, il convient de laisser l’organisme s’adapter à l’altitude sans le fatiguer : moins vous ferez d’efforts physiques, mieux vous vous porterez. Ne mangez pas trop, proscrivez toute boisson alcoolisée et le café, évitez de fumer et de prendre des calmants ou somnifères.- Pour les maux de tête légers, contentez-vous de paracétamol.

- Entreprendre une randonnée ou une ascension de volcan : au bout de 4-5 jours, au minimum, vous pourrez envisager un circuit vers les sommets. Commencez par atteindre 4 000 m, puis 5 000 m, puis seulement, enfin, grimper jusqu’au sommet du Cotopaxi ou du Chimborazo si vous en avez prévu l’escalade (6 310 m) ! Si les troubles vous reprennent en montant, la solution la plus efficace est de redescendre le plus rapidement possible. Eh oui, on n’arrive pas toujours en haut ! La nature est parfois injuste, et certains résistent beaucoup mieux que d’autres...

- Aujourd’hui, la prise préventive de Diamox® est le médicament le plus efficace contre le mal d’altitude. Sucer des comprimés de Coramine glucose® est sans grand effet, mais n’a jamais fait de mal à personne (si ce n’est aux diabétiques).

- Enfin, en plus de l’altitude, l’air sec et frais expose aux problèmes ORL : angines et sinusites sont fréquentes ; prévoir ce qu’il faut avant de partir.

Le paludisme

On distingue 3 zones en Équateur :

  • la zone amazonienne, où le paludisme est présent ;
  • la zone andine, où l'on peut considérer en pratique qu'il n'y a aucun risque de contamination ;
  • la zone côtière, où le risque est très faible et pour laquelle aucun spécialiste ne recommande une chimioprophylaxie.

Il n'y a aucun risque de transmission au-dessus de 1 500 m, ni dans les grandes villes. Si, par exemple, vous allez à Puyo, ville amazonienne située à 950 m d’altitude, il est inutile de prendre des antipaludiques, car il n’y a pas de moustiques, donc pas de risques de paludisme. Ailleurs en Amazonie, le risque existe mais varie selon la durée du séjour et les régions fréquentées (pas la peine de prendre une prophylaxie si vous passez 2 jours à Tena).

- En règle générale : dès le coucher du soleil, portez des vêtements couvrant le maximum de surface corporelle ; sur les parties découvertes, utilisez des répulsifs antimoustiques efficaces type Insect Écran ou Cinq sur Cinq. Pour la forêt amazonienne, imprégnation des vêtements conseillée (Insect Écran Trempage).

- En Amazonie : dormir sous moustiquaire. Tous les hôtels n’en sont toutefois pas pourvus, aussi peut-il s'avérer utile d'emporter la sienne. Les moustiquaires imprégnées d'insecticide, efficaces, peuvent être achetées en pharmacie ou par correspondance.

- Médicaments antipaludéens préventifs : pour la partie amazonienne seulement. Aujourd'hui on recommande en première intention la Malarone®. Seul inconvénient : son prix élevé. À défaut, le Lariam® (qui fait mauvais ménage avec l'altitude et aux nombreux effets secondaires) ou la Doxycycline® (qui fait mauvais ménage avec le soleil).

Le virus Zika

En raison de la présence du virus Zika transmis par des piqûres de moustiques-tigres, il est recommandé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de différer leur séjour, ou de se protéger contre les piqûres de moustiques.

Sécurité

Le ministère des Affaires étrangères déconseille de circuler dans la région frontalière avec la Colombie, dans la province d’Esmeraldas ainsi qu’à l’Est de Nueva Loja (province de Sucumbios), dans la région amazonienne, en particulier dans le parc national de Cuyabeno, et ce, en raison de la présence de groupes armés.

L’Équateur n’est pas un pays particulièrement dangereux mais, comme dans une bonne partie de l’Amérique latine, la pauvreté et la précarité sont à l’origine de problèmes d'insécurité. Il convient donc d’être prudent, sans toutefois devenir parano.

Seule exception : Guayaquil, la capitale économique, qui concentre tous les problèmes de délinquance des mégalopoles d’aujourd’hui.

Si Quito a longtemps eu la réputation d’une ville très dangereuse, de gros efforts y ont été déployés et la sécurité s’y est grandement améliorée.
Par mesure de précaution, toutefois, à la nuit tombée, quand les rues se vident, déplacez-vous en taxi. Ouvrez l’œil dans les transports en commun, fréquentés par de nombreux pickpockets. Évitez de porter des montres ou bijoux coûteux, ou votre appareil photo en bandoulière ; idéalement, ne garder sur soi que la copie de son passeport et une somme raisonnable en liquide.

En dehors de la capitale, faites attention dans les villes en général, et notamment sur les marchés, dans les gares routières, les lieux touristiques et... à l’hôtel. On ne s’y attend pas forcément, mais c’est là que se produisent la plupart des vols.
Conclusion : emportez un bon cadenas et ne laissez traîner aucun objet de valeur dans la chambre ! Renseignez-vous bien, aussi, avant d’entamer un périple hors des sentiers battus. Certaines régions peuvent connaître des troubles momentanés et d’autres, reculées, peuvent être dangereuses en raison de trafics ou de conflits locaux, notamment à la frontière colombienne (trafic de drogue au nord de la province d’Esmeraldas, etc.).

Dans tout le Nord, de Quito à la frontière colombienne, ainsi que dans la région du lac de Quilotoa, des cas d’agressions de touristes se baladant seuls dans la montagne sont régulièrement signalés. Partez donc « léger » côté pépettes, avec un guide de confiance connaissant parfaitement le coin.

Dans les zones sensibles, ne partez jamais sans avoir signalé, si ce n’est aux autorités, au moins à votre aubergiste ou hôtelier l’itinéraire que vous comptez emprunter. Sachez aussi que la police refuse parfois de recevoir les plaintes, histoire de ne pas trop faire grimper les statistiques de criminalité !

Enfin, sachez que de nombreux vols ont lieu dans les autocars, en particulier sur la ligne de la Ruta del Sol au départ de Guayaquil.
Mais bon, après cette longue liste de recommandations et avec un minimum de bon sens et de vigilance, il ne vous probablement arrivera rien... comme à la plupart des touristes.

Drogue

La plupart des étrangers actuellement en prison y sont pour détention de drogue. Les autorités n'ont aucune pitié pour les voyageurs pris en flagrant délit : de 6 mois à 2 ans de prison pour toute consommation de substance illégale et au moins 12 ans en cas de trafic !

Si vous visitez le nord de l'Équateur (Ibarra, Tulcán...), vous serez peut-être contrôlé par la police et les douanes. Si vous êtes en voiture, le contrôle sera encore plus pointilleux. Une explication : une bonne partie de la drogue exportée depuis le continent sud-américain (vers les États-Unis et l’Europe) transite par les ports équatoriens, en particulier celui de Guayaquil, véritable plaque tournante du trafic, notamment pour la cocaïne produite en Colombie ou au Pérou.

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