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Santé et sécurité Equateur

L'hygiène

Les précautions universelles doivent être respectées : pas de boissons non contrôlées (sauf si bouillies : thé, café) ; pas de glaçons ; éviter les crudités, le lait et ses dérivés non industriels, les viandes peu cuites, etc. Si dans certains pays d'Amérique du Sud sévit périodiquement une épidémie de choléra, ce n’est que peu le cas en Équateur. En cas de diarrhée :

- s’il coexiste une fièvre ou s'il y a émission de glaires, de pus ou de sang, consulter en urgence un médecin ;
- si ce sont les grandes eaux (nous disons bien de l'eau, c'est-à-dire incolore) et que cela dure plus de 24 h, il faut a priori penser qu'il s'agit d'un choléra : prendre le premier avion pour un pays sérieusement médicalisé.

Pour le reste, il ne s'agira que d'une simple turista, ce qui est heureusement le cas le plus fréquent. On peut alors se contenter d’une « désinfection » intestinale (type Ercéfuril®) associée à un ralentisseur du transit intestinal (type Imodium®).

Le mal aigu des montagnes (soroche)

C'est le problème qui peut arriver le plus vite. Il est provoqué par l'élévation trop rapide du niveau d'altitude, l'organisme n'ayant pas eu le temps de s'adapter. Il y a toutes les formes de gravités possibles :

- depuis le simple mal de tête ou la gêne respiratoire (sensation de manque d'air),
- jusqu'à l'œdème pulmonaire aigu, qui peut être mortel.

La solution la plus simple pour faire cesser ces troubles est de descendre à une altitude inférieure le plus rapidement possible. Si cela est impossible, faire quelques séances d'oxygène.
En Équateur, mais moins qu’au Pérou et qu’en Bolivie, la feuille de coca permet de retrouver les plaisirs ancestraux de la chique. Les Indigènes se soignent avec ça depuis des millénaires !
Les premiers jours, il convient de laisser l'organisme s'adapter aux conditions d'altitude et donc de ne pas le fatiguer : moins vous ferez d'efforts physiques, mieux vous vous porterez ; bien évidemment, ne montez que progressivement : ce n'est qu'au bout de cinq jours au minimum que vous pourrez envisager un circuit vers les sommets.
Ne mangez pas trop, préférez les nourritures les plus riches et sucrées autant que vous voulez ; proscrire toute boisson alcoolisée ; ne pas fumer ; pas de calmants ni somnifères. Pour les maux de tête légers, ne prendre que du paracétamol. Enfin, en plus de l’altitude, l’air sec et frais expose aux problèmes ORL : angines et sinusites sont fréquentes ; prévoir ce qu’il faut avant de partir.

Le paludisme

Il est effectivement présent en Équateur, mais il n'y a pas de risque de transmission au-dessus de 2 000 m ni dans les grandes villes. En revanche, si vous descendez en Amazonie, la prévention devient impérative. Conseillée aussi sur la côte.

- Dès le coucher du soleil, porter des vêtements recouvrant le maximum de surface corporelle.
- Dormir sous moustiquaire : la plupart des hôtels situés dans les zones à risque, même bon marché, en sont pourvus. Bien souvent, vu leur état, mieux vaut se munir d’une cargaison d’épingles à nourrice ou de pinces à linge pour reboucher les trous. La meilleure solution reste donc les moustiquaires (environ 300 g) préimprégnées d’insecticide. Elles peuvent être achetés en pharmacie.

Vaccinations

Fièvre jaune conseillée pour tout séjour en Amazonie : à faire plus de 10 jours avant l'arrivée, dans un centre agréé. Il est recommandé de ne partir qu'en étant à jour dans ses vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la polio, l’hépatite B. Le vaccin contre l'hépatite A est recommandé pour toutes les personnes qui ne sont pas naturellement immunisées (prise de sang). Vaccin contre la typhoïde pour les séjours prolongés.

Drogue

Malgré la proximité avec la Colombie, les mœurs en la matière sont loin d'être les mêmes qu’en Équateur. Cannabis et cocaïne sont très mal vus ici. D'ailleurs on en trouve assez difficilement (la production locale existe, mais reste discrète). Alors un seul conseil : évitez les âneries !
Les autorités n'ont aucune pitié pour les routards surpris en flagrant délit : 6 mois à 2 ans de prison pour toute consommation de substance illégale et au moins 12 ans de trou pour le moindre trafic ! Ne jamais se promener dans les rues avec de la drogue en poche : les contrôles d'étrangers sont fréquents.
Beaucoup de routards ont négligé les règles élémentaires de prudence, pensant s'en tirer à bon compte sous prétexte de ne pas connaître les lois du pays.
Ceux que les expériences psychotropes intéressent joueront plutôt les ethnologues en testant la chicha (maïs ou manioc fermenté) des Quechuas et des Shuara ou, mieux, l’ayahuasca (plante fortement hallucinogène) des Indiens de l’Oriente. Quant à la feuille de coca, elle semble curieusement absente de la culture (dans les deux sens du terme) andine d’Équateur, mais non des cultures péruvienne et bolivienne.p>

Sécurité

Dans l'ensemble, la population se montre tolérante et cordiale vis-à-vis des voyageurs étrangers.
Toutefois, le succès touristique de l'Équateur ces dernières années (lié, ironie du sort, aux problèmes de sécurité au Pérou) a inévitablement entraîné l'apparition d'une nouvelle forme de délinquance. La crise de la banane et son cortège de licenciements n'est pas non plus étrangère à l'augmentation des vols et des agressions. Il convient donc de se montrer plus prudent dans le pays qu'il y a quelques années, sans toutefois devenir parano.
L'ensemble du pays est sûr : les incidents sont rares dans les Andes et dans l'Oriente, quasi inexistants aux Galápagos. On évitera toutefois la région frontalière avec la Colombie.





 



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