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Traditions Équateur

Religions et croyances

La médecine, la magie, la religion

Elles sont étroitement imbriquées et mêlent nourritures spirituelles et terrestres. La religion catholique s'est superposée aux schémas existants, et elle inclut souvent des pratiques pas très catholiques ! Dans certains villages reculés, on fait plus facilement appel au shaman, le guérisseur, qu'au médecin. Le shaman donne quelques herbes et fait beaucoup de passes magiques, très efficaces sur les croyants.
La magie régit la vie de tous les jours ; lorsqu'on passe un col, il faut jeter sa pierre blanche sur le petit tas déjà accumulé. On honore les esprits qui résident dans les lieux élevés (rites, danses, petits sacrifices) et les esprits familiers. Le jour des morts, on sert des repas aux défunts. Les constructions s'élèvent au-dessus d'un fœtus de lama, on protège les maisons avec une croix sur le toit et une tuile faîtière spéciale, et les architectes modernes n'oublient pas ces rites.

Les missions

On les trouve surtout en Oriente, soit en lisière soit à l'intérieur de la forêt amazonienne. C'est le nom que l'on donne aux villages fondés aux XIXe et XXe siècles pour l'évangélisation et la protection des indigènes par les missionnaires. Depuis l'après-guerre, l'Église a commencé à se poser en défenseur de l'identité indigène face à la pression des colons à laquelle a succédé celle des compagnies pétrolières. Les actions des religieux visent depuis 50 ans à renforcer le sentiment communautaire de leurs ouailles en luttant contre l'analphabétisme, l'alcoolisme et la spoliation des terres des ancêtres.
Pour ce faire, ils ont utilisé très rapidement les moyens modernes de communication, d'abord les avionnettes, puis les radios locales, comme la célèbre Radio Puyo. Grâce à ces moyens, ont pu être mis en place des systèmes de coopératives, des écoles radiophoniques en langue espagnole, quechua et shuar, des enseignements sur l'agriculture, l'élevage et la santé. L'avionnette, comme la radio, permet aux indigènes vivant dans les régions les plus reculées de ne plus se sentir isolés. Le soulèvement national indigène de 1992 n'a pu se faire que grâce aux radios.

Savoir-vivre et coutumes

La musique et la danse conservent leurs caractéristiques anciennes. On utilise la gamme précolombienne même si, aux tambours (cajas et tinyas) et percussions, sifflets et ocarinas, flûtes de Pan (antaras) et flûtes droites (kenas), on a ajouté des instruments à cordes (guitares et violons). La mélodie nous paraît parfois triste, mais les paroles ne le sont pas ; poèmes romantiques ou insinuations sexuelles populaires en quechua. Le folklore n'a pas encore été détrôné par la musique américaine ; allez le découvrir dans une peña.

Les Indiens n'ont pas besoin de fréquenter les peñas. Alternativement, ils célèbrent entre eux toutes sortes de fêtes (et ils ne craignent pas de s'endetter). Pendant plusieurs jours, l'alcool arrose les danses d'origine rituelle rythmées par des orchestres amateurs. En Équateur, on danse aussi la cumbia colombienne et le merengue aux tons presque antillais.

Autre activité élevée au rang de culte national : le football. Si vous entrez en contact avec un Équatorien, une bonne façon d'entamer la conversation est de lui parler de foot. En bons Sud-Américains, ils en sont passionnés.

Autre sport incontournable pratiqué dans tout le pays : le volley-ball. On ne compte pas un village, même reculé au plus profond de la selva, qui ne possède son terrain de volley. Le volley à l'équatorienne se joue entre hommes, à trois contre trois, et, hauteur du filet oblige, on ne smashe jamais !

D'une manière générale, les Équatoriens sont plutôt des sportifs. Allez donc faire un tour dans un parc municipal le dimanche.



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